BREDINDIN
substantif masculinMAR. Palan léger à croc aiguilleté sur les étais des bas-mâts, servant à descendre de petits fardeaux dans la cale ou à les en remonter. Le bredindin est l'inverse de la bastaque; les dormants se font sur la charge à soulever (, Cours de lang. mar. , Matelotage et technol., 1925, p. 48).
Remarque : Attesté dans la plupart des dict. généraux.
Prononciation et orthographe
Dernière transcr. dans DG : bre-din-din (e = ə). Lar. encyclop. : « On dit aussi berdindin » (cf. aussi Lar. 20e, Nouv. Lar. ill.).
Étymologie et histoire
1677 mar. « palan » (Dassie, L'Architecture navale, Paris, 68 d'apr. Arveiller dans Fr. mod., t. 25, p. 307). Onomat., peut-être formée à partir de bredouiller*, et évoquant le bruit d'un rouage mal graissé, ou une succession de sons discordants (cf. en 1546, Rabelais, Tiers livre, éd. Marty-Laveaux, t. 2, p. 467); à rapprocher de beurdôlée « voiture chargée haut et lourdement » dans le dial. de l'Yonne (d'apr. FEW t. 1, s.v. brittus); v. aussi berdiner, bredouiller et bredi-breda.
Bibliographie
Sain. Lang. par. 1920, p. 10. — Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 396; t. 3 1972 [1930], p. 15.