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troïka n. d'apr. russe TRANSP. Russie"véhicule" - TLF, 1858 [d'apr. DDL 16] ; BW5, FEW (20, 51a), 1866 ; PR[73], 1867 ; Ls, ND3, 1873, Journ. offic.
Add.DDL
*av. 1849 - «Tandis que notre automédon, debout comme le cocher d'un char antique, dirigeait, les bras tendus et les rênes roulées autour des mains, ses trois chevaux attelés de front, dont l'un trotte à toutes jambes entre les deux autres qui galopent à ses côtés (cet excellent attelage se nomme troïka), nous étions mollement étendus dans nos pelisses, plutôt couchés qu'assis, et pouvant dormir comme sur une ottomane doucement bercée.» L. Viardot, Souvenirs de chasse, in A. Joanne, Voy. illustré dans les cinq parties du monde, 63 (Bureaux de l'Illustration) - P.E.
troïka n. d'apr. russe TRANSP. Russie- DDL 12, av. 1849, Viardot.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1841 - «[...] notre télègue, attelé de troïka, c'est-à-dire, avec trois chevaux [...]» Dumas, Le Maître d'armes, ch. XXIV, t. III, 252 (Dumont) - M.C.E.
troïka n.m. d'apr. russe TRANSP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1845 - «Ah ! sauvez-moi, prenez-moi, donnez-moi un troïka de chevaux rapides comme le vent.» L. Viardot, trad. : Gogol, Les Mémoires d'un fou, in Nouv. russes, 210-1 (Paulin)En note : "Attelage de trois chevaux attachés de front." - M.C.E.
1857 - «Mon troïka a parcouru au vol ces vingts werstes.» X. Marmier, trad. : N. Polevoï, Lioudmila, ch. II, in Les Drames intimes, 15 (M. Lévy)En note : "Attelage de trois chevaux." - M.C.E.
troïka n.f. d'apr. russe TRANSP. Russie- PR[77], 1859 ; FEW (20, 51a), GLLF, BW6, 1866, Th. Gautier ; R, 1867, Th. Gautier [ces deux dates concernent le Voy. en Russie, Charpentier, 1867, enregistré par le Dépôt légal dès 1866] ; Ls, Lex.[75], ND4, 1873, Journ. offic.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1856 - «[...] c'était un plaisir d'entendre le bruit des roues de la troïka [...]» X. Marmier, trad. : Lermontof, Un Héros de notre temps, ch. I, in X. Marmier, Au Bord de la Néva, 9 (M. Lévy) - M.C.E.
*1858 - «La troïka est une voiture quelconque, droski, kibilck, calèche ou tarantane [sic], attelée de trois chevaux, son nom lui venant de son attelage et non de sa forme. De ces trois chevaux, celui du milieu ne doit jamais marcher que le trot. Ceux de droite et de gauche ne doivent jamais quitter le galop. Celui du milieu trotte la tête basse, et s'appelle le Mangeur de neige. Les deux autres, qui n'ont qu'une rêne, sont retenus par le milieu du corps au brancard, mais galopent la tête écartée, l'un à droite, l'autre à gauche ; - on les appelle les furieux. L'attelage, ainsi emporté par sa course, offre l'aspect d'un éventail.» Dumas, De Paris à Astrakan, 3e vol., ch. I, in Le Monte-Cristo, 30 sept., 379a - M.C.E.
troïka n.f. d'apr. russe POLIT. U.R.S.S.- Lex.[79], 1922 (?) ; PR[82], ø d emploi étendu : FEW (20, 51a), R, GLLF, 1964 ; DMC, PR[82], cit. Le Monde, 1965
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1921 - «Avant chaque conférence, une Troïka communiste procède à l'appel et note les absents [...] L'institution des Troïkis [...] fonctionne aujourd'hui à peu près dans tous les domaines de la vie politique et militaire [...]» S. de Chessin, L'Apocalypse russe , 181 et 144 (Plon) - J.S.
*1935 - «Quant aux résistances esquissées dans la classe ouvrière [...] la troïka ne reculait devant aucun moyen de coercition pour les briser.» B. Souvarine, Staline, 310 et passim (Plon) - J.S.
troïka n.f. d'apr. russe POLIT. "par ext. : "système de direction à trois"" - FEW (20, 51a), GLLF, 1964, Rob. ; DMC, cit. Le Monde, 1965 ; GR[85], v. 1965 ; absent TLF.
"hors U.R.S.S." 1928 - «Il [Edouard Schourpé] finit ses études et reçut son diplôme de docteur en médecine parce qu'il était membre du "groupe des trois" (Troïka) de l'Université. Ce groupe des trois est un organe communiste tout-puissant, c'est lui qui examine et fait passer par sa censure les cours des professeurs qui n'osent prononcer leurs cours qu'avec l'autorisation de ce "groupe".» J. Douillet, Moscou sans voiles, 96-97 (Spes) - J.S.
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