| CARME3, subst. masc. JEUX (trictrac). Coup où l'un et l'autre des deux dés donne quatre. Un carme le ferait gagner (Ac.1878),amener un carme (DG).Ce qu'il y a de certain, c'est que je gagnai la perruque par un carme qui me donna douze points (P. de Kock, Le Cocu,1831, p. 279).Prononc. et Orth. : [kaʀm̥]. Au plur. ds Ac. 1740-1835, Besch. 1845 et Quillet 1965; au sing. ds Ac. 1878 et ds le reste des dict. Lar. 19e: ,,Ce mot ne s'employait autrefois qu'au pluriel, et c'était plus rationnel, puisque le joueur qui fait ce coup fait deux quaternes ou carmes`` (pour cette rem. cf. aussi Nouv. Lar. ill. et Littré). Étymol. et Hist. 1155 quernes jeux (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 10573 : Dous e dous getent e puis quernes [var. ms. Paris, Bibliothèque de l'Arsenal 2981 : carnes]); 1223 quarnes (G. de Coincy, Mir. Vierge, 465, 192 ds T.-L.); 1642 carmes aux dez (Oud[in] ds DG). Du lat. quaterna, neutre de quaterni « quatre chaque fois » (Cicéron, Font. 9 ds Gaffiot); déformation par rapprochement purement formel avec carme1. Fréq. abs. littér. : 5. Bbg. Brüch (J.). Bemerkungen zum französischen etymologischen Wörterbuch E. Gamillschegs. Z. fr. Spr. Lit. 1927, t. 49, pp. 317-318. |
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