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arrivé (croire que c'est -) loc. verb. non conv. CARACT. - BEI, 1866, Delv. ; FEW (25, 326a), fin 19e ; TLF, cit. Fournier, 1905 ; DEL, cit. Prévert ; GR[85], cit. V. Leduc.
1860 - «Il est gentil, Markouski, a dit Finette dans son appréciation sur lui, mais il croit trop que c'est arrivé.» Mém. de Rigolboche, 92 (Chez tous les libraires) - P.E.
croire (faut -) loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1831 - «MADAME POTAIN. [...] Nous ne sommes pas faits l'un pour l'autre. M. LASSERRE. Faut croire.» H. Monnier, Scènes populaires, 241 (Levavasseur et Canel) - P.E.
1854 - «L'EMBALLEUR. Salut, madame, la compagnie. MADAME PAQUET. Bien le bonjour. La porte était donc ouverte ? L'EMBALLEUR. Faut croire, j'ai pas passé par le trou de la serrure.» H. Monnier, Les Bourgeois de Paris, 3 (Charpentier) - P.E.
croire (je vous prie de le -) loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - GR[85], ø d ; absent TLF.
1812 - «PAIN-SEC. Cela arrive dans les meilleures maisons, je vous prie de le croire... Je vais vous apprendre l'ordonnance... c'est un ambigu. L'OLIVE. Ce sera comique.» Martainville et Dumersan, Jean de Passy, 22 (Barba) - P.E.
croire (se -) v.pron.
Absol. non conv. CARACT. "être prétentieux" - TLF, cit. Saint-Exupéry, 1944 ; GR[85], cit. Mallet-Joris, 1972 ; FEW (2, 1299a), GLLF, ø d. 1857 - «[...] la naïveté des premiers jours s'est envolée. La femme se croit aujourd'hui, le gendarme se croit aussi. Il fait du zèle.» J. Vallès, Oeuvres, I, 89 (Gallimard) - P.E.
croire : croyez (...) et buvez de l'eau loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - DDL 15 (- ça -), 1812 ; GR[85] (- cela -), 1814 ; TLF, 1845, Besch. ; DELF, cit. Vallès ; L, DG, GLLF, ø d.
1792 - «La mère Duchesne. Oui foutre, croyez toutes ces balivernes-là, et buvez d' l'eau, vous n' salirez pas vos dents. Hem, j' voyons pourtant bien des gens qui commençont z'à en revenir.» Le Drapeau rouge de la mère Duchesne, 12 (Crapart) - P.E.
croire : je crois bien loc. phrast. non conv. EXCLAM. "/en réponse/" - GR[85], cit. Daudet ; GLLF, ø d ; absent TLF.
1812 - «LEROUX. Est-ce que l'heure y fait quelque chose ? CREDULE. Je crois bien. Araignée du matin, chagrin ; du soir, bon espoir...» Martainville, Monsieur Crédule, 17 (Barba) - P.E.
croire : je te crois loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - TLF, cit. Maupassant, 1890 ; GR[85], ø d.
• j' te crois - GR[85], cit. Renard, 1897 ; GLLF, TLF, ø d.
1756 - «MARGOT. T'es donc ben en coulere conte ieux. CATHERINE. J' te crais, est-ce que jn'en ons pas vu un q' nous voulait baillé six sous pour troés Maqriaux ? aurait fallu voër com j'lavons arangé... Parl donc hé biau moule ly ai-je fait, va t'en porter tes six sous aux Tripes...» Dialogue entre deux poissardes sur la prise du fort Saint Philippes, 3 (s.l.n.d.) - P.E.
dur comme fer (croire -) loc. verb. non conv. INTELL. - L, ø d ; TLF, cit. Barrès, 1906 ; GLLF, cit. Martin du Gard ; GR[85], ø d.
v. 1734 - «[...] notre Baron très cher / A donné dans le piége, & croit dur comme fer / Tout ce que d'après vous j'ai su lui faire entendre / Mais moi, si j'en croi rien, je veux bien m'aller pendre [...]» J.B. Rousseau, L'Hypocondre, in J.B. Rousseau, Portefeuille, I, 253 (Rey) - P.E.
1741 - «J'étions, (pour des gens de notre âge,) / Core assez de notre village, / Pour craire que falloit charcher / Un Evêque pras son clocher, / Un Farmier dans sa metarie, / Un Barger dans sa bargerie. / Croyant donc ça deur comme far, / Je sons partis comme un éclar.» Harangue des habitans de la paroisse de Sarcelles, in Pièces et anecdotes intéressantes, II, 154 (A Aix en Provence, aux dépens des Jésuites) - P.E.
voir : il faut le voir pour le croire loc. phrast. non conv. PROVERBE - TLF, cit. Benoit, 1919.
1790 - «Ah, ça ira, ça ira, ça ira, / Mais il faut le voir, amis, pour le croire, / Ah, ça ira, etc. / Ce n'est que le temps qui nous l'apprendra [...]» Les Actes des apôtres, n° 145, 15 - P.E.
1817 - «Oui, je suis un Calicot ! / J'en vends, j' m'en fais gloire, / On dit qu'on s' moq' du coco ; / Il faut le voire pour le croire. / Mes bottes à gros talons, / Dit-on, me rendent comique ; / On rit surtout d' mes ép'rons ; / Mais qui s'y frotte s'y pique.» Théaulon, Dartois, Ledoux, Le Calendrier vivant, 31 (Barba) - P.E.
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