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broche tire-bouchon loc. nom. f. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1975 - La Montagne et alpinisme, numéro 99, 1, VIII, Publ - C.T.
chapeau de paille d'Italie loc. nom. m. CHAPELL. - R, Labiche [1851] ; DG, ø d ; absent TLF.
1813 - «Mlle Despeaux m'a envoyé un chapeau de paille d'Italie. C'est un amour ! Je me suis bien gardée de dire à M. de Cormeil qu'il coûtait cinq cents francs. Nous en aurions eu pour une heure de morale.» [Jouy]L'Hermite de la Chaussée-d'Antin, III, 224 (Pillet) - P.E.
1818 - «Le costume national d'un jeune parisien se compose d'un chapeau de paille d'Italie, d'un habit à l'anglaise, d'un gilet cosaque, d'un pantalon polonais et de bottines turques.» Petite chronique de Paris, année 1818, 315-6 (Eymery et Corréard) - P.E.
1821 - «Sur des chapeaux de paille d'Italie, une plume posée en diadême. [...] on se permet le chapeau de paille d'Italie, orné de plumes d'autruche [...] Voyez les élégantes dont le chapeau de paille d'Italie n'a point encore obéi à la pression d'une botte de fleurs [...]» Journ. des dames et des modes , numéro 37, 5 juill., 289 et numéro 38, 10 juill., 304 et numéro 39, 15 juill., 312 - P.E.
1822 - «Chapeaux en paille d'Italie, / Robe écossaise et cachemire indien, / Rien n'est français, quelle folie...» Gabriel et ArmandLes Blouses, 10 (Barba) - P.E.
1822 - «[...] mettez un chapeau de paille d'Italie avec des rubans, une écharpe turque, et montrez-vous [...]» Le Réveil, numéro 18, 18 août - P.E.
1831 - «Laurent Peverotti, a l'honneur de prévenir les Dames de cette ville [Odessa], qu'il apprête et lave les chapeaux de paille d'Italie, et les teint d'un très-beau noir. Il lave aussi les marabouts et les plumes d'autruche [...]» Courrier de la Nouvelle-Russie, numéro 35, 1/13 mai, 136 (Odessa) - P.E.
cigare (s'en moquer comme d'un - sans paille) loc. verb. non conv. AFFECT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1827 - «CHAPUIS. Je sais bien ce que vous allez me dire. La Charte, ils s'en moquent comme d'un cigarre sans paille, c'est vrai.» [Cavé et Dittmer]Les Soirées de Neuilly, I, 115 (Moutardier) - P.E.
feu de paille (ainsi que -) loc. adv. TEMPS  "fig." - ø t. lex. réf.feu de paille, n.m. : GLLF, av. 1660, Scarron ; L (cit.), FEW (3, 657b), R (cit.), Scarron ; DG, ø d ; TLF, cit. Proust, 1913 ; Lex.[75], PR[77], DELF, ø d.
1573 - «NOURRICE. [...] tout appetit soudain se faict en eux, et soudain se meurt, ainsi que feu de paille J. de La TailleLes Corrivaux, 100 (Didier) - P.E.
hacheur de paille loc. nom. m. non conv. N. PEUPLE "Allemand" - ø t. lex. réf. ; absent TLFhache-paille "langue allemande" : TLF, cit. Goncourt, 1859 ; hacher de la paille "parler (avec l'accent) allemand" : BEI, 1866, Delv. ; FEW (7, 492b), 1867, Delv. ; TLF, cit. Ambrière, 1946 ; GLLF, 20e ; GR[85], ø d
1829 - «Me voici sous les verroux [...] ; le geolier [...] me présente en ces termes : "Je vous amène un hacheur de paille, tâchez de le comprendre, si vous pouvez." Aussitôt on s'empresse autour de moi, et je suis accueilli par une salve de Landsman et de Meiner à n'en plus finir.» VidocqMém., 3, 262 (Tenon) - P.R.
jaune paille loc. nom. m. COULEUR - GR[85], cit. Maurois, 1926 ; GLLF, TLF, ø d.
1619 - «Ie pris la petite nuë de iaune paille auec la dentelle et les boutons d'or. Ie me fis beau et me paray comme vn Capdebioüs [...]» [J. Chapelain], trad. : [M. Aleman]Le Gueux, I, 238 (De La Mare) - P.E.
