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avoir : ce qu'on a dans la tête, on ne l'a pas ailleurs/autre part loc. phrast. non conv. CARACT. - BEI (quand il a quelque chose à la tête, il ne l'a pas au cul), 1640, Oudin ; absent TLF.
1739 - «[...] ce que la Grifaude avoit à la tête, voyez-vous, elle ne l'avoit pas autre part ; vaudroit autant prêcher une mule qu'une fille, quand elle a pris sa quinte [...]» [Caylus]Les Ecosseuses, 20 (Oudot) - P.E.
1813 - «BANCROCHE [...] si je profitions d' ça pour le r'tâter sur not' mariage... p't être ben... MARITORNE. Ah ! ben oui, c' que mon père a dans la tête, il ne l'a pas ailleurs, et avec sa manie de me marier à queuqu'un d' cossu, d'hupé, de conséquence enfin, il n' vous reste plus qu'à prendre votre sac et vos quilles.» Désaugiers, Brazier, MerleMonsieur Croque-Mitaine, 10 (Barba) - P.E.
bague (aller comme une - à un chat) loc. verb. non conv. ORGANISATION/RELATION - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
av. 1750 - «Ils veule me fere de la cademie ; sela m'iret come une bage a un chas M. de Saxe, in Lar. GDU, XIV, 303a - P.E.
1798 - «[...] aussi j' dis j'en va porter le deuil, ça m'ira comme une bague à un chat ; mais c'est égal, faut représenter pour faire honneur à la défunte.» TestardLa Bible à ma tante, 8 (Paris) - P.E.
casse-tête n.m. JEUX - FEW (2, 1431a), TLF, PR[77], 1829, Boiste ; L, R, ø d. casse-tête chinois : PR[77], 1829 ; TLF, 1833, Balzac ; FEW (2, 1431a), GLLF, 1834, Landais ; L, F. Wey ; DG, R, lex., ø d.
1818 - «[...] pour servir également de clé aux nombreux possesseurs de casse-têtes russes, chinois, français, etc. [...] Il paraît qu'il faudra s'abonner à l'apparition d'un Casse-tête, comme à celle d'un Plan de finances, tous les matins.» Petite chronique de Paris, année 1818 , 33, 9 févr. et 62, 2 mars (Eymery et Corréard) - P.E.
casse-tête n.m. ARME "massue" - FEW (2, 1431a), GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], 1762, Acad. ; L, cit. Volt. ; DG, ø d.
Add.DDL :
*1756 - «[...] une petite hache qu'on nomme casse-tête [...] Le prisonnier [des Indiens du Canada], attaché à un arbre, se laisse assommer à coups de casse tête, sans sourciller.» Journ. étranger, mars, 141 - P.E.
casse-tête n.m. ARME "massue" - DDL 31, 1756, Journ. étr. ; FEW (2, 1431a), GLLF, DHR, 1762, Acad. ; TLF, cit. Verne, 1868.
1732 - «Tu te trompes, lui répondit le sauvage : ce n'est point la mort qui m'afflige et m'empêche de chanter. Je suis plus brave que toi. Regarde mon casse-tête 1 ; tu y verras les marques de cinquante-cinq ennemis que j'ai tués [...] [Note : 1. Espèce de massue recourbée par le bout, et un peu coupante dans sa convexité].» A.R. LesageLes Aventures de Beauchesne capitaine de flibustiers, 23 (Phébus, 1991) - P.E.
casse-tête n.m. ARME "massue" - DDL 31, 1756, Journ. étr. ; FEW (2, 1431a), GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], 1762, Acad. ; L, cit. Volt. ; DG, ø d.
• casse[-]teste
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF
v. 1682 - «Cependant vingt de ces Sauvages armez de fusils, de haches, d'arcs, de flesches et d'une espèce de massue qu'on appelle casse-teste, s'approchèrent du lieu ou estoit le sieur de La Salle [...].» In P. Margry (éd.)Découvertes et établissements des Français dans l'ouest et dans le sud de l'Amérique septentrionale, t. 1, 453-4 (Paris, Maisonneuve, 1879) - TLFQ
1689 - «[...] [le dénommé Gros-Vin] prit querelle avec un au'e sauvage Auquel Il donna un coup de Casse teste par la temple de Loeuil Avec L'equel Il Lestendit a demy mort dans La place.» In R. L. SéguinLa vie libertine en Nouvelle-France au XVIIe siècle, vol. 1, 88 (2e éd., Montréal, Fides, 1972) - TLFQ
casse-tête n.m. ARME "massue" - DDL 31, 1756, Journ. étr. ; FEW (2, 1431a), GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], 1762, Acad. ; L, cit. Volt. ; DG, ø d.
• casseteste
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1691 - «Comme l'on avoit envoyé à la découverte, un Sauvage de nos alliez rapporta qu'il avoit trouvé l'armé & que s'estant glissé adroitement il [un Sauvage] avoit jetté trois cassetestes dans leur Camp [...].» Chr. Le ClercqEtablissement de la foy dans la Nouvelle France, t. 2, 412 (Paris, Amable Auroy) - TLFQ
casse-tête n.m. ARME "massue" - DDL 31, 1756, Journ. étr. ; FEW (2, 1431a), GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], 1762, Acad. ; L, cit. Volt. ; DG, ø d.
• cassetête
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1703 - «Ecoute, Onnontio, nos femmes avoient pris les Cassetêtes, nos enfans & nos viellards portoient l'arc & la fléche à ton Camp, si nos Guerriers ne les eussent retenus & désarmez lorsque ton Ambassadeur Akouessan parut à mon Village [...].» Nouveaux voyages de Mr. le baron de Lahontan, t. 1, 52 (La Haye, Frères L'Honoré) - TLFQ
1745 - «Pour La batisse d'une Cabane d'hivernement 1°... 2. grosses haches... 2°... 2. cassetêtes... 3° une Tille... 4° une Pioche... 5° un Couteau-croche 6° un Tarriere... 7° une grosse vrille, et une petite... 8 Q.[uelques] clous.» P. Potier, in P.W. Halford (éd.)Le français des Canadiens à la veille de la Conquête, 86 (Les Presses de l'Université d'Ottawa, 1994) - P.H.
casse-tête n.m. ARME "massue" - DDL 31, 1756, Journ. étr. ; FEW (2, 1431a), GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], 1762, Acad. ; L, cit. Volt. ; DG, ø d.
Add.DDL 47 (1732, Lesage)
*1738 - «Ces Barbares, autrefois au lieu de hache, se servoient de leur massuë ou Casse-tête. Cette masse d'armes étoit faite d'une racine d'arme ou d'un autre bois fort dur, de la longueur de deux pieds ou de deux pieds-&-demi tout au plus, équarri sur les côtés & élargi ou arrondi à son extrémité, qui étoit courbe & de la grosseur du poing.» Cl. Le BeauAvantures du Sr. C. Le Beau, vol. 1, 295-6 (Amsterdam, Chez Herman Uytwerf) - TLFQ
casse-tête (filet de -) n.m. MAR.  "filet" - FEW (23, 97b), 1933, Lar. ; absent TLF.casse-tête : FEW (2, 1431b), 1834, Landais ; L, DG, ø d.
1833 - «C'était un bien bon navire que le vieux vaisseau l'Aquilon, mouillé depuis de longues années dans la rade de Brest, où il pourrissait fièrement avec ses mâts de perroquets à flèche, son ourse et ses filets de casse-tête E. CorbièreLa Mer et les marins, part. V, ch. 9, 283 - R.R.
1929 - Lar. 20e - R.R.
casse-tête chinois loc. nom. m. JEUX - PR[77], 1829 ; TLF, 1833, Balzac ; FEW (2, 1431a), GLLF, 1834, Landais ; L, F. Wey ; DG, R, lex., ø d.
1818 - «Le Casse-tête chinois vient de fournir à l'infatigable Martinet un sujet assez plaisant de caricature.» Petite chronique de Paris, année 1818, 6, 5 janv. (Eymery et Corréard) - P.E.
