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machine-transfert n.f. TECHNOL. "ensemble de machines-outils à travers lesquelles les pièces à usiner avancent automatiquement" - DMC, mil. 20e ; GLLF, 1962, Lar. ; TLF, cit. Lacombe, 1971 ; GR[85], cit. B. Gilles, 1978.
1958 - «Les machines-transfert produites par Renault ne sont-elles pas demandées par la plupart des pays du monde ?» Le Figaro, 21 févr., 9 - P.W.
névrose de transfert loc. nom. f. PSYCHANAL. - TLF, cit. trad. Freud, 1922 ; GR[85], cit. Lagache, 1955.
1922 - «Dans une certaine catégorie de névroses, hystérie, névrose d'angoisse, névrose obsessionnelle, la guérison s'opère grâce à un déplacement affectif, à un transfert de la libido dirigée vers le médecin. Ces névroses de transfert sont, de ce fait, les plus aisément curables. La dernière tâche est de dissoudre ce transfert pour rétablir enfin l'unité psychique, l'harmonie de la libido et du moi.» A. Brousseau, c.r. : Freud, in Annales médico-psychol., I, 175 - M.C.
*1924 - «L'artifice de la classification [cf. Ch. Blondel, La Psychanalyse, Alcan, 1924] en névroses de transfert (hystérie de conversion, hystérie d'angoisse, névrose obsessionnelle), où la libido se déplace du sujet sur le médecin, ce qui amène la guérison, névroses narcissiques (psychoses), où la libido reste toujours repliée sur le moi, et névroses actuelles (neurasthénie, névrose d'angoisse, hypocondrie), est prouvé par la contradiction suivante : Dans la paranoïa amoureuse, névrose narcissique, il arrive que spontanément la libido se déplace du sujet sur le médecin, et cela sans qu'il y ait guérison.» P. Courbon, c.r. : Ch. Blondel, in Annales médico-psychol., I, 89 - M.C.
transfert n.m. MÉD. "passage d'un côté à l'autre du corps, de certains troubles nerveux" - FEW (13/II, 202b), 1890, Lar. GDU, Suppl.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1879 - «M. Gellé s'est aperçu qu'en même temps que la sensibilité générale et spéciale reparaissait du côté soumis à l'action du métal ou de l'aimant, elle disparaissait du côté opposé primitivement sain. C'est ce que l'on a appelé le phénomène du transfert.»Journ. de méd. et de chir. pratiques, L, 22 - C.H.
transfert n.m. PSYCHANAL. "- des émotions"
Add.DDL et compl. TLF (mêmes réf., ø texte)
*1905 - «Ces souvenirs indifférents, pense Freud, doivent leur existence à un processus de transfert ; ils sont les substituts d'autres souvenirs vraiment intéressants [...]» E. Claparède, in Arch. de psychol., V, 181 - P.E.
*1907 - «Le déplacement ou transfert (Verschiebung) est la décentration de l'intérêt des idées à coefficient émotionnel sur celles qui sont insignifiantes [...]» A. Maeder, in Arch. de psychol., VI, 355 - P.E.
transfert n.m. PSYCHANAL. "- sur l'analyste" - Lex.[75], v. 1910 (?) ; GLLF, 1933, Lar. ; R, PR[77], déb. 20e.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
*1914 - «>"L'analyse a commencé lorsqu'il était dans la section des agités, en 1906. Durant les recherches qu'on pratique sur lui, son état s'améliore, au point qu'il peut être transféré dans la division des malades tranquilles. Il s'intéresse à l'analyse et manifeste un certain 'Transfert au médecin'. [...] le Transfert affectif est donc une Régression momentanée à l'enfance [...] Transfert positif [...] Transfert négatif [...]» E. Régis et A. Hesnard, La Psychoanalyse des névroses et des psychoses , 251, 282 et 283 (Alcan) - P.E.
*1915 - «Le malade, après de patientes recherches de la part du médecin, revit l'événement originel, généralement dans un sursaut émotif que ressent également le psychothérapeute (transfert, Ubertragung) et peut alors reconnaître le complexe, le considérer en face et le combattre efficacement avec l'appui moral du praticien.» Régis, in Mercure de France, numéro 417, 1er sept., 43 - P.E.
transfert n.m. d'apr. all. VerschiebungPSYCHANAL. "transfert des émotions" - DDL 21, 1905, Claparède [repris in GR[85], TLF].