1778 - «L'ORTOLAN JAUNE (a). Aldrovande, qui a observé cette variété, nous dit que son plumage étoit d'un jaune-paille [...]» Guéneau de Montbeillard, in BuffonHist. nat., Oiseaux, 8, 14 (Sanson, 1786) - P.E.
jaune paille loc. adj. COULEUR - FEW (7, 492a), GLLF, TLF, DHR, 1607 ; DDL 40 (jaune-paille), 1613.
1605 - «Fai caca au bassin, jaune paille, mol, beaucoup.» J. HéroardJourn., 1, 563 (Fayard) - P.R.
jaune-paille adj. COULEUR - GR[85], ø d ; absent TLF. 1607, in FEW (7, 492a), correspond vraisemblablement à paille ; cf. GLLF ; n.m. : DDL 30, 1619
1613 - «Huict Trompettes ayans leurs cazaques de taffetas jaune-paille, incarnat, & gris de lin [...]» La Continuation du Mercure fr., 351 r° (Richer) - P.E.
paille n.f. ÉCON. DOM.  "tige creuse servant à boire" - R (cit.), GLLF, 1905, Gide ; Lex.[75], PR[77], ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1881 - «[...] les pailles au moyen desquelles on aspire les boissons américaines glacées [...]» E. de GoncourtLa Maison d'un artiste, t. II, 278 (Fasquelle, 1898) - M.C.E.
*1898 - « "Quant à eux, comptes-tu pour rien le plaisir de dire à leur bar, sur le coup de minuit, tout en suçant la paille d'un drink [...]»P. BourgetLa Duchesse bleue, 68 (Paris) - R.A.
*1903 - «[...] le thermomètre marquait 35 degrés au-dessus de zéro - une paille ! Je dis bien encore : 'une paille' ; j'en demandai une dans un café, sur la molesquine gluante duquel je m'affalai, une paille avec une menthe (liquide que j'élus [...] pour ses vertus rafraîchissantes [...]).» WillyClaudine s'en va, 279 (Ollendorff) - M.C.E.
paille bois de soie loc. nom. f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «[...] puis des bandes et des lames de tout genre en paille Yedda, paille plissée, paille télégraphe, en bois de soie... Les formes toutes prêtes à garnir se font en vieille paille, en paille bois de soie, en paille belge (très fine), en paille-épis, en paille Japon, en paille freluche, en paille de riz, en chanvre fin, en paillasson satiné, en paillasson picot, en paille rustique, en paille chenille ; cette dernière est une paille courte, coupée...» La Mode illustrée, 162 - A.Ré.
paille chenille loc. nom. f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «[...] puis des bandes et des lames de tout genre en paille Yedda, paille plissée, paille télégraphe, en bois de soie... Les formes toutes prêtes à garnir se font en vieille paille, en paille bois de soie, en paille belge (très fine), en paille-épis, en paille Japon, en paille freluche, en paille de riz, en chanvre fin, en paillasson satiné, en paillasson picot, en paille rustique, en paille chenille ; cette dernière est une paille courte, coupée...» La Mode illustrée, 162 - A.Ré.
paille de fer (à toi à moi la -) loc. phrast. arg.  ARG. MILIT.  - à l'escrime : E, 1833 ; "chacun sa tournée" : DDL 6, 1839 ; E, 1872 ; absent TLF.
1831 - «LE SERGENT. [...] tous ceux qu'étaient restés ils se battaient, ils se tapaient, fallait voir.... Si ce n'eût été que ça, mais ils s'envoyaient mourir.... enfin les cent coups, quoi.... Aussi voilà que c'était par trop fort de café, comme dit c't autre : il s'en montait, il s'en tombait tous les jours : à toi, à moi, la paille de fer. Ca n' pouvait pas durer.» H. MonnierScènes populaires, 274 (Levavasseur et Canel) - P.E.
paille de fer (à toi, à moi la -) loc. phrast. arg.  ARG. MILIT.  PHRASÉOL. - E, 1872 ; absent TLF.
*1839 - «Chicard, à toi et à moi la paille de ferDupeuty et VanderbuchBalochard, III, ii - B.W.
1853 - «Tout d'un coup le drapeau tombe. On se jette dessus... à toi z'à moi la paille de ferArnault et Judicis, Les Cosaques, in RigaudDict. arg. mod. - B.W.
