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bottes (en avoir plein ses -) loc. verb. non conv. AFFECT. "être excédé" - BEI, déb. 20e ; GLLF, 1962, Rob. ; TLF, GR[85], DEL, ø d.
1907 - «EN AVOIR PLEIN SES BOTTES. Même sens que en avoir plein le dos.» H. France, Dict. de la langue verte, 102 (Nigel Gauvin) - Ch.G.
bouche (avoir plein la - de) loc. verb. non conv. EXPRESS. "fig." - DELF, cit. Augier, 1877 ; DG, GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], ø d.
1804 - «ACHMET. Hé bien esclaves, êtes-vous prêts ? CADET. Entends-tu ?... Esclaves ; il en a plein la bouche. Allons, ferme, Grignardet, du coeur, que t'es cagne, va tu n'as pas pus de fermeté qu'un fromage à la crême ; quiens, regarde-moi, comme je suis solide sur mes quilles !... Mourons en n'héros.» Bosquier-Gavaudan, Cadet Roussel chez Achmet, 26 (Cavanagh-Barba) - P.E.
clair (ne pas voir - en plein midi) loc. verb. non conv. PERCEP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF "contester un fait évident" : TLF, Dict. 19-20e ; L, GR[85], ø d
1791 - «[...] une palissade d'hommes, qui si ç'avoit été tous des cocus, ça vous auroit fait une forêt qu'on y auroit pas vu clair en plein midi.» Il ne badine pas, foutre, le père Duchesne, in Le Véritable P. Duchesne f., 4 - P.E.
clair comme en plein midi loc. adv. non conv. INTELL. "fig." - L (ne point voir clair en plein midi), R (ne pas voir clair en plein midi), ø d ; absent TLF.
1790 - «[...] j'avons vû dans cette explication clair comme en plein midi [...]» Journ. des Halles, numéro 2, 4 - P.E.
1792 - «Tout ceci prouve clair comme en plein midi, qu'il y a loin de la popularité à l'estime [...]» [Le Père Duchêne de la rue Pavée], n°4, Le Père Duchêne donnant des culottes à Péth....ion, 4 - P.E.
1825 - «JEANNETTE. [...] N' voyez-vous pas clair comme en plein midi, qu' c'est un' manière honnête de r'tirer son épingle du jeu, parce qu'il aura trouvé quelqu' aut' fille plus à sa convenance ?» Désaugiers, Lafontaine, Vanderburch, Le Marchand de parapluies, 24 (Brunet) - P.E.
feu (plein de -) loc. adj. OENOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF. feu : TLF, cit. Balzac, 1837 ; GLLF, GR[85], av.1854, Nerval.
1728 - «[...] ce seroit a mon gré le Vin [le chassagne] qui conviendroit le plus a l'Angleterre, parce qu'il soutiendroit mieux les voyages & de terre, & de mer. Il est extrêmement violent, plein de feu, fumeux ; il a ordinairement du verd, qui le rend plus durable que les autres ; mais quand on sçait l'attendre & le tirer en bouteilles dans sa saison, & le boire quand la verdeur commence a tomber, c'est un des plus grands Vins du monde [...]» Mr. Arnoux, Dissertation sur la situation de Bourgogne, 40 (Londres, Impr. S. Jallasson) - M.C.
1805 - «Ce vin [le Volnay] est d'une couleur un peu plus foncée que l'oeil de perdrix, il est plein de feu, fort et clair, presque tout esprit, et enfin le plus excellent de la ci-devant Bourgogne.» Nouv. maison rustique, t.3, 358 (Nouv. éd., Deterville) - M.C.
filé (c'est trop - sans mouiller) loc. phrast. non conv. US. ALIM. "trop manger sans boire" - FEW (6/III, 44b), BEI, 1640, Oudin ; absent TLF.
1627 - «P. Messieurs, c'est trop filé sans moüiller, beuvons un coup. A qui boiray-je, qui m'en sçache gré ?» D. Martin, Les Colloques fr. et all., 82 (Strasbourg, Faculté des Lettres) - P.E.
fonds (à plein -) loc. adv. non conv. MESURE "beaucoup" - FEW (3, 873a ; rég.), ø d ; absent TLF.