1820 - «C'est-à-dire [...] que si, par exemple, vous parlez au peuple de la déclaration solennelle d'un jeune ex-ministre, touchant la proposition de M. B....y, le peuple songera d'abord au temps du mobile Kaléidoscope ; que si vous lui rappelez les mystères de Mme Manson, il reviendra à l'époque du casse-tête chinois ; ou enfin, que si vous l'entretenez du grand secret de M. B...n, il se souviendra premièrement des jongleries de Cornélius-Zakayonta.» Hugo, in Le Conservateur litt., t. 1, part. 2, 71-72 (Hachette) - P.E.
1825 - «Amélie est venu [sic] se mettre assez près de moi ; elle a pris un jeu chinois (casse-tête) et, après l'avoir essayé, elle me l'a remis entre les mains en m'engageant à débrouiller l'énigme qu'il présente.» E.-J. DelécluzeJourn., 239 (Grasset) - P.E.
chat n.m. FOURRURE  "fourrure d'épaule" - FEW (2, 515a), 2e moitié du 18e ; absent TLF.
1790 - «Chat de renard de Sibérie, qui se lie sur le dos [...]» Journ. de la mode et du goût, 15 déc. - Hellegouarc'h, 173.
1791 - «Chat de petit-gris, noué avec un ruban nakara [...]» Journ. de la mode et du goût, 25 févr. ; cf. 5 mars, 15 déc. - Hellegouarc'h, 173.
1792 - «Sur le col, un chat de pareille peau [...]» Journ. de la mode et du goût, 1er mars - Hellegouarc'h, 173.
chat n.m. JUST. "sorte de fouet" - ø t. lex. réf. ; absent TLF. chat à neuf queues : FEW (2, 519b), DHR, 1845, Besch. ; TLF, ø d
1792 - «Il gagna avec quelque argent des matelots qui se chargèrent de cet exploit, et promirent d'endurer toutes les tortures des battogues et du chat (espèce de fouet) plutôt que de s'avouer coupable ou de le dénoncer. [...] Le chat est une baguette à laquelle sont attachées de petites lanières, dont on frappe le dos nud de ceux de qui l'on veut tirer quelque aveu : c'est le châtiment le plus ordinaire dans le service de mer.» Anecdotes intéressantes et secrètes de la cour de Russie , t.1, 197 et t.2, 252 (Buisson) - M.C.
chat (... pas un -) loc. phrast. non conv. MESURE "(il n'y a) personne" - DDL 19, 1776, Mme Rolland ; TLF et DHR (ne pas trouver un chat), av. 1778, Volt. ; GR[85], cit. Daudet, 1869 ; GLLF, cit. Daudet ; DEL, cit. Queneau, 1943 Volt., in FEW (2, 515a), correspond à ne pas trouver un chat ; cf. TLF
1736 - «[...] car il n'y passa pas un chat, je n'y aperçus seulement pas un lièvre.» MarivauxLe Télémaque travesti, 282 - FXT
1737 - «Vous êtes tout seul de votre compagnie, et je ne vois pas un chat à vos trousses.» LesageHist. de Gil Blas, 1080 - FXT
chat (avoir un - dans la gorge) loc. verb. non conv. SANTÉ "être enroué" - FEW (2, 515a), TLF, DHR, 1835, Acad. ; BEI, 1863, Littré ; GLLF, DEL, ø d.
1829 - «[...] deux prêtres en vigiles auprès du cercueil, récitent les litanies des morts. [...] - Tu vois pas qu'il y en a un qui dort, il ronfle de bon coeur. - Il fait le serpent [ancien instrument de musique d'église] pendant que l'autre dit ses prières. - [...] tenez, mes amis, c'est l'autre qui se réveille ; écoutez donc, il a un chat dans la gorge ; il entonnerait mieux une bouteille de Bordeaux [qu'un psaume].» VidocqMém., 4, 208 (Tenon) - P.R.
chat (c'est le - !) loc. phrast. non conv. , iron.  PHRASÉOL. - FEW (2, 515b), 1845, Besch. ; L, ø d ; TLF, cit. Mirbeau, 1900 ; DG, R, GLLF, ø d.
1799 - «Savez-vous, monsieur mon neveu, que vous êtes un impertinent. - Je suis vrai, mon cher oncle. - Non, je dis, je n'ai pas d'esprit, c'est le chat : allez, monsieur, allez tailler vos plumes, et, quand j'aurai rêvé deux heures à cela, vous viendrez écrire ce que je vous dicterai [...]» Pigault-LebrunMon Oncle Thomas, IV, 167 (Barba) - P.E.
1800 - In titre : C'est l' chat, chanson nouvelle. In C. PierreLes Hymnes et chansons de la Révolution, numéro 2103* (Impr. nat.) - P.E.
1800 - «[...] que j'aie la parole à mon tour, je n'aime pas parler, non, c'est le chat et je vas leur ouvrir les yeux à tous.» Le Grand départ du père Duchêne, in [R.F. Lebois]Le Père Duchêne, [numéro 10], 5 - P.E.
1801 - «FUMERON. Crois-tu qu' ça m' fasse ben plaisir, d' te surprendre, comme ça, le matin, en rendez-vous avec ma fille ? POMMADIN. Moi ? FUMERON. Non, c'est le chat. POMMADIN. Je n' sais pas si c'est l' chat, mais c' n'est pas moi toujours.» MartainvilleL'Intrigue de carrefour, 9 (Barba) - P.E.
1802 - «On ne dit plus : c'est le chat! c'est le chinois ! c'est le etc., Tiercelin dit, dans Quel est le plus ridicule ? je ne suis pas bien tourné, non, c'est la colonne !» Guères de trois, 69-70 (Guérin) - P.E.
chat (c'est le - !) loc. phrast. iron. , non conv. PHRASÉOL. - DDL 19, 1799, Pigault-Lebrun ; FEW (2, 515b), 1845, Besch. ; L, DG, ø d ; TLF, cit. Mirbeau, 1900 ; GLLF, GR[85], ø d.
• c'est le chat qui ...
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1799 - «VIRGINIE à Jocrisse. Mais aussi, tu te corrigeras... JOCRISSE. Non, c'est le chat qui se corrigera.» HenrionLe Mariage de Jocrisse, 9 (Tiger) - P.E.
chat (entendre - sans dire/qu'on dise minon) loc. verb. PROVERBE "entendre à demi-mot" - FEW (6/II, 96a), 1611, Cotgr. ; BEI (j'entends bien minon sans dire chat), 1640 ; TLF, Littré.
Compl.L, Hu (même texte, ø d)
1587 - «Ce compere, qui entendoit bien chat sans dire minon : 'Mes amis, respondit il [...]» Cholières, Les Après-dînées, in CholièresOeuvres, II, 217 (Jouaust) - P.E.
chat (parler -) loc. verb. plais. EXPRESS. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1901 - «Et j'emmène mon oncle dans ma chambre, ravie de voir qu'il apprécie le lit-bateau, et la vieille perse, et mon cher vilain petit bureau. Adroitement, il tripote et gratouille le ventre sensible de Fanchette, et lui parle chat d'une ingénieuse façon. Sûr, quoi qu'en dise Marcel, c'est quelqu'un de bien ! [...]» Colette, Claudine à Paris, in ColetteOeuvres, vol. 1, 205 (Flammarion, 1960) - M.C.
chat (pas un -) loc. adv. non conv.  MESURE  "personne" - TLF, av. 1778, Volt. ; FEW (1, 515a), Volt. ; R, GLLF, PR[77], cit. Daudet ; L, DG, ø d ; DELF, cit. Queneau ; Lex.[75], ø d.
Add.DDL :
*1776 - «Elle a une fille de quatorze ans, qu'elle élève de son mieux [...] Je voudrais la placer ; mais je ne vois pas un chat Mme RolandLet., nouv. série, I, 544 (Impr. nat.) - P.E.
chat (pas un -) loc. adv. non conv. MESURE "personne" - DDL 19, 1776, Mme Roland ; FEW (1, 515a), Volt. ; BEI, 18e ; TLF, cit. Stendhal, 1836 ; L, ø d ; GLLF, GR[85], cit. A. Daudet ; DEL, cit. Queneau.
v. 1714 - «Combien croyez-vous, mon fils, que je demeurai là ? dix mois entiers ; car il n'y passa pas un Chat, et je n'y aperçus seulement pas un Lièvre.» MarivauxLe Télémaque travesti, 282 (Droz) - P.E.
