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coupeur d'oreilles loc. nom. m. PSYCHOPATHOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1903 - «Dans tous les cas, le sadique s'adresse invariablement à la même partie du corps (flagellateurs, piqueurs de fesses, coupeurs de peau, coupeurs d'oreilles, éventreurs, etc.) [...].» Dr Cullerre, c.r. : Dr P. Garnier, in Annales médico-psychol., I, 479 - M.C.
cure n.f. ACTION "fig. : consommation abondante" - TLF (- d'honnêteté), cit. Zola, 1899 ; GR[85] (- de structuralisme), ø d.
1850 - «J'ai fini ma cure de romans, commencée il y a dix jours. Elle s'est composée de neuf romans, soit de quinze volumes, à savoir deux romans de G. Sand, deux de Jules Sandeau, un de Dickens et quatre de Charles de Bernard [...].» H.-F. Amiel, Journal intime, I, 740 (Lausanne, L'Âge d'homme, 1976) - P.E.
cure analytique loc. nom. f. PSYCHANAL. - GR[85], cit. Barthes, 1977 ; absent TLF ; in Lafon (s.v. cure) [1963].
1926 - «[...] cette sorte de personnalité seconde, dont il n'a jamais eu conscience jusqu'au moment de sa cure analytique, coexista chez lui avec un moi de caractère tout différent, c'est-à-dire d'une personnalité consciente très supérieure et très active et poursuivant avec ténacité un idéal masculin.» Ch. Odier, Contribution à l'étude du surmoi et du phénomène moral, Rapport, Genève, 1er août, in R. fr. de psychanal., 1ère année, numéro 1, 28 (1927) - M.C.
cure de sommeil loc. nom. f. MÉD. - GLLF, 1964, Lar. ; TLF, cit. Quillet, 1965 ; GR[85], ø d.
1953 - «Et les thérapeutiques par l'intermédiaire du cortex, que ce soit l'inhibition de la cure de sommeil ou la psychothérapie rationnelle de l'accouchement sans douleur, apportent une preuve supplémentaire, et combien éclatante, de cette même régulation corticale.» V. Laffite, in La Nouv. critique , numéro 45, avr.-mai, 213 et 220 - P.E.
cure psychanalytique loc. nom. f. PSYCHANAL. - GR[85], GLLF, TLF, Lex.[79], ø d.
• cure psycho-analytique - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1913 - «Le moment capital de la cure psycho-analytique est le report affectif (Ubertragung) ou transfert du sentiment insatisfait du malade sur la personne du médecin. (Le malade devient affectueux pour son médecin, rêve à lui, se montre jaloux des autres malades, ou au contraire, éprouve une certaine antipathie pour lui.)» A. Hesnard, La théorie sexuelle des psycho-névroses (Psycho-analyse de Freud), in Journ. de méd. de Bordeaux, numéro 24, 15 juin, 387 - M.C.
cure psychothérapique loc. nom. f. PSYCHOPATHOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1902 - «Quelles sont les qualités essentiellement nécessaires au médecin psychothérapeute ? C'est de la patience, de la bonté et de la fermeté sans ces trois facteurs, il est impossible de faire avec succès une cure psychothérapique [...] Le malade doit la faire de bon gré, avec l'espérance d'être guéri.» Dr H. Zbinden, Neurasthénie et psychothérapie (Genève, Kündy), cité in Arch. de psychol., t.1, 356 (1902) - M.C.
cure uvale loc. nom. f. MÉD. - GLLF, TLF, 1878, Lar. ; GR[85], ø d.
• cure au raisin, cure aux raisins - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1863 - «L'étranger attiré à Vevay ou à Montreux, sur les bords du Léman, par le doux climat et le charme incomparable de ces beaux rivages, ne peut se lasser d'admirer dans les vignobles, s'élevant en terrasses superposées depuis le lac jusqu'à la région des noyers, les ceps vigoureux qui, sous le vert luxuriant des pampres, étalent la pourpre et l'or de leurs baies appétissantes et splendides. Beaucoup de ces admirables grappes se vendent aux malades que les médecins d'Allemagne envoient ici faire la cure aux raisins.» E. de Laveleye, in R. des deux mondes, t.43, 15 avr., 849 - M.C.
1875 - «Thérap. Cure au raisin. Il est un système de thérapeutique fort en vigueur depuis longtemps déjà de l'autre côté du Rhin et en Suisse, c'est la cure au raisin. Si nous en croyons les mémoires produits aux Académies des sciences et de médecine, le raisin, considéré comme moyen curatif, est appelé à régénérer l'espèce humaine.» Lar. GDU , (s.v. raisin) - TGLPF
cure-dent, cure-dents n.m. CORPS ÉROT. "verge" - DFNC, cit. Apollinaire, 1906 ; absent TLF.
