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CARACOLER, verbe.
A.− Emploi intrans. [Le suj. désigne un cheval et p. méton. son cavalier] Exécuter une succession de voltes et de demi-voltes à droite et à gauche; p. ext., sautiller, cabrioler. Faire caracoler son cheval :
1. Des chevaux sautaient, caracolaient, se cabraient dans la foule comme des chiens qui caressent leurs maîtres. Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 2, 1848, p. 89.
2. ... il [le colonel Touret] attend leurs majestés, en caracolant : son cheval n'a jamais plus de deux pieds à terre. About, La Grèce contemporaine,1854, p. 416.
P. anal. Aller çà et là, procéder par voltes, par sautillements ou par petits bonds. En haut, les hirondelles revenues caracolaient dans l'air, avec de petits cris (Theuriet, La Maison des deux barbeaux, 1879, p. 34); ma plume caracole, mon âme entre en jubilation légère (A. Arnoux, Algorithme,1948, p. 50).
P. métaph. Pendant que (...) chacun caracolait sur son dada favori, le médecin attendait la duchesse dans une gondole (Balzac, Massimilla Doni,1839, p. 467).
Rem. On rencontre ds la docum. le part. prés. adj. caracolant. Qui caracole (cf. Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, 1918, p. 898). Au fig. Vif, alerte. Ces calligraphies penchées, caracolantes et passionnées d'une femme du monde à son amant (Cendrars, La Main coupée, 1946, p. 210).
B.− Emploi trans., au fig., fam. [En parlant de l'homme] Accomplir l'acte sexuel :
3. Le prince de la Paix, qui a été simple garde du corps, plus puissant que le roi en Espagne parce qu'il caracole la reine. Stendhal, Journal,t. 1, 1801-05, p. 164.
Rem. On rencontre ds la docum. le subst. masc. caracoleur. Personne un peu bohème, un peu débauchée (cf. E. et J. de Goncourt, Journal, 1856, p. 296). Synon. noceur, viveur.
Prononc. et Orth. : [kaʀakɔle]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1642 équit. (A. Oudin, Seconde partie des recherches ital. et fr.). Dér. de caracole*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 63.
DÉR. 1.
Caracolade, subst. fém.Action d'un cheval ou d'un cavalier qui caracole. Synon. caracolement.Malgré les caracolades des chevaux, la foule se pousse, se presse, et envahit tout (Balzac, Œuvres diverses,t. 1, 1850, p. 300).Au fig. Action de s'empresser autour d'une personne. Numa (...) savoura la joie délicieuse d'écouter (...) s'éloigner au pas, l'oreille basse, toute la fringante jeunesse dont les caracolades lui avaient tant de fois piétiné le cœur (A. Daudet, Numa Roumestan,1881, p. 227). [kaʀakɔlad]. 1reattest. 1850 supra; de caracoler, suff. -ade*. Fréq. abs. littér. : 1.
2.
Caracolement, subst. masc.Synon. de caracolade.Puis, j'aurais vu déboucher sur la route / le caracolement des ânes / de plusieurs messieurs et de plusieurs dames / revenant le soir d'une cavalcade (Jammes, De l'angélus de l'aube à l'angélus du soir,1898, p. 237). [kaʀakɔlmɑ ̃]. 1reattest. 1877 (A. Daudet, Le Nabab, p. 65); de caracoler, suff. -ment1*. Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Bruneau (C.). N. créés au moyen du suff. -ment. In : [Mél. Orr (J.)]. Manchester, 1953, p. 27 (s.v. caracolement). − Rupp. 1915, p. 51 (et s.v. caracolade, caracolement).