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arc-en-ciel (passer par toutes les couleurs de l'-) loc. verb. non conv. AFFECT. "éprouver de vives émotions, avoir très peur" - BEI, déb. 20e ; GR[85], DEL, ø d ; absent TLF.
1897 - «Un jour que mon pauvre ami était à sa table de travail [...], il leva les yeux et aperçut à la maison d'en face, sur le balcon, tout un lot de jeunes hommes et de jeunes femmes qui le contemplaient en riant [...]. Mon pauvre ami devint rouge, orange, jaune, vert, indigo, violet, puis rouge, orange, etc. Il passa, comme disent les bonnes gens, par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel...» A. AllaisLe Bec en l'air, 734 (Laffont, Coll. Bouquins) - P.R.
1899 - «- Mais, monsieur ! insista ma cousine, quand on a une tête et des oreilles comme cela, on les laisse au vestiaire. [...] Le monsieur passa par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, sans oublier les fameux rayons ultra-violets.» A. AllaisPour cause de fin de bail, 895 (Laffont, Coll. Bouquins) - P.R.
bouillir (laisser - le mouton) loc. verb. non conv. ACTION "fig." - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1791 - «[...] qui que vous soyez aristochiens, monarchiens, républichiens. Laissez bouillir le mouton : vous verriez, foutre, s'il n'y étoit plus, qu'eu sacré chaudron à oeufs brouillés ça seroit que la France [...]» Grande tristesse du père Duchesne sur la maladie du roi, in Le Véritable P. Duchesne f., 5 - P.E.
bras (laisser qqn/qqch. sur les - de qqn) loc. verb. non conv. "fig." - TLF, DEL, ø d.
1593 - «[...] vous eussiez esté bien empêchez, et eux bien esbays, si nous les eussions peu arrester et leur boucher le pas et vous les laisser sur les bras un peu plus longuement.» R. de LucingeDialogue du Français et du Savoysien, 101 (Droz) - P.E.
bride (laisser la - sur le cou à qqn) loc. verb. POUVOIR "fig." - L (cit.), GLLF, 1713, Hamilton ; TLF, cit. Beauvoir, 1958 ; DEL, GR[85], ø d.
• bailler la bride sur le cou
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1531 - «[...] in vestra manu posuerunt. Ils vous en laissent faire, Ils vous en baillent la bride sur le col.» R. EstienneDictionarium, 392 v° - P.E.
cacheminette (laisser en -) loc. verb. non conv.  RELAT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1821 - «FRAICHE-MAREE. Tu nous écoutais donc, jaloux ? EUSTACHE. Je n'en ai pas perdu une syllabe. L' plus souvent que j' vas vous laisser seule en cacheminette avec lui ! du tout ! du tout !» Francis et DartoisLa Marchande de goujons, 16 (Delaunay) - P.E.
carte de laisser-passer loc. nom. f. HIST. RÉVOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1801 - «Carte de laisser-passer : Espèce de passe-port qui fait arriver jusqu'à l'antichambre des consuls et des ministres, ou dans certains endroits privilégiés.» Cousin JacquesDict. néol. (Moutardier) - LTP
courir (laisser -) loc. verb. non conv. CARACT. "fig." - BEI, déb.20e ; TLF, cit. Barrès, 1913-14 ; GR[85], cit. Daninos, 1960 ; GLLF, DEL, ø d.
1787 - «Il y a des bagatelles de moi que je vois réimprimer souvent. Ce sont des sottises de ma jeunesse. Je laisse courir et ne dis mon secret à personne.» J. CazotteCorresp., 102 (Klincksieck) - P.E.
crible (passer qqn au -) loc. verb. RELAT. "fig. : questionner" - GR[85], ø d ; absent TLF.
1968 - «Quel sera mon travail ? - Recueillir les sujets alliés qui traversent les lignes et les passer au crible G. HakimUn Anglais dans la Résistance, ch. 18, 277 (Presses de la Cité) - R.R.
eau (laisser couler l'-) loc. verb. non conv. POUVOIR "fig. : laisser aller les choses" - FEW (25, 64a ; - courir -), 1685, Fur. ; BEI, 1690, Fur. ; TLF, cit. Michelet, 1845 ; L, GR[85], ø d.