1859 - «Paille de fer : Dans le récit d'un combat, H. Monnier fait dire à un vieux sergent : 'A toi, à moi la paille de fer'.»LarcheyLes Excentricités du langage, 639 - IGLF
paille de riz loc. nom. f. CHAPELL. - FEW (8, 425b), GLLF, 1835, Maison rustique ; TLF, cit. Beauvoir, 1958 ; R, PR[77], ø d.
Add.DDL
*1827 - «Chapeaux de paille de riz. Ces chapeaux sont formés de petites ganses plates en petites lames de bois blanc, collées les unes après les autres ; on voit combien ils doivent avoir peu de solidité : en effet, rien n'est si fragile, mais aussi rien n'est plus joli.» Mme CelnartMan. des dames ou L'Art de la toilette, 351 (Roret) - M.C.E.
paille de riz loc. nom. f. CHAPELL. - DDL 16, 1827, Mme Celnart ; FEW (8, 425b), GLLF, 1835, Maison rustique ; TLF, cit. Beauvoir, 1958 ; R, PR[77], ø d.
1817 - «Un grand chapeau d'Herbault en paille de riz, orné de six plumes blanches (et on sait avec quelle perfection Herbault pose les plumes), des brodequins en mérinos blanc, avec la laçure sur le côté, et des gants couleur chamois complétèrent la toilette la plus recherchée et la plus élégante.» Alm. de la mode paris., in Ch. SimondParis de 1800 à 1900, I, 378 (Plon) - P.E.
paille de riz loc. nom. f. CHAPELL. - FEW (7, 425b), GLLF, 1835 ; Lex.[79], ø d ; absent TLF.
Add.DDL 20 (1817)
*1821 - «Le chapeau de paille de riz exige des plumes frisées et panachées rose et blanc, lilas et blanc, ponceau et blanc, bleu et blanc. [...] Mlle Emma, âgée de 6 ans : grand chapeau à bord plat, en tissu, dit paille de riz, entouré d'un simple ruban bleu-Elodie [...]» Journ. des dames et des modes , numéro 37, 5 juill., 296 et numéro 39, 15 juill., 308 - P.E.
paille freluche loc. nom. f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «[...] puis des bandes et des lames de tout genre en paille Yedda, paille plissée, paille télégraphe, en bois de soie... Les formes toutes prêtes à garnir se font en vieille paille, en paille bois de soie, en paille belge (très fine), en paille-épis, en paille Japon, en paille freluche, en paille de riz, en chanvre fin, en paillasson satiné, en paillasson picot, en paille rustique, en paille chenille ; cette dernière est une paille courte, coupée...» La Mode illustrée, 162 - A.Ré.
paille Japon loc. nom. f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «[...] puis des bandes et des lames de tout genre en paille Yedda, paille plissée, paille télégraphe, en bois de soie... Les formes toutes prêtes à garnir se font en vieille paille, en paille bois de soie, en paille belge (très fine), en paille-épis, en paille Japon, en paille freluche, en paille de riz, en chanvre fin, en paillasson satiné, en paillasson picot, en paille rustique, en paille chenille ; cette dernière est une paille courte, coupée...» La Mode illustrée, 162 - A.Ré.
paille Monaco loc. nom. f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1827 - «Je n'ai pas compris dans cette nomenclature les chapeaux de bois, dits paille de riz ; de sparterie ; de paille d'Italie, suisse, monaco [...] Chapeaux de paille cousue et de paille Monaco Mme CelnartMan. des dames ou L'Art de la toilette , 302 et 356, sous-titre (Roret) - M.C.E.
paille télégraphe loc. nom. f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «[...] puis des bandes et des lames de tout genre en paille Yedda, paille plissée, paille télégraphe, en bois de soie... Les formes toutes prêtes à garnir se font en vieille paille, en paille bois de soie, en paille belge (très fine), en paille-épis, en paille Japon, en paille freluche, en paille de riz, en chanvre fin, en paillasson satiné, en paillasson picot, en paille rustique, en paille chenille ; cette dernière est une paille courte, coupée...» La Mode illustrée, 162 - A.Ré.
paille Yedda loc. nom. f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «[...] puis des bandes et des lames de tout genre en paille Yedda, paille plissée, paille télégraphe, en bois de soie... Les formes toutes prêtes à garnir se font en vieille paille, en paille bois de soie, en paille belge (très fine), en paille-épis, en paille Japon, en paille freluche, en paille de riz, en chanvre fin, en paillasson satiné, en paillasson picot, en paille rustique, en paille chenille ; cette dernière est une paille courte, coupée...» La Mode illustrée, 162 - A.Ré.
