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BOURRELER2, verbe trans.
Rare et au fig. Tourmenter comme le ferait un bourreau. La conscience bourrèle les méchants (Ac.1798-1878) :
1. Les je et les moi me bourrelaient hier soir (14 janvier 1836) pendant que j'écoutais le Moïse de Rossini. La bonne musique me fait songer avec plus d'intensité et de clarté à ce qui m'occupe. Stendhal, Vie de Henry Brulard,t. 2, 1836, p. 321.
2. ... ce besoin de prouver ma délicatesse, qui me forçait de raffiner sur l'exquis, et tantôt me bourrelait d'inutiles scrupules tantôt me conseillait des prévenances incompréhensibles, pour ceux qui en étaient l'objet... Gide, Si le grain ne meurt,1924, p. 496.
Rem. ,,Ce verbe n'a d'usage qu'au figuré, et pour marquer les peines intérieures que les reproches de la conscience font souffrir`` (Ac. 1798, formulation un peu différente dans Ac. 1932); n'est guère usité qu'au part. passé.
Étymol. ET HIST. − 1554 « torturer matériellement » (O. de Magny, Gayetez, p. 107 dans Hug.); id. « torturer moralement » (Id., Ibid., p. 32, ibid.); 1690 (Fur. : Une conscience est bourrelée de mille remords, quand elle a fait quelque action noire & indigne). Dér. de bourreau2*, a. fr. bourel; dés. -er.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 4.