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pisser à la raie de qqn loc. verb. non conv. RELAT. "pour signifier son plus profond mépris à l'égard d'une personne" - TLF, cit. Sartre, 1949 ; DArg., cit. Prudon, 1981 ; GR[85], DEL, ø d.
1933 - «Honoré, pensif, fit quelques pas dans la chambre, sous le regard ironique de Philibert, et dit en se rasseyant : - Puisque vous savez tout, vous devez savoir aussi que je lui pisse à la raie au Zèphe.» M. AyméLa Jument verte, 88 - FXT
1938 - «- Ton cousin, décréta Gaillard [...] on lui pisse à la raie...» M. Grancher5 de campagne, 84 (Lyon, éd. Lugdunum) - P.R.
raie n.f. COIFF.  "séparation entre les cheveux" - GLLF, 13e ; TLF, 15e ; FEW (10, 391b), 1679, Rich. ; R, cit. Maupassant ; L, DG, PR[77], ø d.
• avoir la raie
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1843 - «Plusieurs de ces images représentent la conversion de M. Ratisbonne à Rome [...] M. Ratisbonne est représenté comme un très-jeune homme, très-beau, à physionomie élégante, avec la barbe en pointe, et ayant la chevelure très-bien peignée et soigneusement partagée en deux (ce que les jeunes gens appellent avoir la raie). [...] Toute cette image de conversion est du plus joli galant.» Sainte-BeuveChroniques parisiennes, 93 (M. Lévy) - P.E.
raie publique loc. nom. f. non conv. , plais.  GALANT. "prostituée" - ø t. lex. réf. ; absent TLF
"Par allusion :" 
1894 - «Y a marée et marée, comme y a fagots et fagots. La marée que le chemin de fer nous amène de la mer, est bonne à bouffer quand elle est fraîche : c'est d'abord la raie, qui n'est pas publique [...] ; y a aussi le maquereau, une sorte qui ne vit aux crochets de personne [...].» Almanach du Père Peinard, 30 (Papyrus éd.) - P.R.