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casser (j'aurais mieux fait de me - une jambe / patte...) loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - DEL, ø d ; absent TLF.
1900 - «Ça te ferait plaisir, d'aller à Bougival ? Beaucoup... Rappelle-toi... c'est là que nous nous sommes connus. - Oui... J'aurais mieux fait de me casser une patte, ce jour-là.» A. AllaisNe nous frappons pas, 1007 (Laffont, Coll. Bouquins) - P.R.
coup de patte (donner un - à qqn) loc. verb. non conv.  RELAT. - FEW (8, 29b), 1700, Pomey ; TLF, cit. Maistre, 1808 ; L, DG, ø d.
1690 - «[...] je donne quelques coups de patte aux prélats [...]» Mme de SévignéLet., à Mme de Grignan , 29 janv., III, 665 (Ed. Gérard-Gailly) - Nies.
mal (avoir - à une patte) loc. verb. non conv. ARGENT "ne pas vouloir payer" - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1797 - «[...] i s' font si ben payé eux, que ne baillont-i d' leur part ? - Ah ben oui, i z'ont tous mal à c'te patte là, si n' prenions que leurs gages, i z'i en auroit b...ment de reste.» Chronique de Paris, n° 51, 19 floréal an V, 2 - P.E.
patte (donner la -) loc. verb. "[d'un chien] présenter l'une des pattes de devant" - L (tendre la patte), cit. La Fontaine ; TLF, cit. Balzac, 1844.
• donner les pieds
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1606 - «Faict donner les pieds a Cavalon, son premier chien, que l'on luy avoit ramené et auquel il avoit faict une extreme caresse.» J. HéroardJourn., 1, 904 (Fayard) - P.R.
patte (donner la -) loc. verb. "[d'un chien] présenter l'une des pattes de devant" - L (tendre la patte), cit. La Fontaine ; TLF, cit. Balzac, 1844.
1745 - «Ces trois matins ne valoient pas la chatte / oncque n'avoient bien su donner la patte [...].» H.-J. DulaurensHist. de la Sainte Chandelle, 32 - FXT
1748 - «Puis s'adressant à sa levrette : Viens ici, Favorite, donne la patte, ma fille.» DiderotLes Bijoux indiscrets, 128 - FXT
patte d'éléphant loc. nom. f. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1935 - «Pour le bas du corps, on peut choisir entre un pantalon supplémentaire en toile imperméable et le confort d'une 'patte d'éléphant' en duvet, beaucoup plus chaude, mais impossible à employer en course, puisque les deux jambes se trouvent réunies dans le même sac.» La Montagne, numéro 271, juill., 268 - C.T.
patte de lièvre loc. nom. f. ÉCON. DOM. "houpette" - TLF (cit.), DHR, 1880, Zola [Nana] ; FEW (8, 29b), 1890-1900, Dict. gén.
av. 1880 - «Débarbouiller, passer du cold cream avec la main ou une serviette. Là-dessus du blanc gras avec une serviette. On prend la patte de lièvre et on étale le blanc gras qu'on égalise. Là-dessus poudre de riz [...].» ZolaCarnets d'enquêtes, 329 (Plon, Terre humaine) - P.R.
pied (ni - ni patte) loc. adv. non conv. MESURE "rien" - ø t. lex. réf. ; absent TLF. ne remuer - : FEW (8, 29b), 1643 ; "être mort" : FEW, 1690, Fur.
1668 - «Son corps flottant au gré de l'onde / Fut long-temps errant par le monde, / On n'en reuit iamais à bort / Ny pied ny patte apres sa mort [...]» Guerre comique, 12 (Barbin) - P.E.
traîne-la-patte n.m. non conv. DÉPLAC.  SANTÉ "personne aux pieds endoloris ; miséreux, vagabond" - FEW (13/II, 169b), TLF (traîne-patte, milit.), cit. Barbusse, 1916 ; DHR, v. 1950.
1892 - «- Je suis le major, entendez-vous, brute ! Puis s'apercevant à qui il avait affaire, il dut éprouver quelque honte, il s'emporta davantage. - Votre pied, la belle histoire !... oui, oui, je vous autorise. Montez en voiture [...]. Nous avons assez de traîne-la-patte et de fricoteurs.» ZolaLa Débâcle, 112 - FXT
1907 - «TRAÎNE-LA-PATTE. Misérable, vagabond qui va péniblement dans de vieilles chaussures et dont la marche a endolori les pieds.» H. FranceDict. de la langue verte, 444 (Nigel Gauvin) - Ch.Bu.
triste à patte loc. nom. m. non conv.  MILIT.  "soldat du guet" - FEW (13/II, 303a ; tristappatte), v. 1790 ; DDL 3, 1847, Balzac ; absent TLF.
1788 - «Le petit peuple [...] appelle les soldats du guet, (qu'il n'aime pas à cause de leur aveugle brutalité) tristes à pattes. [...] Le guet à cheval a pour sobriquet, les lapins ferrés. » MercierTableau de Paris, 10, 316n - P.W.