1750 - «La bonne dame avait un si terrible ventre qu'il n'était pas possible de l'attaquer de ce côté-là. Le cure-dent d'un étalon de Mirebalay n'y aurait jamais atteint.» L.-Ch. Fougeret de Monbron, Margot la ravaudeuse, 702 (Laffont, Coll. Bouquins) - P.R.
cure-dents n.m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1959 - «Quelques-uns des trous étant un peu grands, des cure-dents en bois servent de cale. Malgré tout, pas un seul ne bouge lorsque nous montons dessus.» La Montagne et alpinisme, numéro 21, févr., 5 - C.T.
cure-dents (venir en -) loc. verb. VIE SOC. "être invité à une soirée ou à un bal, sans avoir été invité au dîner qui précède" - GR[85], DEL, cit. Proust, 1913 ; TLF, cit. Mauriac, 1947 ; BEI, déb. 20e.
1907 - H. France, Dict. de la langue verte, 76 (Nigel Gauvin) - Ch.Bu.
cure-ongles n.m. HYG. CORPS - GLLF, v. 1930 ; PR[72], 1933 ; absent TLF.
1893 - «Dans chaque salle sont des lavabos munis de brosses à ongles, de cure-ongles et de bocaux contenant un liquide désinfectant.»H. Napias, in J. Rochard, Encyclopédie d'hygiène, V, 507 - C.H.
1900 - «Mikulicz (1898) emploie dix à douze minutes à cette désinfection en se conformant aux règles suivantes : 1 lavage pendant trois minutes, sous un courant d'eau chaude stérilisée [...] ; 2 nettoyage des ongles avec un cure-ongles stérilisé et conservé dans une solution d'acide phénique à 5 p. 100 ou de lysol à 1 p. 100.»P. Chavasse, Nouv. éléments de petite chir., 71 (5e éd.) - C.H.
cure-ongles n.m. HYG. CORPS - absent TLF.
Add.DDL 8 (1893)
*1917 - «Nagelfeile [...]» Sachs-Villatte, Enzyklopädisches französisch-deutsches und deutsch-französisches Wörterbuch (Berlin-Schöneberg) - B.K.
gratteur d'oreilles loc. nom. m. RELAT. "fig. : flatteur" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1791-98 - «On a bel avoir de l'esprit, on a beau les connaître, les gratteurs d'oreilles plaisent.» Casanova, Hist. de ma vie, t. 7, ch. 8, 162 (1960-62) - R.R.
oreilles (avoir les - battues de qqch.) loc. verb. non conv. AFFECT. - GLLF, 1690, Fur. ; absent TLF.
1588 - «Mais en fin ceste femme Angloise, de longue main nourrie au sang, se faschant d'avoir tous les jours les oreilles battües des faulses peurs que ses bons conseillers luy faisoient, se laissa aisément vaincre à leur prieres [...]» G. Du Vair, Actions et traictez oratoires, 17 (Cornély) - P.E.
1684 - «Ils nous battent les oreilles de leurs discours [...] I'ay les oreilles battües de ces discours [...]» Nouv. dict. du voyageur, fr.-all.-lat, 127 (Chouët) - P.E.
oreilles (battre les - à qqn de qqch.) loc. verb. non conv. RELAT. - L, R, cit. Bossuet ; TLF, ø d.
1578 - «CELT. C'est par despit que vous me batez maintenant les oreilles de ces italianismes.» H. Estienne, Deux dialogues du nouv. langage françois italianizé, II, 186 (Lemerre) - P.E.
1632 - «Au reste les contes dont on m'a jusques icy battu les oreilles de ceste peste sont effroïables, il ne s'est jamais escrit que je sache rien d'approchant, et je ne pense pas que si l'histoire de ses particularitez estoit escrite on le puisse lire sans horreur.» Gassendi, Let. familières à François Luillier, 38 (Vrin) - P.E.
1684 - «Ils nous battent les oreilles de leurs discours [...] I'ay les oreilles battües de ces discours [...]» Nouv. dict. du voyageur, fr.-all.-lat, 127 (Chouët) - P.E.
oreilles (dormir sur ses deux -) loc. verb. non conv. AFFECT. "fig." - BEI, déb.19e ; DEL, cit. Céline ; GR[85], cit. Sartre ; GLLF, ø d - sur les - : TLF, 1835, Acad. ; L, ø d
1829 - «M. Bégin pense qu'un chirurgien dormira mieux sur ses deux oreilles, quand, après une opération, il aura fait la ligature, que lorsqu'il aura fait la torsion [...]» La Lancette fr., n° 15, 25 juill., 59a - P.E.
oreilles (fendre les - en quatre à qqn) loc. verb. non conv. RELAT. "fig." - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1795 - «Grognon. Passe donc ton chemin, gueule d'enfer, tu me fends les oreilles en quatre, avec tes poumons de cheval. C'est pas le Pérou que ton Bon Homme Richard !» Journ. du bon homme Richard, n° 3, messidor an 3, 17 - P.E.
oreilles (jusqu'aux -) loc. adv. non conv. MESURE "fig." - GLLF, 1690, Fur. ; L, ø d ; TLF, cit. Maeterlinck, 1889 ; R, Lex.[75], ø d.