1622 - «L'un et l'autre se trouve à son assignation, qui disnèrent à plain fonds.» Les Essais de Mathurine, in Les Caquets de l'accouchée, 268 (Jannet) - P.E.
1640 - «à plein Fonds .i. beaucoup.» Oudin, Curiositez fr., 229 (Slatkine) - P.E.
gaz (à plein -), gaz (à pleins -) loc. adv. MESURE "fig." - GR[85], ø d ; absent TLF.
1940 - «[...] une brute mystérieuse a ouvert à plein gaz la radio des officiers après leur départ et a accompagné la musique en tapant du poing au hasard sur le clavier du piano, jusqu'à minuit.» Sartre, Let. au Castor, II, 7 (Gallimard) - P.E.
midi (en plein -) loc. adv. CARACT. "fig. : ouvertement" - L (cit.), GLLF, av. 1613, Régnier ; TLF, cit. Musset, 1834 ; DG, PR[77], ø d.
1594 - «[...] que nous voyons leurs artifices maintenant tout à descouvert, et que ce qu'au paravant ils tramoient en cachette et en tenebres, maintenant ils le faisoient en plein Midy et en public [...]» G. Du Vair, Actions et traictez oratoires, 151 (Cornély) - P.E.
noeud à plein poing loc. nom. m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1887 - «Les personnes dans le milieu doivent s'entourer d'une boucle faite par le noeud à plein poing (fig. 1), dont elles se serreront dans la mesure convenable. [...]Il [le voyageur] fera sur la corde commune, au moyen du noeud à plein poing, deux boucles aussi petites que possible, distantes de la moitié du tour de son corps ; il y fixera, mise en double, la corde personnelle par le noeud d'écoute (fig. 2), s'entourant d'un côté par elle, de l'autre par la corde commune." » Annuaire du Club alpin fr. Année 1886, 626-7 (Paris) - C.T.
non plein exercice loc. nom. m. DR. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1777 - «[Le Collège de Louis le Grand] n'est plus qu'une réunion de ce qu'on appelle les Boursiers, c'est-à-dire d'enfans du peuple, pauvres, et pour lesquels des personnages charitables avoient autrefois fondé des places dans différens petits Colleges de non plein exercice, incorporés à celui-là [...]» Let. VI de l'Observateur hollandais, in L'Observateur angl., vol. 1, 272 (Londres, Adamson) - J.S.
payé (trop -) loc. nom. m. DR. - FEW (7, 456b), 1949, Lar. ; absent TLF.
1517 - «[...] sur peine de recouvrer sur eux le trop payé, et d'amende arbitraire.» Edit, in Recueil gén. des anciennes lois fr., XII, 126 - P.E.
pied (être de plain/plein - avec qqn) loc. verb. non conv. RELAT. "être sur le même plan" - TLF, 1862, Hugo ; GR[85], cit. Suarès, 1936 ; GLLF, déb. 20e.
1792 - «NICOLAS. Ah ben mais, c'est différent à elle !... toi !... pardine ! je sommes de plein pied avec Claudine. Mais avec vous !... ah ! sarpedié ! m'est avis que je jurerions si je vous disions toi.» Dorvigny, La Parfaite égalité, 9 (Barba) - P.E.
plein adj. PROPRIÉTÉS ET ÉTATS "massif, constitué d'une matière dense" - FEW (9, 27a), TLF, DHR, 1538, Est.
1531 - «Grauidus grauida grauidum, Plein & pesant.» R. Estienne, Dictionarium, 348 v° (Ex officina Roberti Stephani) - P.E.
plein de la lune (le -) loc. nom. m. ASTRON. "la pleine lune" - FEW (9, 59a), 1636, Monet ; GLLF, TLF, GR[85], ø d.
• la lune en son plein loc. nom. f. - GLLF, TLF, GR[85], 1552, Ronsard.
1544 - «Lors que le Soir Venus au Ciel r'appelle, / Portant repos au labeur des Mortelz, / Je voy lever la Lune en son plain belle, [...] / Ressuscitant mes soucys immortelz, / Soucys, qui point ne sont à la mort telz, / Que ceulx, que tient ma pensée profonde.» M. Scève, Délie, 82 (Hachette, STFM, 1916) - P.E.
plein le dos (en avoir -) loc. verb. non conv. AFFECT. - TLF, cit. Flaubert, 1872 ; FEW (9, 60b), GLLF, 1888, Villatte ; L, DG, PR[73], ø d.