paille-satin n.f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1895 - «Chapeau en paille-satin. Le chapeau, fait en paille-satin brun doré, est garni de ruban de faille changeante brun doré et carmin [...]» La Mode illustrée, 141 - A.Ré.
paille-épis n.f. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «[...] puis des bandes et des lames de tout genre en paille Yedda, paille plissée, paille télégraphe, en bois de soie... Les formes toutes prêtes à garnir se font en vieille paille, en paille bois de soie, en paille belge (très fine), en paille-épis, en paille Japon, en paille freluche, en paille de riz, en chanvre fin, en paillasson satiné, en paillasson picot, en paille rustique, en paille chenille ; cette dernière est une paille courte, coupée...» La Mode illustrée, 162 - A.Ré.
tire-au-cul n.m. arg. , non conv. , péjor. CARACT. - GLLF, GR[85], DArg., 1887, d'ap. Esnault ; TLF, cit. Courteline, 1888 ; FEW (6/I, 406a), 1920, Bauche.
• tireur au cul
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1897 - «Bougre de Savoyard de tireur au cul, voulez-vous rester là et attendre vos camarades pour partir à la manoeuvre !» A. JarryLes Jours et les nuits, 137 (Mercure de France) - P.E.
tire-bouchon n.m. COIFF. - R, PR[77], cit. Nerval [1844] ; GLLF, 1852, Nerval ; L, FEW (6/I, 414b), 1872.
Add.DDL
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
*1827 - «Coiffure à cache-peigne. - Cette coiffure avait beaucoup de rapport avec la précédente [la coiffure à chou], seulement le chou était moins plat, et l'on plaçait sur le côté une grande quantité de tire-bouchons qui, retombant sur le devant, cachaient en partie le peigne, circonstance qui avait déterminé le choix de leur nom.» Mme CelnartMan. des dames ou L'Art de la toilette, 135 (Roret) - M.C.E.
*1829 - «Beaucoup de femmes portaient de ces tire-bouchons qu'on nomme anglaises [...]» Journ. des dames, 31 juill., 330, cité par Greimas, in TLF (s.v. anglais) - M.C.E.
*1835 - «Coiffée à la Sévigné, vêtue d'une robe de cachemire blanc, ornée de noeuds roses [...] La robe blanche à noeuds roses, les tire-bouchons à la Sévigné.» Balzac, La Fleur des pois, Le Contrat de mariage, 1ère journée, in BalzacEtudes de moeurs au XIXe siècle , t. II, 76 et 92 (Mme Charles-Béchet)orig. du Contrat de mariage - M.C.E.
*1838 - «Elle avait les joues encore fraîches [...], des tire-bouchons très-éveillés aux tempes [...]» BalzacLa Maison Nucingen, [à la suite de] La Femme supérieure, t. II, 254 (Werdet) - M.C.E.
*1843 - «Devant, des bandeaux ou des tire-bouchons, selon que la physionomie l'exige [...]» Le Moniteur de la mode, 30 juill., 90 - M.C.E.
tire-bouchon n.m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1970 - «Les différents types de broches à vis, pleines ou tubulaires, ont marqué un pas important dans les moyens de protection. Ils sont très largement utilisés mais toutefois, il convient d'employer avec discernement les tire-bouchons d'un usage si pratique, mais qui sont parfois assez fragiles.» La Montagne et alpinisme, numéro 78, juin, 301 - C.T.
tire-bouchon n.m. COIFF. - DDL 16, TLF, 1827, Mme Celnart ; GLLF, 1852, Nerval ; L, FEW (6/I, 414b), 1872 1805, in GR[85], concerne la loc. en tirebouchon ; cf. DDL 20
1821 - «[...] aussi, n'entendez-vous que ces mots : mes cheveux ne frisent pas. Cependant la mode n'exige qu'un demi-tour ; il ne s'agit plus ni de tirebouchons, ni d'anneaux.» Journ. des dames et des modes, numéro 49, 5 sept., 392 - P.E.
