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compter ((avoir) le temps de - jusqu'à ...) loc. TEMPS "pour marquer un bref espace de temps" - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1859 - «Car Delphes et Pise sont comme des chars qui roulent, Et les choses qu'on crut éternelles s'écroulent Avant qu'on ait le temps de compter jusqu'à vingt.» V. Hugo, La Légende des siècles, 616 - FXT
1899 - «FLOCHE. [...] Une arme n'est dangereuse qu'aux mains d'un maladroit, et je suis maître de la mienne comme un bon écrivain est maître de sa langue. Songez que je vous crève un as à vingt-cinq pas, ou que je vous guillotine une pipe, le temps de compter jusqu'à quatre !» Courteline, Le Commissaire est bon enfant, in Courteline, Théâtre..., 163 (Laffont, Coll. Bouquins) - P.R.
1920 - «PENSÉE. - [...] Ah, je voudrais comme elles voir Dieu, ne serait-ce que le temps de compter jusqu'à cinq.» Claudel, Le Père humilié, 548 - FXT
compter : ce qui se compte loc. phrast. non conv. ARGENT "de l'argent" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1773 - «Avec de s' qui s' compte au gousset, / J'ons, Dieu merci, l' choix d' cabaret [...]» Les Porcherons, 12 (Jouaust) - P.E.
1781 - «GUILLAUME [...] ton père ne t'a pas amassé des noyaux. Ma mère qu'aime ça, & qu'en a pas mal, a' veut à toutes forces que j'épouse la fortune. Mais moi, Fanchon, tu le sais, j'aime mieux eune fille qu'un sac ; & ce qu'on caresse a ben pus de pris pour moi, que ce qui se compte.» [Guillemain], L'Enrôlement supposé, 4 (Cailleau) - P.E.
1807 - «Il n'a pas de ce qui se compte. Pour, il est dépourvu d'argent, il n'a pas le sou.» [D'Hautel], Dict. du bas-langage, I, 226 (Slatkine) - P.E.
compter : compte là -dessus loc. phrast. iron. , non conv. PHRASÉOL. - TLF, cit. Huysm., 1879 ; GR[85], ø d - et bois de l'eau (fraîche) : DELF, cit. Zola, 1883 ; TLF, GR[85], ø d
1792 - «ARLEQUIN. Vous voulez donc me réduire au désespoir ? CASSANDRE. Que m'importe ? ARLEQUIN. Et ma chère Colombine ? CASSANDRE. Oui, oui, compte là dessus, si jamais tu deviens mon Gendre, ce ne sera pas avec de l'amour ; voyez la belle chose, de l'amour !» Gambès et Gassier Saint-Amand, Gilles toujours Gilles, 14 (Chemin) - P.E.
1803 - «ARLEQUIN. Tu me promets donc le secret ? GILLES. Foi de Gilles ! (à part) Compte là-dessus.» Désaugiers et Francis, L'Un après l'autre, 11 (Cavanagh) - P.E.
compter : qqn/qqch. qui compte loc. verb. non conv. VALEUR "(qqn, qqch.) qui est important" - TLF, cit. Green, 1955-58 ; Lex.[79], ø d.
1791 - «C'est là, tonnerre de dieu, qu'en maudissant les aristocrates, je m'en fouts une pille qui compte. [...] Citoyen, lui ai-je dit, on vient de vous donner une place qui compte ; je suis persuadé, foutre, que vous la regarderez plutôt comme un far deau que comme une faveur [...] ils lui ont dit, tu n'est [sic] qu'un souverain de balle, nous t'allons donner une couronne qui compte, mais c'est à condition que tu seras digne de la porter [...]» Hébert, Le Père Duchesne , n° 65, 7 et n° 96, 3 et n° 98, 5 (EDHIS) - P.E.
1793 - «Tous les jours vous rendez des décrets qui comptent, et qui sauveroient la Sans-Culotterie, s'ils étoient exécutés, mais on les fout dans la boëte aux oublis.» Le Père Duchesne, n° 286, 2 - P.E.
1804 - «PIQUASSIETTE. [...] Voilà un repas. DORVAL. Et qui compte. PIQUASSIETTE. Voici l'autre.» Chazet, Lafortelle, Francis, L'Ecole des gourmands, 4-5 (Cavanagh) - P.E.
1808 - «Dites donc, petit soldat de papier blanc, je vous ai vu roder autour de nos femmes, c'est que je n'aime pa ça, voyez-vous, et je veux que la barre de mon gouvernail me casse le cou, si la première fois que je vous y prend, je ne vous donne un atout qui compte, j' sais ben q' Louise est sage, mais si...» Folie et jeunesse, I, 207 (Marchands de nouveautés) - P.E.
compter les pavés en route loc. verb. plais. DÉPLAC. "s'attarder en chemin" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1885 - «Nom d'un pétard ! quand j't'envoie en commission pressée, s'agit pas d'compter les pavés en route ou d's'arrêter chez tous les troquets [...]» G. Frison, Les Aventures du colonel Ronchonot, 698 (s.l.n.d.) - G.S.
côtes (compter les - à qqn) loc. verb. non conv. CORPS "/pour une personne maigre/" - L, DG, GLLF, TLF, DELF, GR[85], ø d.
1807 - «On lui compteroit les côtes. Se dit d'un homme ou d'un animal fort maigre.» [D'Hautel], Dict. du bas-langage, I, 239 (Slatkine) - P.E.
1810 - «FANCHETTE. Ah ! mon pauvre garçon, comm' te voilà maigri ? JOCRISSE-Valet. Bah ! fallait m' voir il y a trois mois, j'étais transparent ; on m'aurait compté les côtes...» Sewrin, Jocrisse-maître et Jocrisse-valet, 4 (Masson) - P.E.
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