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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CAHOTEUX, EUSE,

adjectif
Dont la nature, l'état, la constitution est
A. — d'être secoué par des cahots :
1. À Chartres, un fiacre cahoteux, un tape-cul invraisemblable nous conduisit au champ d'aviation. (Cendrars, Moravagine, 1926, p. 311)
— Au fig. Marqué par les vicissitudes de l'existence :
2. ... ils [les émigrés espagnols] revisaient patiemment leur passé cahoteux ... se noyaient dans l'optique de l'exil où le temps et l'espace s'éloignent simultanément... (Morand, Le Flagellant de Séville, 1951, p. 360)
B. — de provoquer des cahots. Chemin cahoteux, route cahoteuse :
3. Le ballast terreux et par suite hygrométrique rend les voies cahoteuses et exige beaucoup d'entretien... (Ch. Bricka, Cours de ch. de fer, t. 2, 1894, p. 387)
Remarque : On trouve ds la docum. un emploi subst. :
4. Cependant Tiercelette ... apprenait, déjà la différence qui sépare le pavé pointu de la pelouse, le cahoteux du velouté,... (A. Arnoux, Écoute s'il pleut, 1923, p. 188)
— P. ext. À la surface, à la morphologie, à la typographie inégale, irrégulière. Terrain ravagé, cahoteux et désertique (Foch, Mémoires, t. 2, 1929, p. 30); l'escalier au carrelage cahoteux (G. Duhamel, Chronique des Pasquier, Vue de la Terre promise, 1934, p. 49).
Prononciation et orthographe
[kaɔtø], fém. [-ø:z]. On rencontre ds la docum., au sens A, la forme cahoteur. Un train cahoteur et pas pressé (Colette, L'Envers du music-hall, 1913, p. 3).
Étymologie et histoire
Av. 1867 cahoteux (G. Sand ds Lar. 19e). Dér. de cahot*; suff. -eux*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 9.