1587 - «[...] je ne suis point si criminel qu'à l'exemple des Turcs je voulsisse interdire le pourmener ou du tout en destourner nos François, ainsi que firent certains peuples alendroit des Romains. Je suis bien content de laisser toutes choses en leur entier, et laisser couler l'eau son beau cours en bas ; mais au chois certainement l'apres-disnée je tiendroye que les conferences serviroient beaucoup mieux que se pourmener [...]» Cholières, Les Après-dînées, in CholièresOeuvres, 11 (Jouaust) - P.E.
1596 - «[...] aille donc comme tout pourra, je le prendray tel qu'il adviendra ; et laissant couler l'au aual de son courant, j'agenceray mes tables à la misericorde du dez [...]» R. MortierLe "Hochepot ou Salmigondi des folz", 105 (Bruxelles, Palais des Académies) - P.E.
faire (bien - et laisser dire) loc. verb. PROVERBE - L, BEI, 19e ; GLLF, TLF, DEL, GR[85], ø d.
Formule d'approche :
1620 - «Il faut laisser dire le monde et bien faire, ma très chère fille ; cela s'évanouira ; vous n'êtes pas meilleure pour le bien que ces bonnes gens dient de vous, notre soeur N. n'est pas plus mauvaise pour le mal qu'ils en dient aussi.» J.-F. Frémyot de ChantalCorresp., I, 525 (Cerf) - P.E.
gage (laisser qqch. pour -) loc. verb. ÉVÉN. "fig. : abandonner dans le danger, perdre" - L, GR[85], cit. La Fontaine ; TLF, DEL, ø d.
• laisser pour les gages
  - L, TLF, ø d.
Compl.Hu (même texte, ø d)
1594 - «Il y faisoit beau veoir monsieur le lieutenant maudissant le dernier, et laissant le comte d'Egmont pour les gages, trompé d'outre moitié de juste prix, s'encourir sur un cheval turcq, pour prendre Mantes par le guichet [...]» Satyre Ménippée, 28 (Charpentier) - P.E.
laisser v.tr. MÉD. "faire demeurer une marque, une trace" laisser une cicatrice : GLLF, TLF, GR[85], ø d.
1561 - «D'auantage, l'application desdits cauteres, laisse telle ouuerture, que par icelle aisément se peult faire eduction de la matiere suppurée, & humeur contenu en la tumeur [...].» P. FrancoTraité des hernies, 214 (Cercle du livre précieux, 1964) - P.E.
laisser : cela se laisse manger loc. phrast. non conv. US. ALIM. - L, GLLF, 1867 ; TLF, GR[85], ø d.
1807 - «Cela se laisse manger. Pour dire qu'une chose, sans être excellente, est fort agréable au goût.» [D'Hautel]Dict. du bas-langage, II, 106 (Slatkine) - P.E.
laisser : il/ça se laisse boire loc. phrast. non conv. US. ALIM. "[d'un vin, d'une liqueur] il est / c'est agréable à boire" - GLLF, 16e, O. de Serres.
Aux 18e et 19e - BEI, cit. P. de Kock, 1856 ; TLF, GR[85], cit. Genevoix, 1925.
1745 - «Buvons à nous, tope à notre amitié, [...] / le vin est bon puisqu'il se laisse boire H.-J. DulaurensHist. de la Sainte Chandelle, 120 - FXT
1828 - «[...] on lui versa du parfait-amour : Ça se laisse boire, observa Belle-Rose, mais ce n'est encore que de la petite bière auprès des liqueurs de la célèbre madame Anfous.» VidocqMém., 2, 75 (Tenon) - P.R.
laisser à penser à qqn si ... loc. verb. PHRASÉOL. "[pour introduire une assertion]" - GR[85], cit. Mol. [1659] ; GLLF, cit. Mérimée ; TLF, ø d.
1558 - «Je vous laisse à penser si le roy et les seigneurs qui y assistoient rirent de ce premier moyen, desquelz, pensant mettre ce fol en sa haute game, luy demandèrent [...].» B. Des PériersNouvelles récréations, 545 - FXT
1624 - «Je te laisse à penser si je fus estonné de voir que celle là seule de qui je devois attendre la delivrance, et la vie, apportoit le cousteau pour me faire mourir.» J. de GombauldL'Endimion, 340 - FXT
1630 - «Je vous laisse à penser si la melancholie ne mit pas hors du sens l'imprudente Delie : elle perd la raison, elle tombe en fureur du vif ressentiment qu'elle a de son erreur [...].» J. MairetLa Sylvie, acte iv, sc. 2, 116 - FXT
1650 - «Cela estant je vous laisse à penser s'il oublioit de faire la dinette à l'escole, affin d'avoir le moyen de derober quelque chose du goûter de ses compagnons [...]. C'est bien la chose la plus facetieuse du monde ; & je vous laisse à penser si j'ay esté estonné, lors que j'ay apris que c'estoit ce mesme Parasite Mormon, dont le frere de Mademoiselle l'Espine nous avoit tant entretenu.» Le Parasite Mormon, 16 et 104 (s. l.) - P.E.
nuit blanche (passer une -) loc. verb. SANTÉ "souffrir d'insomnie" - FEW (7, 213b), v.1770 ; GR[85], ø d ; absent TLF.
