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coup de dent loc. nom. m. RELAT. "fig." - FEW (2, 866a), 1690, Fur. ; L, Lex.[75], DELF, ø d ; absent TLF.donner un - : L, R, GLLF, ø d
1606 - «Et si ie te dits ce mot et iette ce coup de dent en passant, ne t'en fache point, car tu m'en as bien fait imprimer d'autres [...]» La Victoire du soldat fr., 27 (s.l.) - P.E.
cure n.f. ACTION "fig. : consommation abondante" - TLF (- d'honnêteté), cit. Zola, 1899 ; GR[85] (- de structuralisme), ø d.
1850 - «J'ai fini ma cure de romans, commencée il y a dix jours. Elle s'est composée de neuf romans, soit de quinze volumes, à savoir deux romans de G. Sand, deux de Jules Sandeau, un de Dickens et quatre de Charles de Bernard [...].» H.-F. Amiel, Journal intime, I, 740 (Lausanne, L'Âge d'homme, 1976) - P.E.
cure analytique loc. nom. f. PSYCHANAL. - GR[85], cit. Barthes, 1977 ; absent TLF ; in Lafon (s.v. cure) [1963].
1926 - «[...] cette sorte de personnalité seconde, dont il n'a jamais eu conscience jusqu'au moment de sa cure analytique, coexista chez lui avec un moi de caractère tout différent, c'est-à-dire d'une personnalité consciente très supérieure et très active et poursuivant avec ténacité un idéal masculin.» Ch. Odier, Contribution à l'étude du surmoi et du phénomène moral, Rapport, Genève, 1er août, in R. fr. de psychanal., 1ère année, numéro 1, 28 (1927) - M.C.
cure de sommeil loc. nom. f. MÉD. - GLLF, 1964, Lar. ; TLF, cit. Quillet, 1965 ; GR[85], ø d.
1953 - «Et les thérapeutiques par l'intermédiaire du cortex, que ce soit l'inhibition de la cure de sommeil ou la psychothérapie rationnelle de l'accouchement sans douleur, apportent une preuve supplémentaire, et combien éclatante, de cette même régulation corticale.» V. Laffite, in La Nouv. critique , numéro 45, avr.-mai, 213 et 220 - P.E.
cure psychanalytique loc. nom. f. PSYCHANAL. - GR[85], GLLF, TLF, Lex.[79], ø d.
• cure psycho-analytique - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1913 - «Le moment capital de la cure psycho-analytique est le report affectif (Ubertragung) ou transfert du sentiment insatisfait du malade sur la personne du médecin. (Le malade devient affectueux pour son médecin, rêve à lui, se montre jaloux des autres malades, ou au contraire, éprouve une certaine antipathie pour lui.)» A. Hesnard, La théorie sexuelle des psycho-névroses (Psycho-analyse de Freud), in Journ. de méd. de Bordeaux, numéro 24, 15 juin, 387 - M.C.
cure psychothérapique loc. nom. f. PSYCHOPATHOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1902 - «Quelles sont les qualités essentiellement nécessaires au médecin psychothérapeute ? C'est de la patience, de la bonté et de la fermeté sans ces trois facteurs, il est impossible de faire avec succès une cure psychothérapique [...] Le malade doit la faire de bon gré, avec l'espérance d'être guéri.» Dr H. Zbinden, Neurasthénie et psychothérapie (Genève, Kündy), cité in Arch. de psychol., t.1, 356 (1902) - M.C.
cure uvale loc. nom. f. MÉD. - GLLF, TLF, 1878, Lar. ; GR[85], ø d.
• cure au raisin, cure aux raisins - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1863 - «L'étranger attiré à Vevay ou à Montreux, sur les bords du Léman, par le doux climat et le charme incomparable de ces beaux rivages, ne peut se lasser d'admirer dans les vignobles, s'élevant en terrasses superposées depuis le lac jusqu'à la région des noyers, les ceps vigoureux qui, sous le vert luxuriant des pampres, étalent la pourpre et l'or de leurs baies appétissantes et splendides. Beaucoup de ces admirables grappes se vendent aux malades que les médecins d'Allemagne envoient ici faire la cure aux raisins.» E. de Laveleye, in R. des deux mondes, t.43, 15 avr., 849 - M.C.
1875 - «Thérap. Cure au raisin. Il est un système de thérapeutique fort en vigueur depuis longtemps déjà de l'autre côté du Rhin et en Suisse, c'est la cure au raisin. Si nous en croyons les mémoires produits aux Académies des sciences et de médecine, le raisin, considéré comme moyen curatif, est appelé à régénérer l'espèce humaine.» Lar. GDU , (s.v. raisin) - TGLPF
cure-dent, cure-dents n.m. CORPS ÉROT. "verge" - DFNC, cit. Apollinaire, 1906 ; absent TLF.
