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conversion n.f. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1922 - «Le passage du ressaut est délicat. Il faut se dresser sur l'arête, atteindre une haute prise pour la main gauche et, à une faible distance au-dessus de l'arête, une prise pour le pied gauche. On opère alors une conversion de gauche à droite.» La Montagne, numéro 152, mai-juin, 76 - C.T.
conversion n.f. PSYCHANAL.  "somatisation" - GR[85], cit. Delay [1961] ; TLF, cit. Laplanche, 1967 ; Lex.[79], ø d ; in Porot [1952].
Add.DDL :
*1907 - «Prenons un exemple ; un cas d'astasie-abasie si vous voulez. L'impossibilité de la marche n'est pas, en général, imaginée comme telle par le patient. Il me semble qu'on ne peut guère la concevoir que comme le résultat d'une inhibition immédiate (suite de peur, etc.), ou bien comme la conséquence d'une association contingente se nouant à l'insu du malade (conversion de Freud), ou encore comme l'expression symbolique d'un sentiment. [...] Breuer et Freud sont les premiers qui ont montré que, tout en provenant d'une source unique, les troubles hystériques pouvaient relever, en dernier ressort, de mécanismes différents (par exemple le transfert, la conversion, la symbolisation) qui expliquent leur forme particulière, leur contenu, - ces phénomènes n'étant à leur tour que la conséquence du refoulement par la conscience des représentations pénibles [...].» E. Claparède, Quelques mots sur la définition de l'hystérie, in Arch. de psychol., t.7, 181 et 185-6 - M.C.
*1910 - «Freud et ses collaborateurs donnent ici beaucoup de détails curieux, et toujours un peu hypothétiques sur les diverses transformations possibles ; il y a le transfert, la conversion, la symbolisation.» A. Binet et Th. Simon, Hystérie, in L'Année psychol., 16e année, 96 - M.C.
conversion n.f. SKI - RSp., 1946, Lefébure ; GR[85], cit. Gazier, 1949 ; TLF, cit. Besson, 1963 ; in Ga [1969].
1896 - «Si vous vouliez tourner à droite ou à gauche comme vous avez l'habitude de le faire, c'est à dire, en plaçant vos pieds comme il est indiqué (sur Fig. 10 a) les skis se croiseraient derrière (Fig. 10 b) et vous ne pourriez pas même exécuter le second mouvement de votre conversion L'Echo des Alpes, 60-61 - M.J.
1899 - «M. P.[aulcke] nous enseigne les principes de la marche à plat et à la montée, de la glissade à la descente, du saut, des conversions et il entre dans des détails si circonstanciés, qu'il est impossible de ne pas le comprendre.» L'Echo des Alpes, 181 - M.J.
1906 - «Glisser sur une faible pente, arrêts brusques par une conversion RivasPetit man. du skieur, 23 (Briançon) - C.T.
1917 - «Avant de commencer la volte on s'assurera que le ski intérieur est bien calé en travers de la pente. Puis on exécutera la conversion avec le ski extérieur qu'on ramènera et affermira également en travers de la pente. Après quoi seulement on achèvera la volte.» H. Faes et P.-L. MercantonLe Man. du skieur, 35 (Lausanne, Impr. réunies) - M.J.
1928 - «Conversions sur la pente. Demi-tour face à la vallée. Normalement, c'est le pas glissé que l'on utilise pour monter. Mais comme il est impossible, sous peine de dérapage, de dépasser une certaine inclinaison, le skieur se voit souvent obligé de longer la pente par le travers ; il arrive alors un moment où il doit s'arrêter, faire demi-tour, reprendre la montée dans l'autre sens et la terminer en faisant de nouveaux zigzags. [...] La rapidité de la conversion, ainsi que la poussée vigoureuse du ski conducteur, soutenues par l'action de tout le corps, ont provoqué un arrêt 'arraché' qui soulève un nuage de neige en poussière.» A. Mooser et M. Bourgeois, trad. : A. Zarn et P. BarblanL'Art du ski, 107 et 196 (Zurich, éd. Bopp) - C.T.
conversion n.f. PSYCHANAL. "somatisation" - DDL 29, 1907, Claparède ; GR[85], cit. Delay, 1961 ; TLF, cit. Laplanche, 1967.
1900 - «[...] je serais tenté de faire rentrer tout ce roman somnambulique dans ce que Freud appelle les "Abwehrpsychosen", résultant d'une sorte d'autotomie qui débarrasse le Moi normal d'une idée affective incompatible avec lui ; laquelle idée prend sa revanche en occasionnant des perturbations très diverses suivant les sujets, depuis les désordres d'innervation venant troubler la vie quotidienne (hystérie par conversion somatique du coefficient affectif de l'idée repoussée) jusqu'aux cas où le Moi n'échappe à l'intolérable contradiction entre la réalité donnée et l'idée qui l'obsède qu'en se plongeant tout entier dans cette dernière [...].» Th. FlournoyDes Indes à la planète Mars, 320 (Alcan) - P.E.
conversion graduelle loc. nom. f. SKI - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1896 - «Cette conversion graduelle ne s'emploie guère que pour les petits changements de direction.» L'Echo des Alpes, 61 - M.J.
conversion hystérique loc. nom. f. PSYCHANAL. - Lex.[79], ø d ; in Lafon [1963]. conversion : GR[85], cit. Delay [1961] ; TLF, cit. Laplanche, 1967 ; Lex.[79], ø d ; in Porot [1952].
1912 - «A la place des complexus refoulés on trouve en un mot des formations de remplacement, que nous connaissons sous le nom de symptôme nerveux. Les douleurs de la langue analysées plus haut étaient le produit de condensation, la formation de remplacement d'un grave conflit d'ordre sexuel qui avait des causes actuelles et anciennes. Freud appelle ce processus de transformation la 'conversion hystérique'.» A. Maeder, Sur le mouvement psychanalytique, in L'Année psychol., 18e année, 409 - M.C.
1923 - «Tantôt ils [les affects] se transforment en processus corporels anormaux, processus d'innervation ou d'inhibition (paralysie), qui ne sont pas autre chose que les symptômes physiques de la névrose. C'est ce que nous avons appelé la conversion hystérique. Dans la vie normale, une certaine quantité de notre énergie affective est employée à l'innervation corporelle et produit le phénomène de l'expression des émotions, que nous connaissons tous bien. La conversion hystérique n'est pas autre chose qu'une expression des émotions exagérée et qui se traduit par des moyens inaccoutumés.» Y. Le Lai, trad. : FreudCinq leçons sur la psychanalyse, 49 (Payot) - M.C.
conversion sur bâtons loc. nom. f. SKI - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1924 - «Il en est de même de la conversion sur bâtons, qui est le dérapage appliqué à la conversion.» L'Echo des Alpes, 31 - M.J.