1771 - «Vous saurez que j'ai passé une nuit blanche, mais si blanche, que depuis deux heures après minuit que je me suis couchée, jusqu'à trois heures après midi que je vous écris, je n'ai pas exactement fermé la paupière ; c'est la plus forte insomnie que j'aie jamais eue ; mais depuis quinze jours, je ne dors que quatre ou cinq heures par nuit, séparées par des lacunes de six, sept ou huit heures ; je ne souffre point, j'ai rarement de l'agitation, je ne sais à quoi attribuer cette incommodité [...]» Mme du DeffandCorresp., let. à H. Walpole, 30 oct., t.2, 194 (Plon, 1865) - M.C.
Corr. et compl.GLLF (mêmes réf., ø texte), TLF (mêmes réf., ø texte, let. à Walpole), DHR (même date, ø réf.)
1774 - «En vérité, mon cher Voltaire, je ne sais pourquoi je vous écris tout ce fatras ; je ferais bien de ne le point relire, si je veux vous l'envoyer ; mais j'ai toute honte bue avec vous. J'ai passé une nuit blanche ; rien n'aigrit autant le sang et l'humeur.» Mme du DeffandCorresp., let. à Voltaire, 2 avr., t.2, 398 (Plon, 1865) - M.C.
oeil : ne laisser que les yeux pour pleurer loc. verb. ARGENT  "dépouiller de tout" - R, cit. Balzac [1834-35] ; L, DELF, ø d il ne lui reste (plus) que - : FEW (9, 76b), GLLF, 1835, Acad. ; L, ø d ; n'avoir plus que - : FEW, 1874, Lar. ; GLLF, 1875, Lar. ; Lex.[75], PR[77], ø d
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1793 - «[...] ils commenceroient par vous foutre de bonnes contributions, et ne vous laisseroient plus que les yeux pour pleurer [Lemaire]La Trompette du père Duchêne, numéro 142, 326 - P.E.
*1832 - «'O hé, pays !' - 'Chauvin ! quoi que t'as dit à ta flûme (maîtresse) ; parie que tu n'y as laissé q' ses yeux pour pleurer !' - 'Moi ? j'y ai laissé le ventre enflé et un pain d'amonition.'» JeancourtCrac ! Pchcht !! Baounhd !, I, 197-8 (Renduel) - P.E.
oeil : ne laisser à qqn que les/des yeux pour pleurer loc. verb. non conv. ARGENT "dépouiller de tout" - DDL 19, 1793, Lemaire ; GLLF, 1834, Balzac ; L, DELF, TLF, GR[85], ø d.
1792 - «[...] la bougre de clique du château ne cherche qu'à nous épuiser de toutes manieres, afin de nous mieux enchaîner, quand elle ne nous aura plus laissé que des yeux pour pleurer [...]» HébertLe Père Duchesne, n° 114, 5 (EDHIS) - P.E.
passer v.tr. CUIS. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1767 - «[...] faire faire quelques tours à une viande dans une casserole, avec beurre, huile ou lard.» Dict. portatif de cuisine, 13 - F.R.-R.S.
1828 - LaveauxDict.
passer v.intr. JEUX CARTES - TLF, 1608, Oudin [d'apr. DDL 21] ; FEW (7, 710a), 1690, Fur. ; L, DG, PR[73], ø d.
*1676 - «On donne chacun quatre louis à celui qui a le quinola ; on passe ; et quand on fait jouer [...]» Mme de SévignéLet., à Mme de Grignan , 29 juill., II, 155 (Ed. Gérard-Gailly) - Nies.
passer v.intr. JEUX CARTES - DDL 10, 1676, Mme de Sév. ; FEW (7, 710a), GLLF, 1690, Fur. ; L, DG, R, Lex.[75], PR[77], ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1608 - «R. Et moy i'ai coupé vn as. L. Et moy vn quatre. Me. Moy vn six, dequoy ie fay la main. O. Ca les cartes, car c'est à moy à donner : vne, deux, trois, quatre : vne, deux, trois, quatre. Me. Ie passe. R. Soit. L. Ie passe aussi.» C. OudinDialogues fort plaisans, 63 (Orry) - P.E.
passer v.intr. ALP.  "franchir un passage difficile dans un itinéraire d'ascension" - RSp., 1937, Blanchet ; in Ga [1970] ; absent TLF.
