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américano-suisse adj. Toponymesur Amérique et SuisseGÉOGR. - DDL 24 (Rép.), 1970 ; absent TLF.
1964 - «[...] deux cartes étrangères, belle manifestation du fair-play de l'I.G.N., celle américano-suisse du Mount Mc Kinley (1) et celle autrichienne de l'Everest au 1.25 000e (1957) dont le rendu du terrain nous a conquis.» La Montagne et alpinisme, n° 48, juin, 245 - C.T.
argent (point d'- point de Suisse) loc. prov. ARGENT PROVERBE - L, DG, R, PR[77], DELF, Racine ; GLLF, TLF, ø d.
1640 - «point d'argent point de Suisses .i. si vous ne payez vous ne serez pas seruy.» Oudin, Curiositez fr., 517 (Slatkine) - P.E.
1643 - «Je pense (cher amy) qu'aussi bien que Caesar vous n'en avez pas besoin, car comme les Musiciens n'ont gueres d'argent n'ont pas besoin de gardes, aussi (dit-on) point d'argent point de Suisse, et puisque vous estes chargé d'argent comme un crapaud de plumes, n'ayez plus de crainte de vostre bourse [...]» A. Gantez, L'Entretien des musiciens, 43 (Claudin) - P.E.
bedon de Suisse loc. nom. m. INSTR. MUS. - DG, TLF, ø d.
1842 - «Tambour, instrument de musique.» Complément Acad.
1854 - «Très gros tambour ressemblant aux grosses caisses des musiques militaires.» Bescherelle, Dict. - Wright-M.R.
broche tire-bouchon loc. nom. f. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1975 - La Montagne et alpinisme, numéro 99, 1, VIII, Publ - C.T.
germano-austro-suisse adj. GÉOPOLIT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1964 - «Il y avait même quelques bruits d'une équipe germano-austro-suisse désireuse d'essayer l'arête ouest en 1963.» La Montagne et alpinisme, n° 47, avr., 203 - C.T.
suisse n.m. LING. "suisse-allemand" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
• zwisse - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
av. 1617 - «[...] comme il approche l'Italie s'y parle tant italien que zwisse, comme aussi du mesme audict Lucerne [...]» J. Lhermite, Le Passe-temps, I, 27 (Slatkine) - P.E.
suisse n.m. LING. "suisse-allemand" - absent TLF.
Add.DDL :
*1619 - «[...] lisant le commancement esset et ô esset, ie fus tellement surpris que ie me persuaday de prime face que c'estoit du Suysse ou du Basque [...]» [F. Garasse], Le Rabelais réformé par les ministres, 190 (Girard) - P.E.
suisse n.m. LING. "suisse-romand" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1619 - «Si vous aviez de l'eloquence, / L'on prendroit tout en patience, / Mais vous parlez Suisse, ou Valon, / Ou François du pays de Liege, / Et croy qu'ainsi, durant son siege, / Parloit Godefroy de Buillon.» C. d'Esternod, L'Espadon satyrique, 72 (J. Fort) - P.E.
suisse n.f. COUTURE - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1821 - «On appelle une suisse un paquet de soies à coudre, de différentes couleurs, nouées ensemble par l'une des extrémités. Cette espèce de poupée contient soixante écheveaux, qui offrent près de quarante nuances bien distinctes. Dans leur corbeille à ouvrage, coffret, ou valise, toutes les Parisiennes ont une suisse. Autrefois, au lieu d'une suisse, on disoit un épi.» Journ. des dames et des modes, numéro 62, 10 nov., 490 - P.E.
suisse adj. GÉOPOLIT. "caractéristique de la Suisse, des Suisses" - TLF, 1627, Sorel.
1603 - «A huict heures et un quart, tousjours sur son tabourin la cadance françoise et Suisse [...].» J. Héroard, Journ., 1, 446 (Fayard) - P.R.
suisse adj. GÉOPOLIT. "caractéristique de la Suisse, des Suisses" - TLF, 1627, Sorel.
