× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CHAUFFOIR, subst. masc.
A.− [Le subst. désigne un lieu]
1. Vieilli. Pièce commune de certains établissements (monastère, hospice, prison, théâtre) où l'on peut se chauffer. Cette chambre sert, l'hiver, de chauffoir aux prisonniers (Hugo, Choses vues,1885, p. 104).
Spéc. Chauffoir public. Pièce chauffée que l'administration publique ouvre aux pauvres, en hiver. Le pavillon de gauche, au-dessus du chauffoir public (Nerval, Bohème galante,1853, p. 114).
P. méton. Appareil qui chauffe. On y allumait encore des chauffoirs (...) autour desquels les gueux (...) venaient se rassembler (Fargue, Le Piéton de Paris,1939, p. 17).
2. SAL. Bassin où a lieu le début de l'évaporation de l'eau de mer (J. Stocker, Le Sel,1949, p. 22).
3. Au fig. Établissement où l'on se prépare activement aux examens :
... demi-pensionnaire seulement. C'est déjà trop. (...) sans doute tous ces chauffoirs se valent; (...). Je n'y serais pas entré du tout si je n'avais pas eu à rattraper le temps où j'ai été malade. Gide, Les Faux-monnayeurs,1925, p. 1010.
B.− [Le subst. désigne un obj.] Vx. Linge destiné à couvrir, éponger une personne en sueur ou utilisé par les femmes pendant leurs règles. On lui a mis plusieurs chauffoirs, et on ne peut l'échauffer (Ac.1835, 1878).
Prononc. et Orth. : [ʃofwa:ʀ]. Ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1. 1680 (Rich. : Chaufoir. Lieu dans le Couvent où l'on se chaufe); 2. 1690 (Fur. : Chauffoir. Linge qu'on chauffe pour servir chaudement quelques parties du corps); 3. 1735 « foyer de théâtre » (Marivaux, VIII, 425, Paysan, V ds Brunot t. 6, p. 1356) − Ac. 1878 ,,on dit maintenant Foyer``. Dér. du rad. de chauffer*; suff. -oir*. Fréq. abs. littér. : 6.