1883 - «J'ai trouvé ce passage émouvant ; pendant deux ou trois minutes je ne me suis pas senti très à mon aise, car on a le vide absolument devant soi et rien pour se retenir solidement. Tous ont bien passé, et maintenant il ne reste plus que quelques mauvais pas à franchir pour arriver au-dessus de la corniche du glacier Carré [...]» Annuaire du Club alpin fr. Année 1882, 104 (Paris) - C.T.
1898 - «Comment avez-vous passé ? lui demandai-je - Comme vous. - Eh bien, avec vos grandes jambes, avez-vous pu trouver des saillies ? - Non, Monsieur, et pour cause ; il n'y en a pas.» R. alpine, numéro 7, juill., 198 - C.T.
passer (faire - qqn pour) loc. verb. ACTION - TLF (passer pour), 1604, Montchrestien ; R, cit. Racine [1668] ; GLLF, 1766, Rousseau ; Lex.[75], PR[77], ø d.
1633 - «[...] je suis le plus estonné du monde de voir que n'ayant jamais faict estat des divinations, mais ayant plustost tousjours desclamé au contraire, cependant on me veuille ainsy faire passer pour prophète !» GassendiLet. familières à François Luillier, 64-65 (Vrin) - P.E.
passer : ça passe loc. phrast. ALP.  "franchir un passage difficile dans un itinéraire d'ascension" - RSp. (s.v. passer), 1954, Azéma ; absent TLF.
1933 - « - Ca doit passer ! Deux endroits seront très difficiles : la pente, du glacier de base à la barre inférieure du Z [...] Nous admettons qu'il faudra douze heures pour passer... si vraiment 'Ca passe' !» La Montagne, numéro 254, déc., 364 - C.T.
1946 - «Le fauve [...] regarde l'infecte morceau trop indigeste pour moi et dit simplement 'Ca passe'.» Alpinisme, sept., 58 - C.T.
passer droit loc. verb. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1967 - «[...] la fissure s'élargit, mais pas assez pour mes deux seuls gros coins ; les petits sont tombés avec le sac ; que faire ? Je cherche à droite, à gauche par un pendule dans une dalle. Il faut pourtant passer droit La Montagne et alpinisme, numéro 63, juin, 87-88 - C.T.
passer en force loc. verb. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1969 - «[...] je pense que l'escalade libre, celle que je préfère, n'a rien à envier à d'autres sports pour la grâce et l'élégance ; mais il faut pour cela grimper en souplesse, passer en technique et non en force ; les bons grimpeurs n'ont jamais l'air de peiner, on croirait à les voir qu'ils passent sans effort.» La Montagne et alpinisme, numéro 72, avr., 39 - C.T.
passer en technique loc. verb. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1969 - «[...] je pense que l'escalade libre, celle que je préfère, n'a rien à envier à d'autres sports pour la grâce et l'élégance ; mais il faut pour cela grimper en souplesse, passer en technique et non en force ; les bons grimpeurs n'ont jamais l'air de peiner, on croirait à les voir qu'ils passent sans effort.» La Montagne et alpinisme, numéro 72, avr., 39 - C.T.
passer en tunnel loc. verb. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1908 - «Après 45 minutes, ils [les alpinistes] passaient en tunnel à travers un trou naturel dans le rocher et, côtoyant un grand éperon de la crête, ils rejoignaient le flanc méridional de l'Arête Est.» La Montagne, numéro 8, août, 310 - C.T.
passer outre loc. verb. DÉPLAC. - FEW (7, 707b), Wace ; Hu, Amyot ; L, DG, PR[72], ø d.
Corr. et compl.Gc et TLF (11e, Alexis, passer ultra)
v. 1050 - «Ne le saint cors ne puedent passer oltreVie de saint Alexis, strophe 103, vers 515, 18 (Champion, 1917) - J.S.
passer sous le bec de qqn loc. verb. non conv.  ÉVÉN.  "fig. : échapper à qqn" - R (v.tr.), DELF, ø d ; absent TLF.
