| BOTTE4, subst. fém. MÉTROL., vx. Tonneau servant de mesure de capacité et de poids, variable selon les régions et les pays. Une botte d'huile, de vin; un vaisseau de mille bottes (qui peut charger dix mille quintaux). Rem. Attesté de Ac. 1835 à Quillet 1965. Prononc. et Orth. : [bɔt]. La forme bota est donnée dans Ac. Compl. 1842, Land. 1834 (qui la transcrit : bo-ta), Besch. 1845 et Lar. 19e. Homon. et homogr. : cf. botte1. Étymol. et Hist. Début xves. bote (Quinze joies de mariage, éd. J. Rychner 3, 31); ca 1520 botte (Ant. de Conflans, Les Faits de la marine et navigaige dans Gay, s.v. botiau, botte). Il est difficile de dire si le mot a été empr. à l'a. prov. ou à l'ital. Au xves. il a prob. été emprunté à l'a. prov. bota (Cart. de Montpellier dans Rayn.), mais son emploi fréq. par des écrivains italianisants au xvies. révèle une infl. de l'ital. botte (botta) « id. » (DG; DEI; Dauzat 1973) attesté dep. le xiiies. (Rustico dans Batt.). L'ital. et le prov. sont issus du lat. tardif buttis, v. bouteille. STAT. − Fréq. abs. littér. : 2 073. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 028, b) 5 390; xxes. : a) 3 420, b) 2 139. |
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