1606 - «[...] ie pensois estre à la guerre iusques aux oreilles, parlant parisien [...]» La Victoire du soldat fr., 4 (s.l.) - P.E.
1640 - «[...] il en a iusqu'aux Oreilles .i. il y est fort auant.» Oudin, Curiositez fr., 382 (Slatkine) - P.E.
oreilles (jusqu'aux -) loc. adv. non conv. MESURE "fig." - DDL 19, 1606 ; GLLF, 1690, Fur. ; TLF, cit. Maeterlinck, 1889 ; GR[85], ø d.
1606 - «Il en a iusques aux oreilles : Il en a ce qu'il luy en faut.» Ioannis Aegidii Nuceriensis adagiorum [...] traductio, Selectae sententiae prouerb. ex M. Corderio, & aliis, 17a, in Nicot, Thresor (Picard) - P.E.
oreilles (les murs ont des -) loc. phrast. non conv. RELAT. "fig." - FEW (6/III, 241a), GLLF, DEL, GR[85], BEI, 1690, Fur. ; L, La Fontaine ; TLF, cit. Montherlant, 1936.
• les murailles ont des oreilles - FEW (6/III, 243a), 1690, Fur. ; TLF, cit. Dumas, 1846 ; L, ø d.
1622 - «Ne parlez point de choses qui nous sont indifferentes, repliqua sa maistresse : les murailles ont des oreilles ; on ne sçait quelque fois devant qui on parle.» Les Caquets de l'accouchée, 63 (Jannet) - P.E.
oreilles (les murs ont des -) loc. phrast. non conv. RELAT. "fig." - FEW (6/III, 241a), GLLF, DEL, GR[85], BEI, 1690, Fur. ; L, La Fontaine ; TLF, cit. Montherlant, 1936.
• les parois ont des oreilles - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1627 - «C'est afin de parler plus librement et sans crainte d'estre ouïs ; car, comme on dit, les parois ont des oreilles.» D. Martin, Les Colloques fr. et all., 52 (Strasbourg, Faculté des Lettres) - P.E.
oreilles (à longues -) loc. adj. CARACT. "fig." - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1832 - «Dans un instant un acteur ayant chanté un air, le duc applaudit et tous les courtisans à longues oreilles d'imiter Monseigneur ; mais moi qui trouvai le chant très-médiocre, je me tins tranquille : chacun son goût.» Mém. de Jacques Casanova de Seingalt, t. 6, ch. 3, 135 (1826-38) - R.R.
pare-oreilles n.m. CHAPELL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1926 - «Je vous revois toujours, l'hiver, vêtu pardessus votre soutane [...] d'un gros cache-nez et d'une casquette à pare-oreilles [...]» Jehan le Povremoyne, Mon Curé, 14 (Allais, Sotteville-lès-Rouen) - A.Ré.
protège-oreilles n.m. SPORTS - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1935-36 - «[...] se munir de quelques lainages, moufles, protège-oreilles.» R. alpine, numéro 303, 132 - C.T.
1967 - «SPORFLEX Manchons Guêtres Protège-oreilles [...]» La Montagne et alpinisme, numéro 65, déc., IX, Publ - C.T.
rompre (la tête, les oreilles, etc., à qqn) loc. verb. RELAT. "fig. : importuner" - FEW (10, 566b), GLLF, TLF, 1549, Est. ; DDL 19 (- l'oreille), 1569, Du Tronchet ; GR[85], ø d.
1541 - «Maintenant pareillement qu'ilz ne nous rompent plus la teste de leur purgatoire : lequel est par ceste coignée couppé, abbatu, et renversé jusques à la racine.» J. Calvin, Institution de la religion chrestienne, I, 349 (Champion, 1911) - P.E.
talking cure n.f. d'apr. angl. PSYCHOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF ; in Marchais [1970].
1923 - «La malade [...] se mit à raconter l'histoire dont les mots murmurés pendant ses états d'absence avaient trahi l'existence [...] La malade elle-même qui, à cette époque de sa maladie, ne parlait et ne comprenait que l'anglais, donna à ce traitement d'un nouveau genre le nom de talking cure ; elle le désignait aussi en plaisantant, du nom de chimney sweeping. [...] A peu près à l'époque où Breuer appliquait sa 'talkingcure', Charcot poursuivait, à la Salpêtrière, ses recherches sur l'hystérie, qui devaient aboutir à une nouvelle conception de cette névrose.» Y. Le Lai, trad. : Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse , 39-40 et 52 (Payot) - M.C.
éclabousser les oreilles loc. verb. RELAT. "fig." - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1862 - «Je te demande, triple butor, ce que c'est qu'un petit-maître ? Voilà plus de quinze jours qu'on m'éclabousse les oreilles de ce mot.» C.-P. Monselet, Les Galanteries du XVIIIe siècle, 4 (Lévy) - R.R.
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