1800 - «DUBUIS, seul. Comment ! la plus jolie femme de la rue de l'Oursine me passerait sous le bec Gouffé et DuvalCri-Cri, 20 (Barba) - P.E.
1809 - «La Mère DUSEIGLE. J' sais bien c' que t'as tant à coeur. Tu n' me pardonneras jamais de n'avoir pas voulu t' laisser l' perroquet d' feu not' pauvre tante. Mais t'auras beau faire, y t' passeras sous le bec, c't' oiseau là. Mad. TOURTENVILLE. C'est ce que nous verrons. [...] Mad. DUSEIGLE. Oh ! c'est tout vu.» FrancisLe Gâteau des rois, 14 (Cavanagh) - P.E.
passer sous le nez de qqn loc. verb. ÉVÉN.  "fig. : échapper à qqn" - PR[72], Balzac ; TLF, cit. Bernanos, 1948passer devant le nez à : FEW (7, 32a), v. 1670 et 1845, Besch.
1843 - «Il m'a passé sous le nez le déjeuner !... quand mamzelle Camille a entendu le papa... la peur lui a pris, il a fallu me dissimuler sous la table.» Dupeuty et CormonLes Cuisines parisiennes, I, ix - B.W.
pieds (ne pas se laisser marcher sur les -) loc. verb. non conv. RELAT. "fig." - DG (--le -), ø d ; TLF, cit. Fargue, 1939 ; GLLF, ø d.
1791 - «LOUIS XVI [sic : XIV] qui étoit un malin bougre, et qui ne se laissoit, foutre, pas marcher impunément sur le pied [...]» [Lemaire]243e let. bougrement patriotique du véritable père Duchêne, 3 - P.E.
piques (passer par les -) loc. verb. non conv.  SANTÉ  "avoir la vérole" - absent TLF.
1585 - «I'ay honte de parler de la verole, des poulains, des bouches chancreuses, de la pelade, de la pissechaude et autres danrees qui se gaignent à la luyte Cupidique. Ceux qui ont passé par les piques peuuent sçauoir à quel marché ils en sont sortis, et combien en vaut l'aune [...]» CholièresLes Neuf matinées, 137 (Richer) - P.E.
1610 - «[...] putains publicques, lesquelles apres auoir passé par les picques et été guaries de Chancres, Gonorrées, Chaude-pisses, mal de Napples ou grattelle des Indes et autres appennages bordelesques, encore toutes moites de la decoction de Chine ou de Gaiag, et nouuellement sorties du fourneau ou cage Hydrotique d'un Barbier [...]» Th. Sonnet de CourvalSatyre contre les charlatans, 115 (Milot) - P.E.
1615 - «[...] chaque verolé a priuilege d'en dire sa rattelee comme qui a passé par les piques Advertissement du sieur de Bruscambille sur le voy. d'Espagne, 7 (s.l.) - P.E.
Compl.DELF (1640, Oudin)
1640 - «[...] il a passé par les Picques .i. il a eu la verole OudinCuriositez fr., 425 (Slatkine) - P.E.
plan (laisser qqn en -) loc. verb. non conv. RELAT. - FEW (9, 22b), GLLF, DELF, GR[85], TLF, 1821, Desgranges ; DG, ø d ; Lex.[79], cit. Triolet.
• laisser en plant
  - FEW, DELF, 1868 ; L, GLLF, ø d ; absent TLF.
1808 - «BRAILLARD. J'ai sur le coeur le dîner où il nous laissa en plant au Veau-qui-tette, pour 3 livres 6 sous.» OurryLes Amours de Braillard, 7 (Cavanagh) - P.E.
plume (passer la - par le bec) loc. verb. non conv. RELAT. "fig. : berner, frustrer" - FEW (9, 84a), 1608 ; Hu, DEL, Régnier ; GLLF, déb.17e ; L, cit. Mol. ; BEI, 1690, Fur. ; TLF, cit. Rolland, 1813.
• passer le bec par la plume
  plais. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1756 - «LEANDRE. Non, Mamselle, je ne veux point que vous soyez Madame Cassandre. Je veux moi même faire votre fortune, & il ne sera pas dit que l'on m'aura passé le bec par la plume Théâtre des boulevards, I, 4 (A Mahon) - P.E.
plume (passer la - par le bec) loc. verb. non conv. RELAT. "fig. : berner, frustrer" - FEW (9, 84a), 1608 ; Hu, DEL, Régnier ; GLLF, déb.17e ; L, cit. Mol. ; BEI, 1690, Fur. ; TLF, cit. Rolland, 1813.