Add.DDL
*av. 1842 - «/le duc de Montebello/ sollicité un jour par un de ses amis de faire une simple démarche pour obtenir certaine décoration étrangère, lui répondit [...] 'Une croix ! une croix ! merci, j'en ai plein le dos !' [...]» Fortunatus [F. Mesuré], Le Rivarol de 1842, 134 (Bureau du Feuilleton mensuel) - P.E.
plein le dos (en avoir -) loc. verb. non conv. AFFECT. - DDL 12, av. 1842 ; L, ø d ; DELF, TLF, cit. Flaubert, 1872 ; FEW (9, 60b), GLLF, 1888, Villatte ; DG, ø d ; R, cit. Courteline ; Lex.[75], PR[77], ø d.
1809 - «ça fait pitié / Des muscadins de cette sorte. / J' en ons plein l' dos, le diable emporte / Avec son patois saugrenu....» Les Méditations d'un hussard, La Savonade, 14 (Delacour et Levallois) - P.E.
1814 - «NIGAUDIN. [...] On n'a jamais, dieu m' pardonne, / Porté d' semblables fardeaux, [...] J' peux m' vanter qu' la charge est bonne, / Et que j' en avons plein l' dos.» Désaugiers et Brazier, Le Boulevard Saint-Martin, 6 (Barba) - P.E.
1816 - «[...] v'là que, sans cornette et sans guimpe, / Ma princesse, chère aux badauds, / Sans que j' l'en pri', sur moi grimpe, / Et je dis que j' en ai plein l' dos.» Le Chansonnier de la mère Radis, 12 (Locard et Davi) - P.E.
1827 - «Allons, Suzon, je t'nons dimanche, / Ouvre tes yeux et tes rideaux ; / Quand j'ons six grands jours scié la planche, / Tu sais qu' j' ai d' la maison plein l' dos. / Il faut que j' sortions d'un' barrière... / Débarbouill' vite ton garçon...» Désaugiers, Le Menuisier Simon, in Désaugiers, Chansons et poésies diverses, IV, 26 (Ladvocat) - P.E.
av. 1831 - «L' secrétair' se lève en héros, / Apostrophe le chef d'ordre : / Va-t'en, de toi l'on a plein l' dos : / T'es un chef de désordre.» P.E. Debraux, Chansons complètes, II, 165 - P.E.
1831 - «[...] pour moi, voyez-vous, en fait d'émeute j' en ai plein le dos.» [Le Coq gaulois], numéro 4, 3 - P.E.
poumon (rire à plein -), poumons (rire à pleins -) loc. verb. AFFECT. "rire très fort" - ø t. lex. réf. ; absent TLFcrier à pleins poumons : TLF, DHR, 1844, Balzac ; BEI (appeler -), 1866, Delv. ; GLLF, DEL, 1875, Lar.
Forme pronominale : 1602 - «Prend plaisir et se rit a plein poulmon quand la remueuse luy branle du bout du doict sa guillery.» J. Héroard, Journ., 1, 408 (Fayard) - P.R.
poumon (rire à plein -), poumons (rire à pleins -) loc. verb. AFFECT. "rire très fort" - ø t. lex. réf. ; absent TLFcrier à pleins poumons : TLF, DHR, 1844, Balzac ; BEI (appeler -), 1866, Delv. ; GLLF, DEL, 1875, Lar.
1605 - «[...] et luy de s'enfuir, riant à plein poulmon [...].»J. Héroard, Journ., 1, 784 (Fayard) - P.R.