MUS. "Par ellipse de batterie suisse :" 1603 - «A huict heures et demie, joué et bat la Suisse sur son tabourin.» J. Héroard, Journ., 1, 445 (Fayard) - P.R.
suisse n.m. LING. "suisse-allemand" - DDL 21, 1619 ; absent TLF.swisse : DDL 21, av. 1617 [repris in DHR]
1606 - «Demande son libvre pour estudier ; appelle Madame pour luy faire sa leçon. Elle y vient a regret et pleurant et parloit en pleurant sans pouvoir entendre ce qu'elle disoit : "Je panse qu'e (qu'elle) pale (parle) suisse".» J. Héroard, Journ., 1, 1123 (Fayard) - P.R.
suisse n.m. rég. Canada MAMM. "petit rongeur, de la famille des écureuils, qui vit dans l'est de l'Amérique du Nord" - FEW (17, 61b), Encycl. [1768].
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1632 - «Ils [les Hurons] ont aussi trois sortes & especes d'Escureux différends, & tous trois plus beaux & plus petits que les nostres. Les plus estimez sont les Escureux volans [...]. La seconde espece qu'ils appellent Ohihoin, & nous Suisse, à cause de la beauté & diversité de leur poil, sont ceux qui sont rayez & barrez depuis le devant jusques au derriere, d'une barre ou raye blanche, puis d'une rousse, grise & noirastre tout à l'entour du corps [...].» G. Sagard, Le Grand voyage du pays des Hurons, 305-6 (Paris, Denys Moreau) - TLFQ
Suisse (boire en -) loc. verb. non conv. US. ALIM. "boire seul" - GR[85] (- en Suisses), cit. Du Bellay ; DEL, apr. 1850 ; TLF, 1893, Verlaine ; BEI, fin 19e ; FEW (17, 61b), GLLF, ø d.
• boire à la Suisse - FEW ("boire beaucoup"), 1660, Oudin ; absent TLF.
1605 - «Adieu, bon iour mon grand amy : Garde-toy des escroüelles. Ie m'en vay boire vn coup à la Suisse : puis veoir si mes lettres de Conseiller d'Estat sont expediees [...]» Le Lunaticque à M. Guillaume, 24 (s.l.) - P.E.
tire-au-cul n.m. arg. , non conv. , péjor. CARACT. - GLLF, GR[85], DArg., 1887, d'ap. Esnault ; TLF, cit. Courteline, 1888 ; FEW (6/I, 406a), 1920, Bauche.
• tireur au cul - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1897 - «Bougre de Savoyard de tireur au cul, voulez-vous rester là et attendre vos camarades pour partir à la manoeuvre !» A. Jarry, Les Jours et les nuits, 137 (Mercure de France) - P.E.
tire-bouchon n.m. COIFF. - R, PR[77], cit. Nerval [1844] ; GLLF, 1852, Nerval ; L, FEW (6/I, 414b), 1872.
Add.DDL
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
*1827 - «Coiffure à cache-peigne. - Cette coiffure avait beaucoup de rapport avec la précédente [la coiffure à chou], seulement le chou était moins plat, et l'on plaçait sur le côté une grande quantité de tire-bouchons qui, retombant sur le devant, cachaient en partie le peigne, circonstance qui avait déterminé le choix de leur nom.» Mme Celnart, Man. des dames ou L'Art de la toilette, 135 (Roret) - M.C.E.
*1829 - «Beaucoup de femmes portaient de ces tire-bouchons qu'on nomme anglaises [...]» Journ. des dames, 31 juill., 330, cité par Greimas, in TLF (s.v. anglais) - M.C.E.
*1835 - «Coiffée à la Sévigné, vêtue d'une robe de cachemire blanc, ornée de noeuds roses [...] La robe blanche à noeuds roses, les tire-bouchons à la Sévigné.» Balzac, La Fleur des pois, Le Contrat de mariage, 1ère journée, in Balzac, Etudes de moeurs au XIXe siècle , t. II, 76 et 92 (Mme Charles-Béchet)orig. du Contrat de mariage - M.C.E.
*1838 - «Elle avait les joues encore fraîches [...], des tire-bouchons très-éveillés aux tempes [...]» Balzac, La Maison Nucingen, [à la suite de] La Femme supérieure, t. II, 254 (Werdet) - M.C.E.