tire-bouchon (en -) loc. adv. COIFF. - FEW (6/I, 414b), 1835, Acad. ; GLLF, 1852, Nerval ; R, cit. Balzac ; L, DG, PR[77], ø d.tire-bouchon : DDL 16, 1827, Mme Celnart ; R, PR[77], cit. Nerval [1844] ; GLLF, 1852, Nerval ; L, FEW, 1872.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1805 - «Les cheveux lisses, dégageant la tempe droite, et passant en large bandeau sur le front, pour descendre en tirebouchon sur l'oreille gauche, formaient la très grande majorité des coiffures.» Journ. de l'Empire, in Ch. SimondParis de 1800 à 1900, I, 120 (Plon) - P.E.
tire-bouchonner v.tr. ESPACE/LIEU/FORME - PR[73], 1869 ; ND3 (ø indic. gramm.), 1872.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1819 - «J'ai parlé des coëffeurs de femmes, comme pour prendre un détour et me donner les tems de la réflexion. Frédéric, Hyppolite, Plaisir et quelques autres ont été nommés comme très-habiles dans l'art de tondre ou de papilloter, de tresser ou tirebouchonner les mêches cendrées ou dorées de nos élégantes [...]» Journ. des dames et des modes, 5 févr., 50 - P.Z.
tire-bras adj. ALP. - RSp., GR[85], 1970, Gautrat ; absent TLF.
1966 - «Après quelques autres passages tout en finesse, nous remontons pendant plusieurs longueurs de corde une cheminée vicieuse, très tire-bras, dans laquelle nous utiliserons tous les coincements de genoux et d'épaules possibles, tantôt extérieure, tantôt tarabiscotée et rentrante elle nous donne le sentiment soit d'évoluer sans appui réel sur du blanc dilué de bleu, ou, comme tel crabe malhabile et coincé, de ne plus pouvoir nous dégager d'une anfractuosité.» La Montagne et alpinisme, numéro 57, avr., 240 - C.T.
tire-cartouche n.m. ARME - Ls, GLLF, 1876 ; FEW (6/I, 415a), 1877 ; TLF, cit. Dict. 19e ; Lex.[75], ø d.
1867 - «Dans le Fisbery, qui est un fusil à tabatière et à renversement, le tonnerre se relève et permet de placer la cartouche, comme dans l'Albini ; mais le tire-cartouche, la lame qui fait ouvrir la batterie sont spéciaux [...]» Exposition universelle de 1867 à Paris, Rapports du jury international, IV, 490-1 (Dupont) - P.E.
tire-chiffon, tire-chiffons n.m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1931 - «Si un objet ou effet apparaît dans la masse neigeuse (coiffure, lunettes à neige, gants) et si on ramène un morceau d'étoffe avec le tire-chiffons qui est à l'extrémité de la sonde [...] ouvrir en ce point une tranchée. [...]Des sondes ou lances à avalanche (lances de fer creux terminées par une pointe mousse ou mieux par un tire-chiffon) et des hoyaux à neige sont disposés dans les postes de vallée et de montagne". » La Montagne, numéro 231, mars-avr., 111 et 113 - C.T.
tire-d'imagination (à -) loc. adv. plais. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1902 - «Et parce qu'un toast, brûlé et noirci, parfume la chambre de créosote et de charbon frais, me voici partie, à tire-d'imagination, vers Montigny, vers la cheminée à hotte... Je crois voir, je vois Mélie y jeter un fagot humide [...]» Colette, Claudine en ménage, in ColetteOeuvres, vol. 1, 332 (Flammarion, 1960) - M.C.
tire-fesse, tire-fesses n.m. non conv. SKI - Lex.[79], DMC, RSp., GR[85], v.1960 ; GLLF, 1967.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1960 - «Bruno, durant une petite semaine, put se suspendre au tire-fesse et savonner la piste [...]» H. BazinAu Nom du fils, 173 - P.W.
tire-l'oeil n.m. PERCEP. - absent TLF.
Add.DDL :
*1886 - «[...] un homme comme tout le monde, sans une taie, une bosse, un tire-1'oeil, n'aurait pas fait son affaire.» VallèsL'Insurgé, 76 (Ed. fr. réunis, 1950) - B.N.
tire-l'oeil n.m. PERCEP. - FEW (6/I, 406b), GLLF, 1879, A. Daudet ; DDL 1, PR[77], 1886, Vallès.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1879 - «Evidemment, c'est imagé, et des écrivains peuvent tirer un parti extraordinaire de cette façon de relater des choses. Ce tire-l'oeil plaît à tous ceux qui aiment mieux voir que penser. Ceci, c'est le réalisme littéraire.» L'Ecole des femmes, 23 oct., 195b - G.S.
