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pervers polymorphe loc. nom. m. PSYCHANAL. - TLF, 1946, Mounier.
1921 - «Toutes les formes de perversion, dit-il encore [Freud], existent déjà à l'état latent chez l'enfant, qui est un pervers polymorphe. Sous l'influence de l'éducation, sous la pression du milieu social, ces formes disparaissent chez les individus normaux, et l'énergie psychique qui accompagne les impulsions perverses est 'sublimée' et orientée dans des directions ayant une valeur sociale plus grande.» S. Jankélévitch, in FreudIntrod. à la psychanalyse, Préf., 20 (Payot, 1947) - M.C.
perversité polymorphe loc. nom. f. PSYCHANAL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1921 - «[...] en dernier lieu, se manifeste chez lui [l'enfant] un fait qu'on retrouve au paroxysme des relations amoureuses, à savoir que ce n'est pas seulement dans les organes génitaux qu'il place la source du plaisir qu'il attend, mais que d'autres parties du corps prétendent chez lui à la même sensibilité, fournissent des sensations de plaisir analogues et peuvent ainsi jouer le rôle d'organes génitaux. L'enfant peut donc présenter ce que nous appellerions une 'perversité polymorphe', et si toutes ces tendances ne se manifestent chez lui qu'à l'état de traces, cela tient, d'une part, à leur intensité moindre en comparaison de ce qu'elle est à un âge plus avancé et, d'autre part, à ce que l'éducation supprime avec énergie, au fur et à mesure de leur manifestation, toutes les tendances sexuelles de l'enfant.» S. Jankélévitch, trad. : FreudIntrod. à la psychanalyse, 228 (Payot, 1947) - M.C.
polymorphe adj. CHIM. - GLLF, 1875, Lar. ; Lex.[79], GR[85], ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1844 - «La distinction que l'on fait des corps isomères et des corps polymorphes [...]» Delafosse, in Ch. d'OrbignyDict. univ. d'hist. nat., t.V, 20 (s.v. dimorphisme) - H.C.
polymorphe adj. BIOL. - GR[85], ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1878 - «Les colonies polymorphes, par exemple celles des Siphonophores.» C. ClausTraité de zool., 159 (Savy) - H.C.