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CAPOUT, élément de discours.
Arg., interj. Tué! ou tuer! Et très méchants, les Cosaques? Oh! oui (...) Ils disaient à tout propos capout et faisaient signe de nous couper la tête (A. France, Le Petit Pierre,1918, p. 242).
Rem. Dans le texte ci-dessus, capout devrait s'écrire : « capout! »
Faire capout. [« Tomber mort », « tuer », Sainéan, Lang. paris., p. 339] Depuis la guerre cette expression signifie faire prisonnier (A.-L. Dussort, Des Preuves d'une existence, ms. dép. par G. Esnault en 1938, 1927, p. 931).
[À la forme négative] Moi pas capout! Grâce! (G. Esnault, Notes complétant et rectifiant « Le Poilu tel qu'il se parle », 1956, p. 132).
Prononc. et Orth. Sans doute comme en all. : [kaput]. Orth. kapout ds Barrès, Mes cahiers, t. 1, 1896-98, p. 137 et Van der Meersch, Invasion 14, 1935, p. 393. On trouve en outre 2 occurr. de kaputt, citat. du titre de Malaparte (cf. Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 23 et Green, Journal, 1948, p. 148). Étymol. et Hist. [1718 arg. milit. capout maq (d'apr. Esn.)]; 1752 capout-mac (Le Roux); 1830 faire capout « mourir » (Paravoleur d'apr. Esn.); 1915-16 arg. des prisonniers (Journal ds Dauzat, L'Arg. de la guerre, p. 251 : capout [...] tué ou tuer, mot employé en parlant des Allemands). Terme empr., prob. pendant la Guerre de Trente Ans, aux soldats de lang. germ. : néerl. kapot machen, Haust, s.v. capot (à rapprocher de la forme capout-mac demeurée en liég., v. Haust et Verm.), all. kaputt machen (1652 ds Trübner), termes de l'arg. milit. au sens de « assommer, tuer », adaptations, d'abord comme termes de jeu, du fr. (faire) capot* (v. De Vries Nederl. et Kluge20). Nouvelle vigueur donnée au mot au cours de la guerre 1914-18. Bbg. Dauzat Ling. fr. 1946, p. 303.