*1843 - «Devant, des bandeaux ou des tire-bouchons, selon que la physionomie l'exige [...]» Le Moniteur de la mode, 30 juill., 90 - M.C.E.
tire-bouchon n.m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1970 - «Les différents types de broches à vis, pleines ou tubulaires, ont marqué un pas important dans les moyens de protection. Ils sont très largement utilisés mais toutefois, il convient d'employer avec discernement les tire-bouchons d'un usage si pratique, mais qui sont parfois assez fragiles.» La Montagne et alpinisme, numéro 78, juin, 301 - C.T.
tire-bouchon n.m. COIFF. - DDL 16, TLF, 1827, Mme Celnart ; GLLF, 1852, Nerval ; L, FEW (6/I, 414b), 1872 1805, in GR[85], concerne la loc. en tirebouchon ; cf. DDL 20
1821 - «[...] aussi, n'entendez-vous que ces mots : mes cheveux ne frisent pas. Cependant la mode n'exige qu'un demi-tour ; il ne s'agit plus ni de tirebouchons, ni d'anneaux.» Journ. des dames et des modes, numéro 49, 5 sept., 392 - P.E.
tire-bouchon (en -) loc. adv. COIFF. - FEW (6/I, 414b), 1835, Acad. ; GLLF, 1852, Nerval ; R, cit. Balzac ; L, DG, PR[77], ø d.tire-bouchon : DDL 16, 1827, Mme Celnart ; R, PR[77], cit. Nerval [1844] ; GLLF, 1852, Nerval ; L, FEW, 1872.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1805 - «Les cheveux lisses, dégageant la tempe droite, et passant en large bandeau sur le front, pour descendre en tirebouchon sur l'oreille gauche, formaient la très grande majorité des coiffures.» Journ. de l'Empire, in Ch. Simond, Paris de 1800 à 1900, I, 120 (Plon) - P.E.
tire-bouchonner v.tr. ESPACE/LIEU/FORME - PR[73], 1869 ; ND3 (ø indic. gramm.), 1872.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1819 - «J'ai parlé des coëffeurs de femmes, comme pour prendre un détour et me donner les tems de la réflexion. Frédéric, Hyppolite, Plaisir et quelques autres ont été nommés comme très-habiles dans l'art de tondre ou de papilloter, de tresser ou tirebouchonner les mêches cendrées ou dorées de nos élégantes [...]» Journ. des dames et des modes, 5 févr., 50 - P.Z.
tire-bras adj. ALP. - RSp., GR[85], 1970, Gautrat ; absent TLF.
1966 - «Après quelques autres passages tout en finesse, nous remontons pendant plusieurs longueurs de corde une cheminée vicieuse, très tire-bras, dans laquelle nous utiliserons tous les coincements de genoux et d'épaules possibles, tantôt extérieure, tantôt tarabiscotée et rentrante elle nous donne le sentiment soit d'évoluer sans appui réel sur du blanc dilué de bleu, ou, comme tel crabe malhabile et coincé, de ne plus pouvoir nous dégager d'une anfractuosité.» La Montagne et alpinisme, numéro 57, avr., 240 - C.T.
tire-cartouche n.m. ARME - Ls, GLLF, 1876 ; FEW (6/I, 415a), 1877 ; TLF, cit. Dict. 19e ; Lex.[75], ø d.
1867 - «Dans le Fisbery, qui est un fusil à tabatière et à renversement, le tonnerre se relève et permet de placer la cartouche, comme dans l'Albini ; mais le tire-cartouche, la lame qui fait ouvrir la batterie sont spéciaux [...]» Exposition universelle de 1867 à Paris, Rapports du jury international, IV, 490-1 (Dupont) - P.E.
tire-chiffon, tire-chiffons n.m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1931 - «Si un objet ou effet apparaît dans la masse neigeuse (coiffure, lunettes à neige, gants) et si on ramène un morceau d'étoffe avec le tire-chiffons qui est à l'extrémité de la sonde [...] ouvrir en ce point une tranchée. [...]Des sondes ou lances à avalanche (lances de fer creux terminées par une pointe mousse ou mieux par un tire-chiffon) et des hoyaux à neige sont disposés dans les postes de vallée et de montagne". » La Montagne, numéro 231, mars-avr., 111 et 113 - C.T.
tire-d'imagination (à -) loc. adv. plais. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1902 - «Et parce qu'un toast, brûlé et noirci, parfume la chambre de créosote et de charbon frais, me voici partie, à tire-d'imagination, vers Montigny, vers la cheminée à hotte... Je crois voir, je vois Mélie y jeter un fagot humide [...]» Colette, Claudine en ménage, in Colette, Oeuvres, vol. 1, 332 (Flammarion, 1960) - M.C.
tire-fesse, tire-fesses n.m. non conv. SKI - Lex.[79], DMC, RSp., GR[85], v.1960 ; GLLF, 1967.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1960 - «Bruno, durant une petite semaine, put se suspendre au tire-fesse et savonner la piste [...]» H. Bazin, Au Nom du fils, 173 - P.W.
tire-l'oeil n.m. PERCEP. - absent TLF.
