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CHÂTELLENIE, subst. fém.
DR. FÉOD. Seigneurie ou juridiction du seigneur châtelain. Droit de châtellenie; ériger une châtellenie en marquisat (Ac. 1798-1932).
P. méton. Étendue de pays, comportant château et fiefs, placée sous cette juridiction. Cette paroisse, cette terre est/était de la châtellenie d'un tel lieu (Ac. 1835-1932). Après avoir acheté notre Huchière, avec la châtellenie et la seigneurie, ils [les Babud] ont pris le nom de Saligny qui est un des villages (Morand, Parfaite de Saligny,1947, p. 106).
Prononc. et Orth. : [ʃ ɑtεlni]. Les finales -enie ou -énie s'écrivent avec un seul n; cf. vilenie, neurasthénie, etc. Attesté ds Ac. 1694 et 1718 s.v. Chastellenie, ds Ac. 1740-1932 sous la forme moderne. Étymol. et Hist. [xiies. d'apr. FEW et Bl.-W.5] 1260 chatelenie « territoire sur lequel le seigneur châtelain exerce sa juridiction » (Ste Croix, A. Vienne ds Gdf. Compl.). Dér. du rad. de châtelain*; suff. -ie* a supplanté l'a. fr. chastelerie fin xiies. (Prise Orange, éd. C. Régnier, 16) − 1611, Cotgr. Fréq. abs. littér. : 12.