1768 - «M. LE MAIRE. Dites donc s'il est venu ici quelqu'un depuis que je vous ai quitté. M. RAPHAEL. Non, Monsieur, il n'est pas venu un chat [Carmontelle]Proverbes dramatiques, II, 187 (Poinçot) - P.E.
chat (réveiller le - qui dort) loc. verb. PROVERBE "fig." - ø t. lex. réf. ; absent TLF. ne pas/sans - : L, 15e, Ch. d'Orléans ; GLLF, TLF, GR[85], ø d
1531 - «Gallico prouerbio dicitur, Tu reueille le chat qui dort. Id est, tu ramentois vne chose passee, & de la quelle nest nulle memoire.» R. EstienneDictionarium, 282 v° - P.E.
chat (réveiller le - qui dort) loc. verb. PROVERBE "fig." - ø t. lex. réf. ; absent TLF. ne pas/sans - : L, 15e, Ch. d'Orléans ; GLLF, TLF, GR[85], ø d
• éveiller le chat qui dort
  - BEI, 15e ; GLLF, ø d ne pas - : TLF, cit. Gourmont, 1899 ; GR[85], ø d
Corr. et compl.DEL (mêmes réf., ø d ; réveiller -)
1546 - «[...] en proverbe l'on dict : [...] esveigler le chat qui dort RabelaisLe Tiers livre, 114 (Droz) - P.E.
chat (à bon - bon rat) loc. prov. PROVERBE - BEI, 1606 ; FEW (2, 515a), 1611, Cotgr. ; L, Les Caquets de l'accouchée ; DEL, cit. Scarron [1645] ; GR[85], cit. Regnard [1697] ; TLF, cit., 1883 ; Hu, GLLF, ø d.
1596 - «A bon chat, bon rat : ce ne sont icy encor les reuers du Guysard, qui estoient sans retour, car l'un est despendant de l'autre [...]» R. MortierLe "Hochepot ou Salmigondi des folz", 108 (Bruxelles, Palais des Académies) - P.E.
chat (éveillé comme un - qu'on ...) loc. adj. non conv.  CARACT.  "rusé" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1587 - «[...] encores que de nom soyez esueillé, et que par effect ayez les yeux ouuerts, comme un chat qu'on chastre, si dormez vous dans l'ame [...]» CholièresLes Après-disnées, 6 verso (Richer) - P.E.
v. 1610 - «RAMUS. Puisque je vous vois ententif, aussi éveillé qu'un chat qu'on fesse, vous le saurez.» Béroalde de Verville, Dessein, in Béroalde de VervilleLe Moyen de parvenir, I, 51 (Delarue) - P.E.
1623 - «Bref, iour et nuict ce vieux Pourtraict / Eueillé comme vn chat qu'on fesse, / Ne parle rien que de Maistresse [...]» J. AuvrayLe Banquet des muses, 114 (Ferrand) - P.E.
1640 - «esueillé comme vn Chat qu'on foüette .i. fort fin, fort rusé, qui prend bien garde à ses affaires. vulg.» OudinCuriositez fr., 87 (Slatkine) - P.E.
chat de gouttière (laid comme un -) loc. adj. VALEUR - ø t. lex. réf. ; absent TLF. chat de gouttière : TLF, 1694, Acad. ; GLLF, fin 19e ; GR[85], ø d.
1595 - «Non, dict Roger, n'usez point de charmes, mon bel ami, et si il estoit laid comme un chat de goutiere, je n'ay envie de voler si haut [...]» Nouv. des régions de la lune, in Satyre Menippée, 319 (Charpentier) - P.E.
chat-huant n.m. INJURE - TLF, cit. Sand, 1853.
Add.DDL :
*1800 - «Mad. LATAILLE. Et, si je préfère Gobelin, vous n'y trouverez pas à redire ? DUBUIS. Pour le moment ; mais, après la noce, gare les gnoles : une dégelée pour le chat-huant, c'est sûr. GOBELIN. Le joli faisan !» Gouffé et DuvalCri-Cri, 15 (Barba) - P.E.
*1812 - «DUROULEAU. Veux-tu te taire, maudit chat-huant. VOL-AU-VENT. Dites donc, mam'selle Briochette, il m'appelle chat-huant BrazierVol-au-vent, 21-22 (Masson) - P.E.
chat-huant n.m. INJURE - DDL 32, 1800, Gouffé et Duval ; TLF, cit. Sand, 1853.
1738 - «GILLE. La fievre te serre, Monsieur Cassandre ; je ne connois rien de si malheureux, de si corbeau, de si chat-huant que vous.» Fagan, Isabelle, in FaganThéâtre, IV, 395 (Duchesne) - P.E.
cheveux (faire dresser les - sur la tête) loc. verb. non conv.  AFFECT.  "fig." - L, DG, R, Fénelon ; DELF, cit. Zola ; TLF, cit. Claudel, 1947 ; GLLF, Lex.[75], PR[77], ø d.
• faire dresser les cheveux en la tête
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF.- à la tête : TLF, av. 1630, D'Aub. ; L, DG, cit. Pascal
1577 - «[...] mettant en risee les choses qui luy deuoient faire dresser les cheueux en la teste, si son sexe, son aage, et sur tout la crainte de Dieu l'eust accompagnee de quelque honnesteté.» Le Tocsain, 29 verso - 30 recto (Martin) - P.E.
1578 - «CELT. Voulez vous que je vous die la vérité, monsieur Philausone ? vous me faites dresser les cheveux en la teste, en me tenant tels propos.» H. EstienneDeux dialogues du nouv. langage françois italianizé, II, 228 (Lemerre) - P.E.
chien (comme - et chat), chiens (comme - et chats) loc. adv. non conv.  RELAT. - L, Chron. du siège d'Orléans ; FEW (2, 515a), TLF, 1690, Fur. ; DG, ø d ; R, cit. Loti ; GLLF, Lex.[75], PR[77], DELF, ø d.
*1649 - «Parens de parens enuieux / S'entremangent le blanc des yeux ; / Le Beau-pere frotte son Gendre, / Qui le voudroit auoir vu pendre ; / Les Freres toûjours en debats / S'accordent comme chiens et chats ; / Le Fils au Pere fait la guerre, / Et le veut voir cent pieds sous terre [...]» [L. Richer]L'Ovide bouffon, I, 17 (Quinet) - P.E.
chit-chat n.m. d'apr. angl. RELAT.  VIE SOC.  "rumeur" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1836 - ChateaubriandEssai sur la litt. angl., 259 - Mackenzie, I, 212.
1843 - «Un chit-chat d'outre-Manche parvenu jusqu'à nous nous a paru digne d'obtenir une petite place dans cette Chronique La Chronique, Revue universelle, II, 138 - J.Hé.
chit-chat n.m. d'apr. angl. RELAT.  VIE SOC. "rumeur" - DDL 22, 1836, Chateaub. ; absent TLF.
• tchitt-(t)chatt
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1832 - «Tchitt-Tchatts. Ce mot anglais exprime tout ce qui, dans la conversation se dit sans garantie, sans importance [...] Voyons donc quels sont les tchitts-chatts que les jaseries du jour mettent en circulation.» Brid'oison, n° 1, 17 janv., 3 - P.E.
corbillard (avoir / faire une tête / gueule ... à caler les roues de -) n.f. non conv. CARACT. "visage sinistre" - TLF, cit. Carabelli ; BEI, mil. 20e ; GR[85], DEL, ø d.
1901 - «LAID [...]Gueule, poire ou tronche à caler les roues de corbillard [...].» A. BruantL'Argot au XXe siècle, 290 - Ch.Be.
1911 - «Ce n'est pas une raison pour que tu fasses une tête à caler les roues de corbillard...» N. CasanovaLe Journ. à Nénesse, 120 (Ollendorff) - P.R.
coûter les yeux de la tête loc. verb. non conv.  ARGENT - FEW, Balzac ; PR[67], TLF, ø d.
1840 - «Mais cet homme-là vous coûte les yeux de la tête, aussi.» Anicet-Bourgeois et BrisebarreQuatre-vingt-six moins un !, i - T.W.
creuser (se - la tête) loc. verb. non conv. INTELL. "fig." - GLLF, cit. Musset ; GR[85], cit. Flaubert ; DG, TLF, Lex.[79], DELF, ø d.