Add.DDL :
*1886 - «[...] un homme comme tout le monde, sans une taie, une bosse, un tire-1'oeil, n'aurait pas fait son affaire.» Vallès, L'Insurgé, 76 (Ed. fr. réunis, 1950) - B.N.
tire-l'oeil n.m. PERCEP. - FEW (6/I, 406b), GLLF, 1879, A. Daudet ; DDL 1, PR[77], 1886, Vallès.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1879 - «Evidemment, c'est imagé, et des écrivains peuvent tirer un parti extraordinaire de cette façon de relater des choses. Ce tire-l'oeil plaît à tous ceux qui aiment mieux voir que penser. Ceci, c'est le réalisme littéraire.» L'Ecole des femmes, 23 oct., 195b - G.S.
tire-la-langue n.m. non conv. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1976 - «[...] les skieurs, ah ah ! c'est ma bête-à-souffrir le skieur, faut bien être méchant avec quelqu'un ! Je me coltine plus très souvent les gares, mais les rentrées des neiges et ce genre de festivités en plein janvier du tire-la-langue, bon j'y vais, mais je prends pas les skis !» V. Thérame, La Dame au bidule, 153 (Ed. des Femmes) - K.G.
tire-laine n.m. CRIMES "voleur" - TLF, v. 1600, d'apr. Esnault ; FEW (6/I, 415a), 1611, Cotgr. tirer la laine : BEI, 1640, Oudin
1584 - «[...] il n'y a point de lieu où les coupeurs de pendans, les matois et les tire-laine ayent tant d'impunité et de vogue qu'à Paris.» F. d'Amboise, Les Neapolitaines, in Ancien théâtre français, VII, 324 (Jannet, 1855-57) - P.E.
tire-lait n.m. PHARM. - TLF, 1844, Dorvault ; PR[72], 1924 ; FEW (6/I, 415a), 1933, Lar. ; ND2, 20e.
*1878 - «Pendant deux mois, matin et soir, la mamelle gauche était soumise à des succions au moyen du tire-lait de Mathieu.»Journ. de méd. et de chir. pratiques, XLIX, 27 - C.H.
tire-lait n.m. PHARM. - DDL 8, 1878 ; PR[73], 1924 ; FEW (6/I, 415a), 1933, Lar. ; ND3, 20e.
Corr. et compl.TLF (mêmes réf., 1844)
1850 - «Tire-lait ou biberette... 6 fr.» Dorvault, L'Officine, 912 (Labé) - P.E.
tire-monde n.f. non conv. MÉD. MÉTIER "sage-femme" - TLF (madame Tire-monde), cit. Vidocq, 1828-29 ; FEW (6/III, 219b), Saint-Fargeau [1862-64].
Add.DDL :
*1838 - «Sage-femme... Tire-monde.» Moreau-Christophe, in Dict. de la conversation et de la lecture, 60 (s.v. argot) - J.Ho.
tire-monde n.f. MÉD. MÉTIER "sage-femme" - TLF (madame -), cit. Vidocq, 1828-29 ; DDL 31, 1838 ; FEW (6/III, 219b), Saint-Fargeau [1862-64].
1752 - Dict. univ. de Trévoux - R. L. rom., 53, 244.
1786 - Leroux, Dict. comique, II, 525aussi dans : Boiste, 1800 ; Landais, 1834 - R. L. rom., 53, 244.
tire-skis n.m. SKI - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1917 - «Que l'on emploie les 'tire-skis' du commerce ou de simples ficelles, il faudra toujours veiller à ce que les skis soient liés l'un à l'autre par une ligature supplémentaire indépendante.» H. Faes et P.-L. Mercanton, Le Man. du skieur, 16-17 (Lausanne, Impr. réunies) - M.J.
tirebouchonner, tire-bouchonner v.tr. RELAT. "fig. : extirper" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
*1863 - «L'académicien [...] prédisait que l'abbé Gratry, qui s'était laissé, avec tant d'innocence, tire-bouchonner par M. Villemain une promesse qu'il croyait si bien tenir, devait renoncer à l'Académie tout le temps qu'il y aurait des Orléanistes à placer, et il y en aura toujours !» Barbey d'Aurevilly, Les Quarante médaillons de l'Académie, 121 (Pauvert) - P.E.
