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filé (c'est trop - sans mouiller) loc. phrast. non conv. US. ALIM. "trop manger sans boire" - FEW (6/III, 44b), BEI, 1640, Oudin ; absent TLF.
1627 - «P. Messieurs, c'est trop filé sans moüiller, beuvons un coup. A qui boiray-je, qui m'en sçache gré ?» D. Martin, Les Colloques fr. et all., 82 (Strasbourg, Faculté des Lettres) - P.E.
payé (trop -) loc. nom. m. DR. - FEW (7, 456b), 1949, Lar. ; absent TLF.
1517 - «[...] sur peine de recouvrer sur eux le trop payé, et d'amende arbitraire.» Edit, in Recueil gén. des anciennes lois fr., XII, 126 - P.E.
trop (boire un coup de -) loc. verb. non conv. US. ALIM. - TLF, cit. Pourrat, 1922 ; GLLF, GR[85], ø d.
1797 - «TURLUTUTU. [...] est-c' que j'aurais bu un p'tit coup d' trop, par hasard ?» Beffroy de Reigny, Turlututu, empereur de l'Isle verte, 48 (Moutardier) - P.E.
1824 - «GEORGES. [...] Je n'ai qu'un tort, c'est d'avoir bu un coup de trop hier.» Ferdinand et Simonnin, Le Porteur d'eau, 20 (Bezou) - P.E.
trop (de -) loc. adj. MESURE "en excès" - GLLF, DHR, TLF, 1669, Boileau ; FEW (17, 396a), Boileau.
1643 - «[...] et oster par ledict Aubry les terres qui se trouveront de trop dans toutte la supperficye d'icelluy [...].» Marché, in M. Jurgens et E. Maxfield-Miller, Cent ans de recherches sur Molière, 240 (Impr. nat., 1963) - P.E.
trop c'est trop loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - BEI, déb.20e ; GLLF, cit. Cendrars, 1961 ; GR[85], cit. Aymé, 1967 ; TLF, cit. Le Monde aujourd'hui, 1986 ; DEL, ø d.
1714 - «Cependant ce confident exact s'aperçoit que c'est assez soupirer : Trop c'est trop, dit-il au triste Amandor, il est l'heure de parler maintenant, racontez-moi votre histoire.» Marivaux, La Voiture embourbée, in Marivaux, Oeuvres de jeunesse, 341 (Gallimard) - P.E.
trop-bien-nourri n.m. CORPS - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1954 - «[...] il [le sang des femmes de Thermidor] réunit les caractères d'une sanguinité superbe : le chaud, le rouge, le dévêtu, le trop-bien-nourri.» Barthes, Mythologies, 105 (1970) - AFC
trop-jeunesse n.f. SEXE ET ÂGE - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1959 - «Comme tu dis, ne faisons que le minimum de tapage. Si tu savais comme je suis heureuse d'être enfin 'anonyme'. Ah, comme la trop-jeunesse a été lourde parfois, et toutes les rênes de la bienveillance [...]» A. Sarrazin, Let. à Julien, 13 août, 164 (Pauvert, Livre de poche, 1973) - K.G.
trop-perçu n.m. FIN. - GLLF, DHR, TLF, 1908, Encycl.
1899 - «trop-perçu, m., (adm.) overissue, drawing of either money or supplies in excess of what is due.» Willcox, A French-English Military technical Dictionary, 470b (Government Printing Office) - P.E.
trop-vide n.m. MESURE - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1952 - «[...] le trop-plein des boissons offertes sur le trop-vide des aliments refusés [...] hésitant à rester, préférant presque affronter le trop-vide des boulevards que le trop-plein de cette piaule [...]» J.-P. Clébert, Paris insolite , 101 et 135 (Denoël, Livre de poche) - K.G.
1970 - «L'hiver devient l'occasion de prendre des 'grandes vacances'. Pas question encore de résoudre par là l'insoluble problème de l'étalement, en vidant le trop-plein des mois de juillet et août dans le trop-vide des mois de janvier et février. Mais enfin, le mouvement existe, et il prend de l'ampleur [...]» M. Fabre, in Elle, 28 déc., 30 - AFC
1975 - «La Corse aux Corses ou aux touristes ? C'est un problème politique. C'est aussi un problème saisonnier. En juillet et août, c'est le trop-plein, tandis qu'avant et après, au printemps et en automne, c'est le 'trop-vide' [...]» Le Point, 31 mars, 24 - AFC
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