• se creuser la tronche
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1791 - «Ah, foutre ! oui, creusez-vous bien la tronche, pour chercher ce qu'il a fait de beau, ce Broglio [...]» Grande colère du père Duchesne contre l'aristocratie Broglie, in Le Véritable P. Duchesne f., 2 - P.E.
foutre (se - dans la tête) loc. verb. non conv.  INTELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1790 - «[...] les parlemens, qui faisoient un boucan de chien il y a deux ans contre le Roi [...] tonnerre de cent mille démons ! cedez tout, et vous verrez un beau boucan. [...] croyez-vous même, quand je me fous dans la tête de faire du style à quinze, que si j'entendois un boucan simpiternel sous mes fenêtres que je serois content?» [Lemaire]2e let. bougrement patriotique du véritable père Duchêne , 4 et 5 et 7 - P.E.
foutée de chat (ne pas valoir une -) loc. verb. non conv. VALEUR - DFNC (hapax), cit. Blessebois, 1676 ; absent TLF.
Compl.Hu (même texte, ø d)
v. 1610 - «Il est vray, si vous le prenez selon vostre folle fantaisie, qui ne vaut pas une foutée de chat ; aussi je controlle vos sotises, et condamne vos impudences.» Béroalde de VervilleLe Moyen de parvenir, 246 (CMMC) - P.E.
fromage de tête loc. nom. m. CHARCUT. - GR[85], 1845, Besch. ; GLLF, TLF, ø d.
• fromage (de cochon)
  - DDL, 34, 1808, Grimod de La Reynière ; FEW (3, 718b), DHR, 1835, Acad. ; TLF, cit. Zola, 1885 ; GLLF, cit. Barrès.
1803 - «Sa poitrine [du porc] en petit-salé, son carré roti [sic], son échinée en côtelettes, sa tête désossée en fromage [...].» Almanach des gourmands, 1, 29 - P.R.
1804 - «Troyes nous envoie, par douzaines, ses hures de sanglier, et son fromage de cochon, si supérieur à celui qu'on fabrique à Paris [...].» Almanach des gourmands, 13, 58 - P.R.
gifles (tête à -) loc. nom. f. non conv. INJURE - FEW (13/I, 272b), 1920, Bauche ; TLF, cit. Cendrars, 1945 ; GLLF, 20e ; Lex.[79], DELF, GR[85], ø d.
1791 - «Je ne verrai plus la tête à gifles, de ce plat bougre de Montlausier [...]» HébertLe Père Duchesne, n° 82, 2 (EDHIS) - P.E.
1793 - «[...] viens toujours et fous-toi de ces têtes à gifle ; je veux que tu les relances de la bonne sorte [...]» HébertLe Père Duchesne, n° 236, 5 - P.E.
1794 - «Sais-tu, vieille tête à gifles, que tu parles au Père Duchesne, foutre ! A ce mot toute la foutue nichée disparoit. Je fais un boucan sterlin, et je mets toute la maison en canelle [...]» HébertLe Père Duchesne, n° 336, 8 (EDHIS) - P.E.
gifles (tête à -) loc. nom. f. non conv. INJURE - FEW (13/I, 272b), 1920, Bauche ; TLF, cit. Cendrars, 1945 ; GLLF, 20e ; Lex.[79], DELF, GR[85], ø d.
• face à gifles
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1792 - «A ce mot je vois toutes les bougres de faces à gifles s'allonger d'une aulne. [...] bougre de face à gifles, quand tu m'auras prouvé que Madame Veto est dans la constitution, alors, foutre, tu pourras me juger.» HébertLe Père Duchesne , n° 104, 4 et n° 116, 6 (EDHIS) - P.E.
1793 - «[...] deux ou trois estafiers habillés de bleu et dont les faces à gifles sont couronnées d'un gros bonnet de poil [...]» Le Père Duchesne, n° 228, 6 - P.E.
grimper en tête loc. verb. ALP. - RSp., 1970, Gautrat ; absent TLF.
1952 - «Maurice repart, mais il a laissé beaucoup de sa conviction dans la première fissure. Piton après piton, il s'élève lentement, mais il se fatigue visiblement. Il grimpe 'en tête' depuis 5 heures.» La Montagne, numéro 359, nov.-déc., 83 - C.T.
1969 - «D'abord, je tiens à préciser que je ne grimpe pas toujours en tête ; à mon avis, la cordée idéale est une cordée réversible où chacun tire sa longueur, dans ce cas nous poussons souvent le scrupule jusqu'à jouer à pile ou face la longueur de départ.» La Montagne et alpinisme, numéro 72, avr., 42 - C.T.
grimpeur de tête loc. nom. m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1934 - «[...] deux importantes manoeuvres de corde qui reposent sur l'emploi des pitons. Ce sont : 1. La traction latérale [...] 2. La traction directe ou vers le haut, avec contre-appui des pieds et traction antagoniste du grimpeur de garde. A l'aide de cette manoeuvre, d'ailleurs fort délicate et fatigante, le grimpeur de tête, ayant dépassé le dernier piton, peut se maintenir en équilibre à un niveau plus élevé sans avoir besoin d'aucune prise de main.» Man. d'alpinisme, 168 (Chambéry, Libr. Dardel) - C.T.
1943 - «La courte échelle est un procédé très simple utilisé pour gravir un court ressaut sans prises [...] Procéder généralement de la manière suivante : - un grimpeur (dit grimpeur de base) s'installe de façon stable, en s'amarrant au rocher ; - il se baisse en se maintenant autant que possible écarté de la paroi à gravir ; - le grimpeur de tête place les pieds sur les épaules (près du cou) du grimpeur de base.» Pourchier et FrendoLa Technique de l'alpinisme, 107 (Arthaud) - C.T.
grosse-tête n.m. ORNITH. - FEW (13/I, 274b), 1834, Baudrillart ; L, ø d ; absent TLF.
1767 - F. SalerneL'Hist. nat. éclaircie dans une de ses parties principales, L'Ornithologie, 254 ; cf. 259 (Paris) - R. L. rom., 41, 231.
1803 - Nouv. dict. d'hist. nat., X, 203 (Deterville) - R. L. rom., 41, 231.
groupe de tête loc. nom. m. CYCL. - PR[73], ø d ; absent TLF.
1934 - Les Sports, 13 juill. - Lapaille, 37.
1939 - «Seul Luxembourgeois dans le groupe de tête [...]» Les Sports, 13 juill. - Lapaille, 16.
guide de tête loc. nom. m. ALP. - [RSp. : s.v. premier de cordée, in cit., 1913, Casella] ; absent TLF.
1875 - «Dans une ascension datant de quelques années, le guide de tête a du percer un trou pour pouvoir passer sur la face Nord.» Annuaire du Club alpin fr. Année 1874, 440 (Paris) - C.T.
1877 - «Reymond, qui se trouve guide de tête, refait les marches, et, à 4h.40 min., nous sommes de retour au col.» Annuaire du Club alpin fr. Année 1876, 254 (Paris) - C.T.
1895 - «A 1 heure du sommet environ, le guide de tête, ou bien la corde derrière lui, détacha une grosse pierre.» R. alpine, numéro 10, déc., 317 - C.T.
1906 - «L'arête présente maintenant un léger surplomb. La caravane anglaise s'y engage. Son guide de tête, par un savant rétablissement, a vite franchi le ressaut délicat et hisse ses voyageurs.» La Montagne, numéro 10, oct., 453 - C.T.
homme de tête loc. nom. m. ALP.  "premier de cordée" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1940 - «Synonyme de Premier, Leader SamivelL'Amateur d'abîmes, Petit dict., 235 (Stock, Coll. Les Livres de nature) - C.T.