tirebouchonné, tire-bouchonné adj. ESPACE/LIEU/FORME - FEW (6, 414b), 1874, Flaubert ; Ls, ø d -er : ND2, 1872 ; FEW, 1881
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1843 - «Les notes sont représentées s'échappant du clavier sous forme de fusées et de spirales capricieusement tirebouchonnées.»Gautier, L'Orient, Le haschisch, II, 55 (Fasquelle) - A.R.-J.De.
tirebouchonné, tire-bouchonné adj. ESPACE/LIEU/FORME - DDL 6, 1843, Th. Gautier (autre texte) ; FEW (6/I, 414b), 1874, Flaubert ; Ls, ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1843 - «On ne met pas ici de buis bénit dans les chambres, mais de grands rameaux en forme de palmes, tressés, nattés et tire-bouchonnés avec beaucoup d'élégance et de soin.» Th. Gautier, Voy. en Espagne, 61 (Julliard) - P.E.
*1847 - «Leur chevelure est fine, noire, épaisse et très-flexueuse, car elle tombe en mèches tirebouchonnées.» Lesson, Suppl. aux oeuvres de Buffon, 80-81 (Lévêque) - P.E.
*1862 - «Tout récemment, un jeune artiste américain, M. Whistler, exposait [...] ; merveilleux fouillis d'agrès, de vergues, de cordages ; chaos de brumes, de fourneaux et de fumées tirebouchonnées [...]» Baudelaire, Curiosités esthétiques, Peintres et aquafortistes, 413 (Garnier) - P.E.
tirer : tire ! / tirez ! interj. RELAT. "/pour chasser qqn/" - ø t. lex. réf. ; absent TLF./pour chasser les chiens/ : TLF, ø d
1579 - «Va à la male heure, va là haut, tire, que je t'aille desabiller.» P. de Larivey, Le Morfondu, in Ancien théâtre français, V, 320 (Jannet, 1855-57) - P.E.
1654 - «C'est en bon baragouïn, tire, passe sans flus, / Abandonnez cét huis, & n'y reuenez plus [...].» Fr. Tristan [L'Hermite], Le Parasite, 90 (Droz, STFM, 1934) - P.E.
1697 - «[...] cadedis tirez, Monsieur Rapineau, tirez. Mr RAPINEAU. Monsieur... CLITANDRE. Disparoissez & promptement [...].» Dancourt, Les Oeuvres, Le Retour des officiers, IV, 252 (Ribou, 1729) - P.E.
1698 - «[...] j'entendois toûjours : Tirez, Bourgeois, fy les vilains, à la boutique. Cela n'est point plaisant à essuier au moins.» F. Dancourt, Les Curieux de Compiègne, in F. Dancourt, Les Oeuvres, IV, 294 (Ribou, 1729) - P.E.
vulnéraire suisse loc. nom. m. PHARM. "préparation liquide et tonique" - TLF, 1824, Nysten ; GLLF, cit. Acad., 1835 vulnéraires de Suisse : TLF, 1765, Encycl.
1800 - «Alors au lieu de saignées, on fera des frictions sèches sur la partie qui étoit ordinairement le siége de la goutte, on fera baigner les jambes dans l'eau un peu chaude, on donnera pour boisson une infusion chaude de fleurs de sureau, toutes les quatre heures, on fera prendre au malade une tasse soit de thé, soit de vulnéraires suisses, soit de quelque plante vulnéraire, comme bugle, sanicle, betoine, véronique, ayant soin de le couvrir pour provoquer la moiteur [...].» E.L. Geoffroy, Manuel de médecine pratique, 429 - FXT
1811 - «Messieurs, mesdames, c'est le véritable vulnéraire suisse ou thé suisse que j'ai l'honneur de vous annoncer. Votre serviteur a l'honneur de vous prévenir que ce vulnéraire a la vertu et les propriétés sûres de purifier la masse du sang, qu'il fait transpirer par les sueurs et par les urines ; qu'il enlève toutes les jaunisses ; qu'il fait sortir toutes les vermines ou vers du corps humain ; qu'il guérit du poumon, lorsqu'on s'y prend à temps [...].» J.B. Gouriet, Personnages célèbres dans les rues de Paris, II, 329 (Lerouge) - P.E.
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