• passer la plume dans le bec
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1791 - «[...] la matoise des Tuileries, qui, depuis la révolution, fait la bougresse et la mijaurée, ne nous passera pas davantage la plume dans le bec [...]» Calendrier du Père Duchesne, 54 (Paris) - P.E.
pâtissier (passer par devant l'huis du -) loc. verb. non conv. AFFECT. "fig. : perdre toute honte" - FEW (7, 751a), BEI, 1640, Oudin ; absent TLF.
1531 - «DEPVDET depuduit, Pudorem abiecit, Il a osté toute honte, il est tout eshonté. Il a passé par deuant lhuys du pasticier. Ouid. Depuditus, profugusque pudor, sua signa reliquit.» R. EstienneDictionarium, 199 v° - P.E.
quart d'heure (passer un mauvais -) loc. verb. non conv. ACT. OBJET - TLF, BEI, av.1755, Saint-Simon ; L (cit.), GLLF, 1771, Volt. ; DEL, cit. Flaubert ; GR[85], cit. Romains.
• passer un méchant quart d'heure
  - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1672 - «Par la mort, si quelqu'un s'y frottoit, / Je lui ferois passer un fort méchant quart-d'heure Montfleury, La Fille capitaine, in MontfleuryThéâtre, II, 317 (Compagnie des libraires) - P.E.
quart d'heure (passer un mauvais -) loc. verb. non conv. ACT. OBJET - TLF, BEI, av.1755, Saint-Simon ; L (cit.), GLLF, 1771, Volt. ; DEL, cit. Flaubert ; GR[85], cit. Romains.
Au pl. - DEL, cit. Flaubert ; absent TLF.
1710 - «[...] jamais on ne leur donnoit le sol dans leurs poches, ce qui les rendoit miserables & leur faisoit souvent passer de mauvais quarts d'heures [...]» L'Art de plumer la poule sans crier, 204 (A Cologne, chez Robert le Turc) - P.E.
radis (passer les -) loc. verb. arg.  ARG. POLICE  "proposer à quelqu'un contre de l'argent des documents compromettants sur une tierce personne" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1934 - «Tout politicien qui se respecte a à sa solde - et, sans qu'il s'en doute, à ses trousses - un inspecteur, ou un commissaire de la S. G. Celui-ci établit, quotidiennement, le dossier du patron, surveille ses visites, ses bonnes amies, sa correspondance, ses déplacements, puis va trouver, 'avec le paquet', le concurrent ou l'adversaire, et en demande un bon prix. Le fait est courant. Cela s'appelle 'passer les radis'. Car l'argot pittoresque de la police de S. G. est le même que celui des malfaiteurs, leurs émules.» L. DaudetLa Police politique, 76 (Denoël et Steele) - G.S.
savate (passer à la -) loc. verb. arg.  ARG. MILIT.  MILIT.  "punition" - TLF, ø d.savate : E, 1791 (?) et 1827 ; FEW (21, 536a), v. 1805 ; TLF, cit., 1828-29.
1823 - «Un moderne Croque-mitaine [...] Me dit, ayant craché trois fois : / Du boursicot, pour me graisser la patte, / Il faut ici dénouer le cordon, / Sinon tus va [sic] passer à la savatte [...]» P.E. Debraux, Les Agrémens d'une prison, in Le Nouvel enfant de la goguette, 12-13 (Le Couvey) - P.E.
travers (passer à / au -) loc. verb. non conv. ARG. POLICE "échapper aux mailles de la justice" - TLF (- au -), cit. Genevoix, 1925 ; GR[85], DEL, ø d "échapper à un danger" : TLF et DArg. (- à -), cit. Carabelli, 1910 ; GR[85], DEL, ø d
1897 - «[...] combien de coupables échapperont au châtiment qu'ils ont mérité, et, comme disent les agents dans leur argot, passeront à travers M. Goron, Les Mém. de M. Goron, in H. FranceDict. de la langue verte, 290 (Nigel Gauvin, 1907) - Ch.G.
traîner (laisser - qqch.) loc. verb. ACTION  "ne pas prendre soin de qqch." - L, FEW (13/II, 161b), 1772, Volt. ; DG, ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1687 - «Vous ne me parlez point de mes treize cents francs de l'année 85 : il ne faut pourtant point laisser traîner cette queue, et en faire un peu de peur à Pasgerant [...]» Mme de SévignéLet., à Hérigoyen , 26 févr., III, 148 (Ed. Gérard-Gailly) - Nies.