1958 - «La chute de neige des jours précédents a recouvert la piste d'une couche qui nous monte à la ceinture. L'homme de tête doit être remplacé souvent, car faire la trace est extrêmement fatigant.» La Montagne et alpinisme, numéro 17, avr., 200 - C.T.
langue de chat loc. nom. f. ESPACE/LIEU/FORME "par ext." - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1933 - «Mon avion prend de la hauteur. Je suis maintenant au-dessus d'une petite langue de chat, si étroite que je puis embrasser d'un seul coup d'oeil la côte de France et les falaises de Douvres, avec son château, cher à Manet, d'où Charles d'Orléans contemplait sa patrie perdue.» P. MorandLondres, II, 69 (Plon) - R.R.
laver (à - la tête d'un More, on (n') y perd (que) sa lessive) loc. prov. PROVERBE - FEW (6/I, 546b), 1694, Acad. ; L, TLF, GR[85], ø d âne, - : BEI, 1640
• laver les Mores
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF. blanchir un Maure/More : L, cit. Scarron ; FEW, 1677
1604 - «C'est lauer les Mores & nourrir les balaines en terre que vous allouer ce credit [...]» Le Capitaine au soldat fr., 8 (s.l.) - P.E.
manger : j'en mangerais sur la tête d'un teigneux loc. phrast. non conv. PHRASÉOL.  US. ALIM. "à propos d'un mets dont on est gourmand" - DFNC, cit. Heuzé, 1931 ; GLLF, 1964, Lar. ; absent TLF.
1875 - «Pendant quatre ou cinq ans, ma répugnance pour ces vers [palmistes] était telle que je n'ai pu y goûter. A partir du jour où, pour faire plaisir, j'en ai mis la moitié d'un dans ma bouche, j'en aurais mangé sur la tête d'un teigneux J.-A. PérayLe Chapelier pirate, 226 (Seghers) - P.R.
martel (avoir - en tête) loc. verb. AFFECT. - DDL 18, 1561, J. Grévin ; Hu, Pasquier ; FEW (6/I, 313a), 1607 ; L, cit. Th. Corn. ; DG, ø d ; TLF, cit. Benoit, 1919 ; DELF, ø d.
• avoir des martels en tête
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1867 - «Et vli ! Et vlan ! Tenez vous bien, gens de clubs, drôles de la Bourse, demoiselles de ballet et vous aussi, vieux catharreux de Cythère [...] Il a tant d'autres martels en tête, le dix neuvième siècle !» Ch. Bataille, in Le Charivari, 1er oct., [2] - J.Hé.
martel en tête loc. nom. m. AFFECT. - TLF, 1558, Mellin de Saint-Gelais ; ND4, 1578, D'Aub. [sic] ; GLLF, fin 16e, D'Aub. ; FEW (6/I, 313a), 1630.
*1559 - BandelloHist. tragiques extraictes des oeuvres ital. de Bandel et mises en nostre langue françoise par Pierre Boaistuau , 124 (Paris)Bibl. de l'Arsenal, numéro 19527 - Wind, 188.
martel en tête (avoir -) loc. verb. non conv. AFFECT. - DDL 18 (- le - en teste), 1561, Grévin ; FEW (6/I, 313a), 1607, Hulsius ; Hu, Pasquier ; L, Corn. ; BEI, 1690, Fur. ; TLF, cit. Benoît, 1919 ; DEL, ø d.
1559 - «Combien qu'il est aussi soigneux de ses affaires, bien qu'il aye aussi martel en teste pour ses affaires [...]» TérenceHeautontimorumenos, 71 (apud Theobaldum Paganum) - P.E.
martel en tête (avoir le -), martel en tête (avoir -) loc. verb. AFFECT. - FEW (6/I, 313a), 1607, Huls ; L, cit. Th. Corn. ; DG, ø d ; absent TLF.y - : Hu, Pasquier
1561 - «JULIEN. Avez-vous le martel en teste ? / Signor mio, sus, une aubade ! PANTHALEONE. Mais plustôt une bastonnade / A ce faquin qui fait du brave. JULIEN. Vous n'avez guères que la bave [...]» J. Grévin, Les Esbahis, in J. GrévinThéâtre complet et poésies choisies, V, i, 197 (Garnier) - P.E.
martel en tête (donner - à qqn) loc. verb. AFFECT. - FEW (6/I, 313a), 1584 ; L, cit. Hauteroche ; DG, cit. Corn. ; absent TLF.
Corr.FEW (1617, D'Aub.)
*1630 - «FAENESTE. Je ne puis que ye ne die encor un mout de ma nouvlesse, car ceste rove rouge dont il a estai parlai m' a donnai martel in teste à la teste.» D'AubignéOeuvres, Avantures du baron de Faeneste, IV, xiv, 810 (Gallimard) - P.E.
martel en tête (mettre le - à qqn), martel en tête (mettre - à qqn) loc. verb. AFFECT. - FEW (6/I, 313a), 1787, Fér. ; DG, ø d se - : PR[77], 16e (?) ; FEW, GLLF, déb. 18e, P. Adam ; DG, ø d ; R, PR[77], cit. Romains ; Lex.[75], cit. Vian ; BW6, ø d
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1561 - «PANTHALEONE. [...] Despetto du père félon, / Et du jeune advocat aussi, / Qui me cause tout mon soucy, / Et me met le Martel en teste ; / Mais dès cet'heure je proteste / De chercher un autre moyen.» J. GrévinThéâtre complet et poésies choisies, 145 (Garnier) - P.E.
oeil de chat loc. nom. m. CIN. - TLF, 1919, Diamant-Berger (même texte).
1919 - «L'oeil de chat est une fermeture métallique construite comme un diaphragme, mais extérieure à l'objectif et qui cache la vue en formant un ovale noir rétréci, jusqu'à complète fermeture.» Diamant-BergerLe Cinéma, 48 - IGLF
1921 - «L'ouverture et la fermeture de l'oeil de chat, tout cela est si amusant, n'est-ce pas ?» Delluc, in Cinéa, 27 mai, 11 - Giraud.
ourika (tête d'-) loc. nom. f. ACCESS. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1824 - «Les jeunes gens [...] portent, en pomme de canne, une tête d'ourika Journ. des Dames et des Modes, 5 mai, 195 - Greimas (a), 122.
pas de chat loc. nom. m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1936 - «Pour finir, une fissure avec un 'pas de chat'.» La Montagne, numéro 280, juin, 263 - C.T.
pas du chat loc. nom. m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1939 - «De la brèche rejoindre une première corniche en traversant vers la droite un 'pas du chat' (bonnes prises pour les mains).» La Montagne, numéro 310, oct., 230 - C.T.
1941 - «Un gros gendarme, qui domine cette brèche à l'Ouest, marque la bifurcation des arêtes Nord-Ouest et Sud-Ouest. Nous le contournons par le Nord en nous faufilant dans une sorte de 'Pas du Chat', pour prendre pied sur son large flanc Sud, point de départ du contrefort Sud-Ouest.» La Montagne, numéro 316, janv.-mars, 3 - C.T.
payer (se - la tête de qqn) loc. verb. non conv. RELAT. "se moquer de qqn" - FEW (7, 455b), GLLF, DEL, 1896, Delesalle ; BEI, cit. Pouget, 1898 ; TLF, cit. Vercel, 1934 ; GR[85], cit. Romains.
1887 - «- [...] Bois-Lamothe se paye notre tête depuis une demi-heure.» A. AllaisOeuvres posthumes, 107 (Laffont, Coll. Bouquins) - P.R.
peloton de tête loc. nom. m. CYCL. - PR[73], TLF, ø d.
1903 - L'Auto, 2 juill. - Lapaille, 16.
pioche (tête de -) loc. nom. f. non conv. INJURE "personne stupide, entêtée" - DEL, cit. Zola [1885] ; TLF, cit. Zola, 1887 ; GLLF, 1962, Rob. ; DHR, ø d.
1877 - «[...] il l'appela tête de pioche, boîte à ragots, Madame Pétesec, et s'emballa au point de traiter Coupeau lui-même de pedzouille, en l'accusant de ne pas savoir faire respecter un ami par sa femme.» ZolaL'Assommoir, 652 - FXT
1883 - «On l'avait longtemps plaisantée sur son début fâcheux ; les mots de "sabot", de "tête de pioche" circulaient, celles qui manquaient une vente étaient envoyées à Valognes, elle passait enfin pour la bête du comptoir.» ZolaAu Bonheur des Dames, ch. 5, 147 (Charpentier) - R.R.
piquer une tête loc. verb. non conv.  NATATION  "plonger dans l'eau" - FEW (8, 451a), v. 1845, Balzac ; L, DG, GLLF, PR[73], ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1842 - «Un journal a paru s'étonner que M. le baron de K..., le représentant d'une cour du Nord, n'ait pu parvenir depuis quatre ans, malgré l'application la plus constante et la plus assidue, à piquer une tête, et en soit resté au plat-ventre. C'est la loi de la gravitation chez les diplomates ; le ventre emporte toujours la tête.» E. BriffaultHistoriettes contemporaines, 31 août, 9 - P.E.
poux (chercher des - dans la tête de qqn) loc. verb. non conv.  RELAT.  "fig." - DELF, déb. 19e ; GLLF, cit. Romains ; FEW (rég.), R, TLF, Lex.[75], PR[77], ø d.
