| CHAUFFÉ, ÉE, part. passé et adj. I.− Part. passé de chauffer*. II.− Adj. Rendu chaud, devenu chaud. Doux café Que l'épouse (...) sert bien chauffé (Ch. Cros, Le Coffret de Santal,Bénédiction, 1873, p. 116). − Spéc. [En parlant d'une partie du corps] Qui a reçu une certaine chaleur, une impression de chaleur. Sur son visage chauffé, noir d'excitation (Colette, La Maison de Claudine,1922, p. 36). − Au fig. ♦ [En parlant d'une pers.] Excité, encouragé, soutenu pour un but précis. Chauffé à blanc. Fanatisé. Partout, les mêmes foules, artificiellement fanatisées, chauffées à blanc, prêtes à se ruer les unes contre les autres, sans savoir pourquoi! (R. Martin du Gard, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, p. 688). ♦ [En parlant d'une affaire] Bien préparé, prêt : Paul a parlé de vous à tous ses amis : vous pouvez vous considérer comme en pleine relation avec eux. Tout est chauffé.
M. de Guérin, Correspondance,1834, p. 136. − Arg. [En parlant d'une pers.] Pris sur le fait. − Vous êtes chauffés, vous savez (...), vous n'y coupez pas de vos huit jours! (Courteline, Le Train de 8 h 47,1888, 2epart., 4, p. 132). Fréq. abs. littér. : 412. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 229, b) 809; xxes. : a) 819, b) 629. |
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