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foutre malheur loc. verb. non conv.  RELAT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1790 - « Ca me fout malheur... Mais d'Estaing ! d'Estaing ! que t'en reviendra-t-il de faire le jeanfoutre ! [...] il ne serait pas difficile à ces bougres-là, de foutre malheur à nos magasins à poudre, et puis, bâille Colas... bats-toi à l'arme blanche contre le salpêtre enflammé [...] Quand on fut pour toucher le billet, on trouve visage de bois. Ca fouta, ou foutit malheur à l'hôtesse [...]» Jean Bart, numéro 79, 5, 88, 6, et 101, 5 - P.E.
1790 - «[...] si ces coquins-là n'avancent rien, je serai le premier à leur foutre malheur, patience, patience [...]» Je peux bien foutre mon avis tout comme un autre [...] Raisonnement énergique du R.P. Jean de Domfront, 8 (Paris) - P.E.
1790 - «[...] tremble, je vais te foutre malheur [...]» Sans Quartier, numéro 7, 2-3 - P.E.
1793 - «[...] un autre b. qui depuis deux ans me foutait malheur par ses propos, qui n'a pas pu attraper une place dans la section, s'est-il pas avisé de me tutoyer [...]» Je m'y perds f....., numéro 5, 3 - P.E.
malheur (de -) loc. adj. non conv. AFFECT.  VALEUR "[après un subst.], qui n'annonce rien de bon ; maudit, exécrable" - DEL, cit. La Fontaine [av. 1694] ; GLLF, DHR, 1696, Dancourt ; TLF, 1697, Dancourt.
1661 - «Ainsi parloit la Populace / (Qu'abuze souvent la grimace) / De ce Pathelin de malheur, / Qui n'êtoit qu'un fin franc Voleur, / Car il métoit dans ses pochettes / Ecüelles, cüelliers et fourchettes [...].» J. LoretLa Muze historique, III, 302b (Daffis, 1878) - P.E.
malheur (à quelque chose - est bon) loc. prov. ÉVÉN.  PROVERBE - R, GLLF, 1668, La Fontaine ; L, DG, ø d ; TLF, cit. Bremond, 1920 ; Lex.[75], PR[77], DELF, ø d.
1569 - «Il a veu en son temps mainte metamorphose / Et que malheur est bon souvent à quelque chose [...]» E. Du Tronchet, in Fleuret et PerceauLes Satires fr. du XVIe siècle, I, 122 (Garnier) - P.E.
1620 - «[...] on dit [...] chez vos François, qu' a quelque chose malheur est bon [J. Chapelain], trad. : [M. Aleman]Le Voleur, I, 73 (De la Mare) - P.E.
1620 - «[...] je ne pouvois sortir du lict tant en peu le mal m'avoit affoibly, mais à quelque chose malheur fut bon, car [...] je trouvay moyen de me faire porter [...]» PeirescLet., VII, 433 (Impr. nat.) - P.E.
1630 - «à quelque chose malheur sera bon [...]» PeirescLet., VII, 595 - P.E.
1640 - «à quelque chose le Mal heur est bon .i. quelquefois le mal nous cause du bien OudinCuriositez fr., 323 (Slatkine) - P.E.
malheur-autre n.m. ÉVÉN. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1982 - «Personne ne veut connaître du malheur d'à côté [...] Le malheur-autre porte ombrage, il gêne, il fait concurrence [...]» Ch. RochefortQuand tu vas chez les femmes, 90 (Grasset, Livre de poche) - K.G.