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assignat à figure de tyran loc. nom. m. FIN. HIST. RÉVOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1793 - «L'accaparement des assignats à figure tyran et le gain qu'ils obtiennent sur la monnaie de la République démontrent une conspiration prête à éclater.» Robespierre, let. à Buissart, 14 juill., in Robespierre, Corresp., 173 (Alcan) - LTP
tyran n.m. THÉÂTRE "rôle" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1761 - «Mon pere accueillait aussi les talens et sur-tout ceux du Théâtre ; il en avait fait élever un dans une grande Vinée : il y représentait lui-même les Rôles de Tyran, il en avait sept habits tous complets, et personne ne sortait de chez lui sans les avoir vûs.» [Desboulmiers], Honny soit qui mal y pense, 45 (A Londres) - P.E.
1776 - «Je l'estime supérieur dans les rôles de Tyrans passionnés, qui sont toujours si mal remplis au Théâtre Français.» Journ. de théâtre, numéro 7, 1er juill., 443 - P.E.
tyran n.m. "comédien" - GR[85], cit. Courteline ; absent TLF.
1770 - «Paulin, débuté 5 Août 1741 : Bon Paysan, disait-on, mauvais Tyran. Mort au commencement de 1770.» Restif de La Bretonne, La Mimographe, 459 (Slatkine) - P.E.
1813 - «Le tyran d'une troupe d'acteurs de mélodrame venait de retrouver là sa femme qui l'avait quitté depuis cinq ans, en lui laissant des enfans et des dettes. La dame, qui jouait les grandes princesses, avait abandonné le tyran à Châteaudun pour suivre la fortune d'un Colin [...]» [Jouy], L'Hermite de la Chaussée-d'Antin, III, 198 (Pillet) - P.E.
tyran n.m. POUVOIR "par ext." - GLLF, GR[85], 1625, Racan ; L (cit.), FEW (13/II, 463a), 1633, Corn. ; TLF, ø d.
1590 - «La fiévre se loge en mes os, / L'amour au profond de mon ame. / Ces deux tyrans m'ont mis si bas / Que je ne puis lever les bras / De l'estomac jusqu'à la bouche [...]» S.-G. de La Roque, Poésies, 123 (Nizet, STFM) - P.E.
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