tire-la-langue n.m. non conv. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1976 - «[...] les skieurs, ah ah ! c'est ma bête-à-souffrir le skieur, faut bien être méchant avec quelqu'un ! Je me coltine plus très souvent les gares, mais les rentrées des neiges et ce genre de festivités en plein janvier du tire-la-langue, bon j'y vais, mais je prends pas les skis !» V. ThérameLa Dame au bidule, 153 (Ed. des Femmes) - K.G.
tire-laine n.m. CRIMES "voleur" - TLF, v. 1600, d'apr. Esnault ; FEW (6/I, 415a), 1611, Cotgr. tirer la laine : BEI, 1640, Oudin
1584 - «[...] il n'y a point de lieu où les coupeurs de pendans, les matois et les tire-laine ayent tant d'impunité et de vogue qu'à Paris.» F. d'Amboise, Les Neapolitaines, in Ancien théâtre français, VII, 324 (Jannet, 1855-57) - P.E.
tire-lait n.m. PHARM. - TLF, 1844, Dorvault ; PR[72], 1924 ; FEW (6/I, 415a), 1933, Lar. ; ND2, 20e.
*1878 - «Pendant deux mois, matin et soir, la mamelle gauche était soumise à des succions au moyen du tire-lait de Mathieu.»Journ. de méd. et de chir. pratiques, XLIX, 27 - C.H.
tire-lait n.m. PHARM. - DDL 8, 1878 ; PR[73], 1924 ; FEW (6/I, 415a), 1933, Lar. ; ND3, 20e.
Corr. et compl.TLF (mêmes réf., 1844)
1850 - «Tire-lait ou biberette... 6 fr.» DorvaultL'Officine, 912 (Labé) - P.E.
tire-monde n.f. non conv. MÉD.  MÉTIER "sage-femme" - TLF (madame Tire-monde), cit. Vidocq, 1828-29 ; FEW (6/III, 219b), Saint-Fargeau [1862-64].
Add.DDL :
*1838 - «Sage-femme... Tire-monde Moreau-Christophe, in Dict. de la conversation et de la lecture, 60 (s.v. argot) - J.Ho.
tire-monde n.f. MÉD.  MÉTIER "sage-femme" - TLF (madame -), cit. Vidocq, 1828-29 ; DDL 31, 1838 ; FEW (6/III, 219b), Saint-Fargeau [1862-64].
1752 - Dict. univ. de Trévoux - R. L. rom., 53, 244.
1786 - LerouxDict. comique, II, 525aussi dans : Boiste, 1800 ; Landais, 1834 - R. L. rom., 53, 244.
tire-skis n.m. SKI - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1917 - «Que l'on emploie les 'tire-skis' du commerce ou de simples ficelles, il faudra toujours veiller à ce que les skis soient liés l'un à l'autre par une ligature supplémentaire indépendante.» H. Faes et P.-L. MercantonLe Man. du skieur, 16-17 (Lausanne, Impr. réunies) - M.J.
tirebouchonner, tire-bouchonner v.tr. RELAT.  "fig. : extirper" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
*1863 - «L'académicien [...] prédisait que l'abbé Gratry, qui s'était laissé, avec tant d'innocence, tire-bouchonner par M. Villemain une promesse qu'il croyait si bien tenir, devait renoncer à l'Académie tout le temps qu'il y aurait des Orléanistes à placer, et il y en aura toujours !» Barbey d'AurevillyLes Quarante médaillons de l'Académie, 121 (Pauvert) - P.E.
tirebouchonné, tire-bouchonné adj. ESPACE/LIEU/FORME - FEW (6, 414b), 1874, Flaubert ; Ls, ø d -er : ND2, 1872 ; FEW, 1881
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1843 - «Les notes sont représentées s'échappant du clavier sous forme de fusées et de spirales capricieusement tirebouchonnéesGautierL'Orient, Le haschisch, II, 55 (Fasquelle) - A.R.-J.De.
tirebouchonné, tire-bouchonné adj. ESPACE/LIEU/FORME - DDL 6, 1843, Th. Gautier (autre texte) ; FEW (6/I, 414b), 1874, Flaubert ; Ls, ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1843 - «On ne met pas ici de buis bénit dans les chambres, mais de grands rameaux en forme de palmes, tressés, nattés et tire-bouchonnés avec beaucoup d'élégance et de soin.» Th. GautierVoy. en Espagne, 61 (Julliard) - P.E.