1831 - «Car nous ne sommes occupés qu'à nous découvrir mutuellement des chagrins, des maux de dents ou des cors aux pieds. C'est ce qu'on appelle à La Châtre [...] se chercher des pous [sic] dans la tête G. SandCorresp., I, 941 (Garnier) - P.E.
poux (chercher des - à la tête de qqn) loc. verb. non conv.  RELAT.  "fig." - FEW (8, 149a), 1808, D'Hautel ; GLLF, 1835, Acad. ; L, ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1790 - «A peine avez-vous nommé quelqu'un pour une place, que vous lui cherchez des poux à la tête Hébert, Le Père Duchesne président de section, in BraeschLe Père Duchesne d'Hébert, 285 (Sirey) - P.E.
*1791 - «La mere Michele [...] T'as une maudite langue ! Est-ce que t'as sifflé la linotte ce matin, pour avoir le bec si bien affilé ; t'attraperas queuque torniolle pour chercher des poux à la tête de tout le monde.» Dialogue pas mal raisonnable, 2 (s.l.n.d.) - P.E.
queue (n'avoir ni - ni tête) loc. verb. non conv. VALEUR "fig." - GLLF, DELF, 1835, Gautier ; TLF, cit. Baudelaire, 1867 ; L, ø d sans queue ni tête : GR[85] (cit.), TLF, 1835, Gautier ; Lex.[79], ø d
1813 - «JASMIN. Hé bien, voilà de ces mariages qui n'ont ni queue, ni tête, et qu'on devrait défendre.» Désaugiers et GentilLe Petit enfant prodigue, 4 (Barba) - P.E.
queue (n'avoir ni - ni tête) loc. verb. non conv. VALEUR "fig." - DDL 32, 1813, Désaugiers et Gentil ; GLLF, DEL, TLF, BEI (sans - ni -), 1835, Gautier ; L, ø d.
• n'avoir ni pieds ni têtes
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1777 - «Dans ce déluge de rapsodies, la Capitale se trouva inondée de projets, qui n'avoient ni pieds ni têtes, & qui, vraie maladie épidémique, se répandirent dans les Provinces [...]» [Godard d'Aucour]L'Académie militaire, Les Héros subalternes, II, 204 (Amsterdam) - P.E.
queue du chat loc. nom. f. DANSE  "figure du quadrille français" - FEW (2, 525b), 1835, Acad. ; L, DG, ø d ; absent TLF.
Add.DDL :
*1822 - «Cette taille adorable, dont la flexibilité, en balançant ou en faisant la queue-du-chat, laissait présager les plus délicieux contours, n'est qu'un corps sec, jaune, revêtu d'une peau grenue...» [P. Cuisin]Les Bains de Paris, I, 122-3 - J.Hé.
queue du chat loc. nom. f. DANSE  "figure du quadrille français" - FEW (2, 525b), 1835, Acad. ; L, DG, ø d ; absent TLF.
• queue de chat
 - absent TLF.
Add.DDL :
*1822 - P. CuisinLe Peintre des coulisses, 172 (François) - Matoré, 146.
queue du chat loc. nom. f. DANSE "figure du quadrille français" - DDL 22, 1822, Cuisin ; FEW (2, 525b), 1835, Acad. ; L, DG, ø d ; absent TLF.
1813 - «SCENE I. Le chef d'orchestre dit à diverses reprises d'une voix forte. La camargo ....... le moulinet ....... en avant quatre ....... un cavalier seul ....... la queue du chat ....... (la contredanse finit.)» AudeM. de la Giraudière, 29 (Masson) - P.E.
queue du chat loc. nom. f. DANSE "figure du quadrille français" - DDL 31, 1813, Aude ; FEW (2, 525b), 1835, Acad. ; absent TLF.
• queue de chat
  - DDL 22, 1822, Cuisin ; absent TLF.
1804 - «La danse est une invention du diable. Geste, entrechats [...] queues de chat y sont autant de pièges pour la jeunesse.» M.-A. DésaugiersC'est ma femme, 4 (Cavanagh) - P.E.
queue-de-chat n.f. ACCESS.  "sorte de plume" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1827 - «[...] les plumes rondes, dites queue-de-chat [sic] [...]» Mme CelnartMan. des dames ou L'Art de la toilette, 336 (Roret) - M.C.E.
rompre (la tête, les oreilles, etc., à qqn) loc. verb. RELAT. "fig. : importuner" - FEW (10, 566b), GLLF, TLF, 1549, Est. ; DDL 19 (- l'oreille), 1569, Du Tronchet ; GR[85], ø d.
1541 - «Maintenant pareillement qu'ilz ne nous rompent plus la teste de leur purgatoire : lequel est par ceste coignée couppé, abbatu, et renversé jusques à la racine.» J. CalvinInstitution de la religion chrestienne, I, 349 (Champion, 1911) - P.E.
secouer la tête loc. verb. RELAT. "pour qqn" - TLF, 1531, Estienne (même texte) ; FEW (12, 386a), GLLF, 1667 ; L, cit. Marivaux ; GR[85], cit. France, 1894.
1531 - «Faire signe de non consentir a aucun en secouant la teste R. EstienneDictionarium, 14e feuillet, r° - P.E.
ski de tête loc. nom. m. SKI "patin" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1930 - «[...] s'il [le télémark] est exécuté par vissage, en délestant puis en rechargeant complètement le ski de tête, c'est simplement un christiania sur un ski [...]» La R. du ski, n° 8, oct., 259 - C.T.
tête n.f. ALP.  "tête du piton" - absent TLF ; [RSp. : s.v. piton, in déf., ø d].
1967 - «Je frémis à la mise en application de l'idée qui m'est venue et pourtant pas d'autre solution : je coince une tête de piton, la fais entrer de force, elle se vrille trop, et mon piton entre libre dans la fissure.» La Montagne et alpinisme, numéro 63, juin, 88 - C.T.
tête n.f. ALP.  "tête du piolet" - absent TLF ; [RSp. : s.v. piolet, in déf., ø d].
1903 - «La consigne est de piquer en amont la tête du piolet assez solidement dans la glace pour pouvoir tirer fortement sur le manche : ainsi nous pourrions peut-être résister à une avalanche de petit calibre.» Annuaire du Club alpin fr. Année 1902, 93 (Paris) - C.T.
1911 - «Le poids du piolet peut varier extrêmement [...] selon qu'il s'agit de piolets de dames ou de guides ; par contre, la répartition de ce poids repose sur des principes absolument stables. Si la tête est trop pesante, elle entraîne celui qui taille ; si elle se trouve trop légère, elle augmente d'autant l'effort à donner ; un maître pioletier seul est apte à répondre d'une manière satisfaisante à ces lois de l'équilibre.» Echo des Alpes, numéro 3, 89 - C.T.
1943 - «tête du piolet. La pioche, ou tête du piolet comprend d'un côté une pointe et de l'autre une panne. Elle est fixée au manche par une douille et deux frettes attenantes.» Pourchier et FrendoLa Technique de l'alpinisme, 44 (Arthaud) - C.T.
tête n.f. NATATION "plongeon" piquer une tête : DDL 12, 1842, E. Briffault ; TLF, cit. Cendrars, 1848 ; FEW (13/I, 273a), 1868 ; donner une tête : FEW, 1842, Acad. Compl.
1805 - «PRUDHOMME. Le voilà... quel bonheur que j'aie trois mois d'école ! Je n'hésite plus, je ne balance plus... Allons vlan... une tête ! Pas si gnole !... Glissons tout doucement le long de la corde de la pompe et livrons nous prudemment au liquide élément.» Duval et DumersanLe Pont des Arts, 27 (Cavanagh) - P.E.
tête n.f. JEUX CARTES "roi, dame ou valet" - TLF, 1782, Encycl. méth. ; FEW (13/I, 272a), 1690, Fur.
