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CHAHUTÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de chahuter*.
II.− Adjectif
A.− [Gén. appliqué à un inanimé concr. ou abstr.]
1. Bouleversé, renversé. Des maisons non par trop chahutées (Cendrars, La Main coupée,1946, p. 237);un coin de paysage tout chahuté (Cendrars, Le Lotissement du ciel,1949, p. 220).
Spéc. [Appliqué à une coiffe] Posé de travers. Le haut de forme chahuté sur la pente de la nuque (Courteline, Les Linottes,1912, p. 154);casquette chahutée de mauvais élève (Mauriac, La Pharisienne,1941, p. 40).
2. [Appliqué à une pers.] Secoué (cf. chahuter I B 2 et II A 2). Les premiers passagers (...) balancés, secoués, chahutés, tombent malades (Gide, Voyage au Congo,1927, p. 687).
P. ext., au fig. [Appliqué à un sentiment] Le cœur mortellement chahuté (Cendrars, La Main coupée,1946, p. 125).
B.− Arg. scol., fam. [Appliqué à une pers. et partic. à un professeur] Qui est habituellement l'objet d'un chahut. Le regard du pion chahuté vers l'aiguille de la pendule (Bernanos, La Grande peur des Bien-Pensants,1931, p. 149).
Fréq. abs. littér. : 10.