1902 - «[...] reste encore à savoir pourquoi, parmi tous les objets de crainte possibles, l'un se trouve choisi de préférence à d'autres, pourquoi le malade prend pour objet de sa peur le phénomène rougeur au lieu d'autres phénomènes de même ordre, éternuer, tousser, déglutir. N'est-ce pas parce que le phénomène rougeur est déjà lié chez lui à un sentiment de peine, grâce aux idées qui y sont associées et qui ont transmis à la rougeur elle-même, par transfert, ce coefficient affectif ?» E. Claparède, L'obsession de la rougeur, in Arch. de psychol., t.1, 323, note - M.C.
transfert n.m. d'apr. all. UbertragungPSYCHANAL. "transfert sur l'analyste" - Lex.[79], v.1910 (?) ; DDL 21, 1914, Régis et Hesnard [repris in GR[85], TLF] ; GLLF, 1933, Lar.
1910 - «Freud et ses collaborateurs donnent ici beaucoup de détails curieux, et toujours un peu hypothétiques sur les diverses transformations possibles ; il y a le transfert, la conversion, la symbolisation.» A. Binet et Th. Simon, Hystérie, in L'Année psychol., 16e année, 96 - M.C.
1912 - «Freud, suivant la tendance qui caractérise son école de ramener tous les phénomènes psychopathologiques à des mécanismes d'une régularité absolue, désigne ce facteur sous le nom de transfert (Uebertragung). Il entend par là que le malade reporte sur le médecin les sentiments qui ont fait l'objet de ses refoulements de conscience.» L. Schnyder, Le cas de Renata, contribution à l'étude de l'hystérie, in Arch. de psychol., t.12, 240-1 - M.C.
1912 - «J'ai recueilli une série d'observations d'autoanalyse dans lesquelles il n'y a pas possibilité de 'transfert'. Ces essais furent infructueux, même dans deux cas où il s'agissait de psychanalystes experts. Le 'transfert' joue un rôle fondamental dans le mécanisme de l'association dite libre et par là même dans la psychanalyse. [...] Une sorte de concentration temporaire de la vie affective autour de la représentation du médecin se produit chez le sujet, processus appelé par Freud transfert et qui a une analogie partielle avec l'influence somnambulique, décrite par Janet [...] les sentiments témoignés au médecin sont des désirs anciens du malade devenus inconscients, que les malades ont projetés, 'transférés', sur celui qui les traite : Le malade transfère l'affection et la haine qu'il a déjà éprouvées pour d'autres personnes sur son médecin.» A. Maeder, Sur le mouvement psychanalytique Un point de vue nouveau en psychologie, in L'Année psychol., 18e année, 399 - M.C.
1913 - «Le moment capital de la cure psychoanalytique est le report affectif (Ubertragung) ou transfert du sentiment insatisfait du malade sur la personne du médecin. (Le malade devient affectueux pour son médecin, rêve à lui, se montre jaloux des autres malades, ou au contraire, éprouve une certaine antipathie pour lui.)» A. Hesnard, La théorie sexuelle des psycho-névroses (Psycho-analyse de Freud), in Journ. de méd. de Bordeaux, numéro 24, 15 juin, 387 - M.C.
transfert affectif loc. nom. m. d'apr. all. UbertragungPSYCHANAL. - DDL 21, 1914, Régis et Hesnard [repris in TLF] ; GLLF, cit. Delay.
1911 - «Ce qui importe le plus, c'est le transfert affectif (Ubertragung ; transferences - p. 230), c'est-à-dire la reproduction d'émotions et de faits d'imagination au profit de l'hypnotiseur [...]» G.-L. Duprat, c.r. : E. Jones, in Journ. de psychol., 8e année, 480 - M.C.
1913 - «Au sujet de la psycho-thérapie analytique enfin, Freud a guéri de nombreux malades. Mais les a-t-il guéris par transfert affectif et découverte des complexes et non par suite de ces actions sentimentales dont nous ignorons complètement l'action ?» A. Hesnard, La théorie sexuelle des psycho-névroses (Psycho-analyse de Freud), in Journ. de méd. de Bordeaux, numéro 24, 15 juin, 387 - M.C.
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