1606 - «[...] et rioit a pleins poulmons, contre son naturel, car il n'estoit pas grand rieur ne parleur.» J. Héroard, Journ., 1073 - P.R.
sport de plein air loc. nom. m. SPORTS - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
• sport en plein air - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1891 - «Ainsi, a-t-on distingué le sport en plein air du sport clos ; le sport d'été du sport d'hiver.» L'Echo des sports de Paris, 26 sept., 441c, in Höfler, Dict. des anglicismes , (s.v. sports d'hiver) - C.T.
sports de plein air loc. nom. m. pl. SPORTS - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1947 - «Le développement formidable des sports de plein air dans les dernières décades peut être interprété comme une réaction spontanée. Aucun snobisme, aucune propagande commerciale ou politique n'aurait pu déclencher ce vaste mouvement s'il n'avait correspondu à de profondes et secrètes nécessités. En effet tous les sports de plein air tendent plus ou moins à compenser les déficiences de l'existence citadine.» La Montagne, numéro 337, juill.-sept., 43 - C.T.
trop (boire un coup de -) loc. verb. non conv. US. ALIM. - TLF, cit. Pourrat, 1922 ; GLLF, GR[85], ø d.
1797 - «TURLUTUTU. [...] est-c' que j'aurais bu un p'tit coup d' trop, par hasard ?» Beffroy de Reigny, Turlututu, empereur de l'Isle verte, 48 (Moutardier) - P.E.
1824 - «GEORGES. [...] Je n'ai qu'un tort, c'est d'avoir bu un coup de trop hier.» Ferdinand et Simonnin, Le Porteur d'eau, 20 (Bezou) - P.E.
trop (de -) loc. adj. MESURE "en excès" - GLLF, DHR, TLF, 1669, Boileau ; FEW (17, 396a), Boileau.
1643 - «[...] et oster par ledict Aubry les terres qui se trouveront de trop dans toutte la supperficye d'icelluy [...].» Marché, in M. Jurgens et E. Maxfield-Miller, Cent ans de recherches sur Molière, 240 (Impr. nat., 1963) - P.E.
trop c'est trop loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - BEI, déb.20e ; GLLF, cit. Cendrars, 1961 ; GR[85], cit. Aymé, 1967 ; TLF, cit. Le Monde aujourd'hui, 1986 ; DEL, ø d.
1714 - «Cependant ce confident exact s'aperçoit que c'est assez soupirer : Trop c'est trop, dit-il au triste Amandor, il est l'heure de parler maintenant, racontez-moi votre histoire.» Marivaux, La Voiture embourbée, in Marivaux, Oeuvres de jeunesse, 341 (Gallimard) - P.E.
trop-bien-nourri n.m. CORPS - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1954 - «[...] il [le sang des femmes de Thermidor] réunit les caractères d'une sanguinité superbe : le chaud, le rouge, le dévêtu, le trop-bien-nourri.» Barthes, Mythologies, 105 (1970) - AFC
trop-jeunesse n.f. SEXE ET ÂGE - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1959 - «Comme tu dis, ne faisons que le minimum de tapage. Si tu savais comme je suis heureuse d'être enfin 'anonyme'. Ah, comme la trop-jeunesse a été lourde parfois, et toutes les rênes de la bienveillance [...]» A. Sarrazin, Let. à Julien, 13 août, 164 (Pauvert, Livre de poche, 1973) - K.G.
trop-perçu n.m. FIN. - GLLF, DHR, TLF, 1908, Encycl.
1899 - «trop-perçu, m., (adm.) overissue, drawing of either money or supplies in excess of what is due.» Willcox, A French-English Military technical Dictionary, 470b (Government Printing Office) - P.E.
trop-vide n.m. MESURE - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1952 - «[...] le trop-plein des boissons offertes sur le trop-vide des aliments refusés [...] hésitant à rester, préférant presque affronter le trop-vide des boulevards que le trop-plein de cette piaule [...]» J.-P. Clébert, Paris insolite , 101 et 135 (Denoël, Livre de poche) - K.G.
1970 - «L'hiver devient l'occasion de prendre des 'grandes vacances'. Pas question encore de résoudre par là l'insoluble problème de l'étalement, en vidant le trop-plein des mois de juillet et août dans le trop-vide des mois de janvier et février. Mais enfin, le mouvement existe, et il prend de l'ampleur [...]» M. Fabre, in Elle, 28 déc., 30 - AFC
1975 - «La Corse aux Corses ou aux touristes ? C'est un problème politique. C'est aussi un problème saisonnier. En juillet et août, c'est le trop-plein, tandis qu'avant et après, au printemps et en automne, c'est le 'trop-vide' [...]» Le Point, 31 mars, 24 - AFC
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