1627 - «C. Consolés vous avec le proverbe qui dit : Malchanceux au jeu est heureux en femme. A quel jeu voulés-vous jouer ? P. A trente et un. Toutes les testes valent dix poincts, et l'as onze.» D. MartinLes Colloques françois et allemands, 130 (Strasbourg, Faculté des Lettres, 1929) - P.E.
tête (avoir la - près du bonnet) loc. verb. non conv. CARACT.  "être colérique" - L, Mme de Sév. ; DG, PR[73], GLLF, ø d.
Corr.Gc (1561, Des Périers) et compl. TLF (mêmes réf., ø texte)
1558 - «Un Picard ha la teste prês du bonnet, un chantre ha tousjours quelques minimes en son cerveau [...]» B. des PériersOeuvres françoises, Nouv. récréations, 245 (Jannet, 1856) - F.N.
tête (avoir sa - à soi) loc. verb. non conv. AFFECT. - L, ø d ; DEL, cit. Gide ; TLF, GR[85], ø d.
1773 - «[...] ne vous ai-je pas dit que, le jour de mon second interrogatoire [...] je n'avois pas ma tête à moi, & que j'étois dans un état...» BeaumarchaisSuppl. au mémoire à consulter, 23 (Impr. de Quillau) - P.E.
tête (donner une -) loc. verb. arg. ARG. SCOL.  MOUV. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1843 - «Avez-vous jamais vu un radieux cerf-volant, ce géant des papillons de l'enfance, tout chamarré d'or, planant dans les cieux ?... Les enfants oublient un moment la corde, un passant la coupe, le météore donne, en langage de collège, une tête, et il tombe avec une effrayante rapidité. Telle Esther en entendant Carlos.» BalzacSplendeurs et misères des courtisanes, 191 (Garnier) - P.E.
tête (faire sa -) loc. verb. non conv.  CARACT. - DG, ø d ; absent TLF.
Compl.FEW (1833)
1833 - «Tu y gagnes d'avoir l'exercice une fois de plus par jour pour apprendre à faire ta tête Vidal, La Caserne, in LarcheyDict. (1881)
1836 - «[...] pop. : faire sa tête, faire l'homme d'importance.» LandaisDict. , (s.v. tête.)
1847 - «- Fait-elle sa tête ! s'écria madame du Val-Noble en se servant d'une admirable expression du vocabulaire des filles.» BalzacSplendeurs et Misères des courtisanes, V, 840 (Pléiade, 1948)
tête (jeter qqch. à la -) loc. verb. ARGENT  "fig. : vendre à vil prix" - TLF, 1666, Mol. ; FEW (13/I, 273b), 1690, Fur. ; L, ø d.
*1679 - «[...] il faut tâcher de se bien porter, de rajuster les deux bouts de l'année qui sont dérangés, et les jours passeront : au lieu que j'en étois avare, je les jette à la tête présentement.» Mme de SévignéLet., à Mme de Grignan , 20 oct., II, 481 (Ed. Gérard-Gailly) - Nies.
tête (ne savoir où donner de la -) loc. verb. CARACT. "fig." - FEW (13/I, 273a), DEL, BEI, TLF, 1611, Cotgr. ; L, cit. Boursault ; GLLF, cit. Duhamel ; GR[85], cit. Sartre.
1586 - «La grande nécescité qu'ilz se trouvent deçà, leur fera battre tous les buissons pour en fayre sortir quelque paix, car ilz n'ont pas un sou, et ne sçavent où donner de la teste, et toutes les provinces de ce royaume si afligées, qu'elles ne peuvent plus respirer.» R. de LucingeLet. sur la cour d'Henri III en 1586, 57 (Droz) - P.E.
tête (par la - d'un oignon) loc. interj. non conv.  JURON - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1608 - «[...] ceux qui iurent par la teste d'vn oignon, par la teste d'vn oiseau, par la teste d'vn petit poisson, par ma fay, ma figue, perdy, par la mort dy [...]» V. MussartLe Fouet des jureurs et blasphémateurs du nom de Dieu, 154 (Crevel) - P.E.
1615 - «[...] ils sentiront que iay touché la grosse corde, par la teste d'vn oignon il me semble que l'on me tire les vers hors du cul [...]» Advertissement du sieur de Bruscambille sur le voy. d'Espagne, 9 (s.l.) - P.E.
1649 - «Derrière, maintes Harangères, / Plus affreuses que des Mégères, / Mettant la main sur les roignons, / Crioient : 'Par la teste aux oignons, / Ces traîtres nous l'ont donné belle, / Viue le Roy ! viue Bruxelles ! / Viue la Cour de Parlement ! / Et sacre du Gouuernement !' / Elles adioustoient autre chose / Qui ne se peut dire qu'en prose.» Agréable récit, in Choix de mazarinades, I, 16 (Renouard) - P.E.
tête (se mettre dans la -) loc. verb. AFFECT.  "se convaincre" - FEW (13/I, 273b), 1665 ; TLF, cit. Augier, 1955 ; PR[73], ø d.
1654 - «C'est que notre abbé, qui entend dire de tous côtés que l'on vous aime, se va mettre dans la tête de vous aimer aussi [...]» Mme de SévignéLet., à Ménage , 1er oct., I, 105 (Ed. Gérard-Gailly) - Nies.
tête baissée loc. nom. f. ACTION "fig." - L (cit.), FEW (13/I, 273b), 1635, Corn. ; BEI, 1640, Oudin ; TLF, cit. Flaubert, 1871 ; Gc, GLLF, ø d.
• à teste baissée
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1608 - «Mais pour retourner à nostre subiect, ce n'est pas tout que de se fourrer à teste baissée dans vne affaire de telle importance qu'est celle cy [...]» Le Premier acte du synode nocturne, 62 (Gay) - P.E.
tête bleu !, tête-bleu ! interj. JURON - TLF, 1633, Molière ; FEW (13/I, 281a), 1660, Mol. ; GLLF, 1666, Mol. ; L, cit. Mol. ; GR[85], ø d teste-bieu ! : DDL 7, 1657, J. Loret
• tétubleu !
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1724 - «Tétubleu ! vous avez raison, je ne suis qu'une bête.» Marivaux, La Double inconstance, in MarivauxThéâtre complet, 248 (Pléiade, 1949) - A.Ré.
tête bleu !, tête-bleu ! interj. JURON - TLF, 1633, Molière ; FEW (13/I, 281a), 1660, Mol. ; L (cit.), GLLF, 1666, Mol. ; GR[85], ø d.
• teste bleu, teste-bleu
  non conv. - ø t. lex. réf. ; absent TLF. 1657, in GR[85], correspond à teste-bieu ; cf. DDL 7
1652 - «Regarde un peu ce jacquemard ? / Teste-bleu, qu'il fait le monard !» Berthod, in Paris ridicule et burlesque, 127 (Garnier) - P.E.
1661 - «SCAPIN. Teste-bleu c'est Fleurette, ah ! qu'elle est animée [...]» DorimondL'Inconstance punie, 20 (Quinet) - P.E.
1661 - «DON GVILLOT. Teste bleu, quelque docte a tes affections [...]» DorimondLa Rosélie, 58 (Quinet) - P.E.
tête bleu !, tête-bleu ! interj. JURON - TLF, 1633, Molière ; FEW (13/I, 281a), 1660, Mol. ; L (cit.), GLLF, 1666, Mol. ; GR[85], ø d.
• testubleu
  non conv. - DDL 33 (tétubleu), 1724, Marivaux ; absent TLF.
v. 1714 - «Testubleu que cela étoit savant ! [...] nous avons mis trop de Poivre dans la Viande & dans la Soupe, il me brûle : Têtubleu, c'est un Charbon que j'ai avalé tout rouge.» MarivauxLe Télémaque travesti , 93 et 179 (Droz) - P.E.
1727 - «Testubleu ! mon camarade, j'étais comme l'enfant qui tète [...]» Marivaux, L'Indigent philosophe, in MarivauxJourn. et oeuvres diverses, 286 (Garnier) - P.E.
tête d'alouette n.f.  rég.  VITIC. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1723 - «On apele tête d'aloüete la partie de la souche qui étant entièrement ou en partie dessechée, devient inutile, & même nuisible à la vigne ; c'est pourquoi un vigneron qui taille proprement, coupe pour l'ordinaire sur son sabot toutes les têtes d'alouëtes qu'il trouve dans la vigne lorsqu'il la taille.» J. BoullayManière de bien cultiver la vigne - R. L. rom., 38, 488.
tête d'un oignon (par la -) loc. interj. non conv. JURON - DDL 19, 1608 ; absent TLF.