1750 - «La bonne dame avait un si terrible ventre qu'il n'était pas possible de l'attaquer de ce côté-là. Le cure-dent d'un étalon de Mirebalay n'y aurait jamais atteint.» L.-Ch. Fougeret de Monbron, Margot la ravaudeuse, 702 (Laffont, Coll. Bouquins) - P.R.
cure-dents n.m. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1959 - «Quelques-uns des trous étant un peu grands, des cure-dents en bois servent de cale. Malgré tout, pas un seul ne bouge lorsque nous montons dessus.» La Montagne et alpinisme, numéro 21, févr., 5 - C.T.
cure-dents (venir en -) loc. verb. VIE SOC. "être invité à une soirée ou à un bal, sans avoir été invité au dîner qui précède" - GR[85], DEL, cit. Proust, 1913 ; TLF, cit. Mauriac, 1947 ; BEI, déb. 20e.
1907 - H. France, Dict. de la langue verte, 76 (Nigel Gauvin) - Ch.Bu.
cure-ongles n.m. HYG. CORPS - GLLF, v. 1930 ; PR[72], 1933 ; absent TLF.
1893 - «Dans chaque salle sont des lavabos munis de brosses à ongles, de cure-ongles et de bocaux contenant un liquide désinfectant.»H. Napias, in J. Rochard, Encyclopédie d'hygiène, V, 507 - C.H.
1900 - «Mikulicz (1898) emploie dix à douze minutes à cette désinfection en se conformant aux règles suivantes : 1 lavage pendant trois minutes, sous un courant d'eau chaude stérilisée [...] ; 2 nettoyage des ongles avec un cure-ongles stérilisé et conservé dans une solution d'acide phénique à 5 p. 100 ou de lysol à 1 p. 100.»P. Chavasse, Nouv. éléments de petite chir., 71 (5e éd.) - C.H.
cure-ongles n.m. HYG. CORPS - absent TLF.
Add.DDL 8 (1893)
*1917 - «Nagelfeile [...]» Sachs-Villatte, Enzyklopädisches französisch-deutsches und deutsch-französisches Wörterbuch (Berlin-Schöneberg) - B.K.
dent n.f. GÉOGR. "pic, montagne" - TLF, cit. Renan, 1862 ; GLLF, Lex.[75], 1870 ; R, cit. Vidal de la Blache ; L, DG, FEW (3, 40b), PR[77], ø d.
1786 - «Corne (Horn), on appelle ainsi dans la Suisse allemande les pointes les plus apparentes des plus hautes montagnes ; aiguille ou dent dans la Suisse françoise ; pezi chez les Suisses italiens. Ainsi vieschhorn signifie la corne, la dent ou l'aiguille de Viesch.» Besson, Man. pour les savans et les curieux qui voyagent en Suisse, I, 134 (Heubach) - P.E.
dent n.f. ALP. "dent des crampons" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1930 - «[...] j'ai 'tenu' sur deux ou trois dents du crampon droit, une seule dent du gauche mordant une saillie rocheuse [...]» La Montagne, numéro 8, mars-avr., 87 - C.T.
dent ((se) mettre qqch. sous la -) loc. verb. non conv. US. ALIM. "manger" - BEI, 1790 ; TLF, GR[85], ø d.
1732 - «J'espérai [...] qu'ils me jetteraient par compassion un os à ronger, un morceau de pain, enfin quelque chose à mettre sous la dent.» A.-R. Lesage, Hist. de Guzman d'Alfarache, 7 - FXT
dent ((se) mettre qqch. sous la -) loc. verb. non conv. US. ALIM. "manger" - BEI, 1790 ; TLF, GR[85], ø d.
"Négativement" rien de quoi mettre sous la dent : DDL 40, 1690, Fur. ; DEL, 1789 [d'ap. DDL 32]. 1779 - «Que diable d'oeconomie, des hommes qui regorgent de tout, tandis que d'autres qui ont un estomac importun comme eux, et pas de quoi mettre sous la dent.» Diderot, Le Neveu de Rameau, 103 - FXT
1829 - «- Vous voyez devant vous une misérable femme [...], tous malheureux comme les pierres... Pas une miette de pain à nous mettre sous la dent...» Vidocq, Mém., 4, 193 (Tenon) - P.R.
dent (garder une -) loc. verb. non conv. AFFECT. "fig." - L, R, GLLF, TLF, PR[82], DELF, ø d.