*1847 - «Leur chevelure est fine, noire, épaisse et très-flexueuse, car elle tombe en mèches tirebouchonnées LessonSuppl. aux oeuvres de Buffon, 80-81 (Lévêque) - P.E.
*1862 - «Tout récemment, un jeune artiste américain, M. Whistler, exposait [...] ; merveilleux fouillis d'agrès, de vergues, de cordages ; chaos de brumes, de fourneaux et de fumées tirebouchonnées [...]» BaudelaireCuriosités esthétiques, Peintres et aquafortistes, 413 (Garnier) - P.E.
tirer : tire ! / tirez ! interj. RELAT. "/pour chasser qqn/" - ø t. lex. réf. ; absent TLF./pour chasser les chiens/ : TLF, ø d
1579 - «Va à la male heure, va là haut, tire, que je t'aille desabiller.» P. de Larivey, Le Morfondu, in Ancien théâtre français, V, 320 (Jannet, 1855-57) - P.E.
1654 - «C'est en bon baragouïn, tire, passe sans flus, / Abandonnez cét huis, & n'y reuenez plus [...].» Fr. Tristan [L'Hermite]Le Parasite, 90 (Droz, STFM, 1934) - P.E.
1697 - «[...] cadedis tirez, Monsieur Rapineau, tirez. Mr RAPINEAU. Monsieur... CLITANDRE. Disparoissez & promptement [...].» DancourtLes Oeuvres, Le Retour des officiers, IV, 252 (Ribou, 1729) - P.E.
1698 - «[...] j'entendois toûjours : Tirez, Bourgeois, fy les vilains, à la boutique. Cela n'est point plaisant à essuier au moins.» F. Dancourt, Les Curieux de Compiègne, in F. DancourtLes Oeuvres, IV, 294 (Ribou, 1729) - P.E.
tirer à la courte paille loc. verb. US ET COUT. - FEW (7, 493a), 1666, La Fontaine ; L, La Fontaine ; TLF, cit. Sand, 1849 ; DG, PR[67], ø d.
• tirer la courte paille
 
1840 - «Voyons, tirons la courte paille Carmouche et Laloue, Les Invalides, xv, in Répertoire dram., IV (Henriot-Beck) - T.W.
vin de paille loc. nom. m. OENOL. "vin liquoreux fait avec des raisins passerillés (autrefois mis à passeriller sur de la paille)" - TLF, cit. Brillat-Savarin, 1825 ; FEW (7, 492a), GLLF, DHR, 1835, Acad.
1801 - «Il est des qualités de vin qu'on ne peut obtenir qu'en laissant dessécher sur le cep les raisins qui doivent le fournir. [...] En Touraine, et ailleurs, on fait le vin de paille, en cueillant les raisins par un tems sec et un soleil ardent ; on les étend sur des claies, sans qu'ils se touchent ; on expose ces claies au soleil, et on les enferme lorsqu'il est passé ; on enlève avec soin les grains qui pourrissent ; et lorsque le raisin est bien fané, on le presse et on le fait fermenter.» A. ChaptalTraité théorique et pratique sur la culture de la vigne avec l'Art de faire le vin, t. 2, 38 (Chez Delalain) - M.C.
1817 - «On fait encore à Tain une espèce particulière de vin blanc, appelé vin de paille de l'Ermitage. Feu MM. Mure et Jourdan firent les premiers essais, il y a environ 60 ans, d'après les procédés en usage sur le Rhin, qui consiste à choisir les meilleurs raisins et à les faire sécher, soit sur la paille, soit en les tenant suspendus pendant un mois [...] après quoi on les égrappe et en les soumettant au pressoir. [...] M. Jourdan et quelques autres [...] ont renouvelé la première épreuve plus en grand et le vin de paille de l'Ermitage a été considéré de plusieurs cours de l'Europe comme l'un des meilleurs vins de liqueur du monde. Les petits spéculateurs qui détruisent tout, en voulant tout imiter [...] livrent à l'étranger ce vin, bon ou mauvais, dans son état de fermentation, c'est-à-dire trois ans après la vendange [au lieu de huit ou neuf], de manière que ce prétendu vin de paille rend très difficile le placement de celui qui est véritablement exquis, en faisant douter de sa supériorité.» Note de l'éditeur, in DelacroixEssai sur la statistique du département de la Drôme, 395 (Valence, impr. J. Montal) - J.Hé.