• teste d'oignon, teste d'oignons
  - Hu, Marnix ; absent TLF.
1587 - «Teste d'oignons, qu'est ce cy ? va dire Demonax ; les historiens que vous alleguez sont des tesmoins de Bressure : vous nous en feriez enfiler de belles, qui voudroit vous croire.» Cholières, Les Après-dînées, in CholièresOeuvres, II, 250 (Jouaust) - P.E.
tête de bois loc. nom. f. non conv.  CARACT. - FEW (rég.), ø d ; absent TLF.
1847 - «[...] elle essaya de lire sur ce front, sur cette atroce physionomie, et trouva ce qu'en affaires on nomme une tête de bois BalzacLe Cousin Pons, VI, 676 (Dijon, Pléiade, 1950)
tête de liste loc. nom. f. POLIT. - R, GLLF, 1964 ; PR[77], ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1885 - «Ah ! Sarah Bernhardt pour tête de liste, voilà l'idéal [...] Sarah Bernhardt aurait des voix, beaucoup de voix [...]» L'Illustration, 22 août, 119c - G.S.
tête de nègre loc. adj. COULEUR - TLF, 1829, Journ. dames et modes ; GLLF, 1836, Landais ; FEW (7, 134b), DHR, 1874.
1818 - «[...] son habit, couleur tête de nègre, avait une taille étroite [...]» Petite chronique de Paris, année 1818, 283 (Eymery) - P.E.
1821 - «Il y a des pelisses couleur bronze, tête de nègre, terre d'Egypte ; la plupart ont pour doublure des couleurs claires [...]» Journ. des dames et des modes, n° 67, 5 déc., 535 - P.E.
tête de plomb loc. nom. f. MÉD. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1825 - «Tout à coup en me réveillant, je vis tous les objets vaciller d'une manière effrayante ; cette oscillation avoit une rapidité de mouvement dont il est impossible de se faire une idée ; j'essayai de me lever, mais ma tête m'entraînoit en avant, en arrière et de côté ; c'est ce qu'on appelle en médecine tête de plomb Mme de GenlisMém., t.7, 188 (Londres, Colburn, 1826) - R.R.
1892 - «PLOMB. s.m. [...] T. de méd., Tête de plomb, lourdeur de tête.» GuérinDict. des Dict. - TGLF
tête sonore loc. nom. f. AUDIOV.  ÉLECTROACOUST. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1945 - «Il existe également, dans la salle de montage, des têtes sonores ; elles permettent toutes les opérations de reproduction du son seul. C'est en somme, un 'lecteur de son' tel que nous l'avons décrit à propos des opérations de mélange. [...] parce que la piste sonore se déroulera sans interruption dans le lecteur de son.» Ecole technique du cinéma par corresp., cours n° 14, 7-8 et 39-40 - IGLF
tête à pompons loc. nom. f. non conv. SEXE ET ÂGE "femme" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1789 - «Mais pour le plaisir du coeur, je ne vois de vraiment bon que l'assemblage d'une femelle et d'un mâle, celui-ci même n'en eut-il que l'apparence. D'abord, point de cette envie, de cette jalousie qui s'établit toujours entre deux têtes à pompons : rien de cette froideur et de cette rudesse qui se forme ordinairement entre les têtes à trois cornes.» Let. de E.M.L. Patin à Mme Berger, de Mornant, 15 févr., Bibl. centrale du Muséum, Ms. 321, 12, let. numéro 3, 2 - J.Hé.
tête à queue loc. nom. f. ÉQUIT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.n.m. : TLF, 1855, Pearson ; GLLF, av. 1872, Th. Gautier ; Lex.[75], cit. Th. Gautier ; ND4 (ø sens), 19e ; R, PR[77], 1906.
1894 - «une tête à queue Kurzkehrtmachen n von seiten des Pferdes.» Sachs-VillatteFranzösisch-deutsches Supplement-Lexikon (Berlin) - M.H.
tête à queue, tête-à-queue n.m. CIRCUL.  "à propos d'un véhicule" - TLF, 1902, L'Auto-Vélo ; R (faire tête à queue), cit. Madelin [1939] ; BW6, 1963 ; GLLF, 1964, Lar. ; PR[77], ø d.
*1926 - «Si les roues arrière sont seules bloquées par un coup de frein exagéré, elles dévient, lorsque la surface est lisse et mouillée, sous la moindre influence extérieure, dans une direction quelconque, et tendent à passer en avant, en tournant autour de la partie avant de la voiture qui, elle, est restée stable grâce à ses roues qui tournent encore : c'est le tête-à-queue classique qui se produit sur l'asphalte mouillé.» Lar. mensuel, oct., VII, 245c - M.C.E.
tête à trois cornes loc. nom. f. non conv. SEXE ET ÂGE "homme" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1789 - «Mais pour le plaisir du coeur, je ne vois de vraiment bon que l'assemblage d'une femelle et d'un mâle, celui-ci même n'en eut-il que l'apparence. D'abord, point de cette envie, de cette jalousie qui s'établit toujours entre deux têtes à pompons : rien de cette froideur et de cette rudesse qui se forme ordinairement entre les têtes à trois cornes Let. de E.M.L. Patin à Mme Berger, de Mornant, 15 févr., Bibl. centrale du Muséum, Ms. 321, 12, let. numéro 3, 2 - J.Hé.
tête-bleu ! interj. JURON - FEW (13/I, 231a), 1660, Mol. ; BW5, ND2, 1666, Mol. ; L, DG, Mol. ; absent TLF.
• teste-bieu !
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1657 - «Enfin, en ce superbe lieu, / Où je n'êtois pas, teste-bieu ! [...] On fit une admirable chère [...]»J. LoretLa Muse historique, 14 avr., 321 (Daffis, 1877) - J.S.
tête-boeuf (la -) loc. nom. f. non conv.  JURON - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1614 - «[...] le gros Pineau, mon voisin à cause de son estable, (ne vous desplaise) qui ioint ma grange, iura dernierement la teste Boeuf son serment des bonnes festes, que de ceste année il ne semeroit auoine [...]» Let. de Jacques bon-homme paysan de Beauvoisis, 4 (Brunet) - P.E.
tête-de-mort n.m. FROMAGE - FEW (13/I, 276a), GLLF, TLF, 1872, Littré ; GR[85], ø d.
1862 - «Parmi les fromages étrangers, les plus répandus sont le hollande pâte grasse, le hollande croûte rouge ou tête-de-mort, le parmesan, le chester, remplacé souvent par un autre fromage anglais, le stilton, et le gruyère, préparé aux environs de Fribourg. [...] La croûte rouge du fromage de Hollande dit tête-de-mort est produite par le tournesol en drapeau, que l'on prépare dans un village de l'Hérault avec le croton tinctorium ou maruelle Réveil, in Barreswil et GirardDict. de chimie industrielle, II, 483 et 486 (Dezobry) - P.E.
voix de tête loc. nom. f. VOIX - GLLF, DHR, 1857, Adam ; TLF, cit. Goncourt, 1861.
1834 - «MIXTE, adj. Se dit des sons sur-laryngiens appelés communément voix de tête ou fausset FétisLa Musique mise à la portée de tout le monde, 355 (Paulin) - P.E.
ça (tête à -) loc. nom. f. non conv. ÊTRE - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1816 - «La figure de M. Coquart (c'est ainsi que se nommait le bon bourgeois en question) prévenait en sa faveur ; c'était une de ces têtes vulgairement dites à ça [H. Guillot]L'Indiscret conteur des aventures de la Garde nationale de Paris, 131 (L'Auteur) - P.E.
étrangle-chat n.m. JEUX - absent TLF.
Corr.FEW (12, 289b) (1869, Daudet)
1866 - «[...] puis les jeux sur l'aire, les luttes d'hommes, les trois sauts, l'étrangle-chat, le jeu de l'outre, et tout le joli train des fêtes de Provence [...]» DaudetLet. de mon moulin, 193 (Jean de Bonnot, 1976) - A.Ré.