1843 - «Contre ces polissons c'est que je garde aussi / Une dent ... Quelle dent ! ... Remarquez. Je dis ... une, / Pour employer la loc... ution trop commune ! / Mais commençons mon rôle et mon grand tra la la !...» Dupeuty et Langlé, Les Buses graves, I, i - P.W.
av. 1851 - «Chloé, vieille sempiternelle, / Me garde, dit-on, une dent. / Ce trait est beau, mais imprudent ; / Elle n'en aura plus pour elle.» Capelle, in Lar. GDU (1870)
dent (ne pas perdre un coup de -) loc. verb. non conv. US. ALIM. "manger avec appétit" - GR[85], cit. La Fontaine ; GLLF, ø d ; absent TLF.
1605 - «[...] mange son massepain, n'en perd pas un coup de dent.» J. Héroard, Journ., 1, 745 (Fayard) - P.R.
dent (rien à se mettre sous la -) loc. verb. non conv. US. ALIM. - DELF, cit. L'Epatant, 1908 ; DG, GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], ø d.
• rien de quoi mettre sous la dent - L (pas de quoi -), ø d ; absent TLF.
Add.DDL :
*1789 - «Arrive qui piante ; quand je n'aurons plus rin de quoi mettre sous la dent, je mangerons noute main, et je garderai l'autre au lendemain.» Les Trois poissardes, 22 (s.l.n.d.) - P.E.
dent (rien à se mettre sous la -) loc. verb. non conv. US. ALIM. - DEL, cit. L'Epatant, 1908 ; GLLF, TLF, GR[85], ø d.
• rien de quoi mettre sous la dent - DDL 32, 1789 ; L (pas de quoi -), ø d ; absent TLF.
1690 - Furetière, Dict. - R. L. rom., 53, 551.
Dent-Blanchiste n.m. Toponymesur Dent-BlancheALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1911 - «Deux caravanes pour la Dent-Blanche passeront la nuit avec nous [...] Avec beaucoup de bruit, les 'Dent-Blanchistes' se mettent en branle ; nous nous rendormons.» Echo des Alpes, numéro 11, 519 - C.T.
dent-de-loup n.f. PÂTISS. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1807 - Almanach des gourmands, 76 - F.R.-R.S.
1814 - «[...] biscuits en éventail [...]» Art du cuisinier, II, 277 - F.R.-R.S.
1815 - Pâtissier royal parisien, II, 229 - F.R.-R.S.
1828 - Pâtissier royal parisien, II, 203 - F.R.-R.S.
1859 - «Petite pâtisserie croquante.» Landais, Dict., Suppl.
1870 - «[...] s. m. [sic] Petite pâtisserie croquante, semée d'anis.» Lar. GDU
rincer (se - la dent) loc. verb. non conv. US. ALIM. "boire" - FEW (10, 141a ; - le bec), 1861, Larchey ; absent TLF.
1681 - «CLEANTE. Il faut bien aprés le repas se rinser la dent. L'HOLANDOIS. Oüy, oüy, ly estre un bon drole oüy Stapé [cet abbé]. Pardy ly mange comme quatre ; et ly boivre comme demy-douzaine. CLEANTE. Il me semble que vous luy damez assez bien le pion.» La Chapelle, Les Carosses d'Orléans, 7 (Ribou) - P.E.
sans-dent n.f. non conv. SEXE ET ÂGE "vieille femme" - DG, 1694 ; L, La Fontaine ; FEW (3, 42b), 1835, Acad. ; absent TLF.
1649 - «Comme marmots au coin du feu / Attendent la fin auec joye / D'vn conte de ma mere l'Oye / Qu'étale vne vieille sans-dent [...]»L. Richer, L'Ovide bouffon, I, 23 (Loyson, 1662) - J.S.
talking cure n.f. d'apr. angl. PSYCHOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF ; in Marchais [1970].
1923 - «La malade [...] se mit à raconter l'histoire dont les mots murmurés pendant ses états d'absence avaient trahi l'existence [...] La malade elle-même qui, à cette époque de sa maladie, ne parlait et ne comprenait que l'anglais, donna à ce traitement d'un nouveau genre le nom de talking cure ; elle le désignait aussi en plaisantant, du nom de chimney sweeping. [...] A peu près à l'époque où Breuer appliquait sa 'talkingcure', Charcot poursuivait, à la Salpêtrière, ses recherches sur l'hystérie, qui devaient aboutir à une nouvelle conception de cette névrose.» Y. Le Lai, trad. : Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse , 39-40 et 52 (Payot) - M.C.
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