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boire de l'eau : compte (sur qqch.) et bois de l'eau loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - DEL, cit. Zola [1883] ; BEI, fin 19e ; DDL 15, 1911 ; TLF, GR[85], ø d.
1820 - «- Sans farc', allons, couronn' ma flamme ; / Oui, c'est ça, compt' sur l' conjungo / Et bois d' l'eau ; / T'est un mort ou t'es un infâme, / Par ainsi sors / Ou j' te fais mett' dehors [...]» Désaugiers, Cadet Buteux au Vampire, in Désaugiers, Chansons et poésies diverses, III, 244 (Libr. nat. et étr.) - P.E.
boire de l'eau : compte dessus et bois de l'eau loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF. compte là-dessus et bois de l'eau fraîche : R, TLF, PR[77], ø d.
1911 - «Compte dessus et bois de l'eau !» Castigat et Ridendo, Petit musée de la conversation, 173 (Mercure de France) - P.E.
compte n.m. abrév. de comptoir [de café]arg. ARG. CAFÉS - ø t. lex. réf. ; absent TLF, GR[92].
1901 - Bruant, L'Arg. au XXe siècle , (s.v. comptoir) - K.G.
compte (avoir son -) loc. verb. non conv. US. ALIM. "être ivre" - DArg., BEI, 1867, Delv. ; L, ø d ; TLF, cit. Bernanos, 1937 ; GLLF, DEL, GR[85], ø d.
1843 - «CHALUMEAU [...] il doit être souvent dans les vignes. BAGNOLET. Lui, jamais ! ça ne le grise pas ; ça l'engourdit, voilà tout... et quand il a son compte, il s'étale comme le voilà.» D'Ennery et Grangé, Les Bohémiens de Paris, 3a (Magasin théâtral) - P.E.
compte (c'est un - arrêté) loc. phrast. PHRASÉOL. "fig. : c'est réglé, terminé" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1531 - «Definitum est, Cest vng point vuyde, cest vng compte arrêté, sen est faict.» R. Estienne, Dictionarium, 189 v° - P.E.
compte (mon/ton/son - est bon) loc. phrast. non conv. ÉVÉN. "fig." - TLF, 1835, Acad. ; GLLF, Lex.[79], DELF, GR[85], ø d.
1794 - «à mesure que le diable, le pape ou les rois nous en tuent, ils repoussent comme de la chicorée... Mais gare aussi, leur compte est bon, et ils payeront l'écot.» L.M. Henriquez, Les Aventures de Jérôme Lecocq, 114 (Impr. Célère) - P.E.
1799 - «Allons, je vois bien que tu n'es qu'un chien d'aristocrate ! je vais te dénoncer aux frères et amis, et ton compte est bon...» L.M. Henriquez, Voy. et aventures de Frondeabus, 151 (Cailleau) - P.E.
1809 - «RHADAMANTE. Ton compte est bon, / Livrez ce fripon / Aux gueules de Cerbère.» Francis et Désaugiers, Jocrisse aux enfers, 31 (Cavanagh) - P.E.
compte (mon/ton/son - est bon) loc. phrast. non conv. ÉVÉN. "fig." - TLF, 1835, Acad. ; GLLF, Lex.[79], DELF, GR[85], ø d.
• mon/ton/son compte est clair - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1810 - «BELLE-HUMEUR. C'est ce coquin de Brin-d'Amour, qui a déserté de notre régiment en emportant armes, bagage, et jusqu'à son cheval. DODU. Eh ! oui, messieurs, c'est moi ; je vous en demande bien pardon... BELLE-HUMEUR. Eh bien ! oui ; pardon, ton compte est clair, pan... pan...hic jacet...» Martainville, Les Rentes viagères, 32 (Barba) - P.E.
compte (rendre -) loc. verb. plais. SANTÉ "vomir" - FEW (10, 173b), BEI, 1640, Oudin ; DEL, 1656, Oudin ; absent TLF.
1627 - «Cet escornifleur ne sortira pas d'icy sans rendre compte, ou jetter des lances à feu. [...] Jetter des lances à feu, chier sur sa langue, rendre compte, escorcher le renard [...]» D. Martin, Les Colloques fr. et all. , 90 et 159 (Strasbourg, Faculté des Lettres) - P.E.
compte (être loin de son -) loc. verb. RELAT. "fig. : se tromper" - Gc, TLF, 1572 ; DEL, cit. Sorel [1623] ; FEW (5, 402b), BEI, 1640, Oudin ; L, cit. Bossuet.
• se trouver loin de son compte - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1565 - «Tu te trouveras bien loin de ton conte si ayant pensé suivre les plus sages, tu avois suivi les plus fols.» J. Tahureau, Les Dialogues, 22 (Droz) - P.E.
compte en banque loc. nom. m. FIN. - TLF (- à la -), cit. Miomandre, 1908 ; GR[85], ø d.
1720 - «Ceux qui voudront avoir compte en Banque, y porteront leurs Billets de Banque ; le Tresorier ou celui qui sera préposé pour cela, leur donnera son Recepissé, lequel ils remettront aux Directeurs qui doivent leur faire ouvrir un Compte, & leur donner credit du montant de la somme portée par le Recepissé, & cela en leur presence.» Le Nouveau Mercure, juill., 70 - P.E.
compte là-dessus et bois de l'eau loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - DHR, 1820 ; DEL, cit. Zola [1883] ; BEI, fin 19e ; DDL 15 (compte dessus et -), 1911 - eau fraîche : TLF, ø d
1811 - «DUTRAIT [...] L'amour peut opérer c' miracle, prions-le, mes amis, peut-être s'ra-t-il favorable à nos voeux. BASTIEN. Oui, compte là-dessus et bois d' l'eau.» L. Camel, Le Château d'eau du boulevard, 31 (Chez l'auteur) - P.E.
compte rendu loc. nom. m. EXPRESS. - TLF, 1845, Besch. ; FEW (2, 997b), 1872 ; DG, PR[67], ø d.
• compte-rendu
1853 - «Quelques Abonnés m'ont adressé des demandes relatives à des comptes-rendus sommaires des théâtres de Paris.» Le Magasin des familles, 69 - M.H.
compte-gouttes n.m. invar. PHARM. - GLLF, ND3, TLF, 1866, Lar. ; FEW (2, 994b), PR[73], 1869, Lar. ; Ls, DG (néol.), ø d.
av. 1850 - «Compte-gouttes. - Depuis longtemps déjà on trouve chez les verriers un petit instrument qui porte ce nom. Il sert pour les liquides actifs que le médecin prescrit d'employer par gouttes.» Dorvault, L'Officine, 785 (Labé) - P.E.
compte-gouttes (au -) loc. adv. MESURE "en petite quantité" - GLLF, DEL, cit. Proust ; TLF cit. Romains, 1938 ; GR[85], cit. Merle, 1949.
1889 - «Puis il a laissé tomber, avec une cruelle lenteur, comme au compte-gouttes, les notes de cette pauvre romance de l'Etoile [...].» [Willy], Lettres de l'ouvreuse, 9 (Vanier, 1890) - P.E.
compte-pose n.m. PHOTOGR. - Lex.[75], ø d ; absent TLF.
1956 - «[...] exposure timer cin Measuring apparatus for ascertaining the right exposure time. compte-pose m [...]» W.E. Clason, Dict. de cin., son et mus., 247 (Dunod) - TGLF
compte-tours n.m. MÉCAN. - Lex.[75], v. 1900 (?) ; TLF, 1907, Pévisse ; GLLF, 20e ; R, ø d.
Corr.ND4 (1866, Lar.), PR[77] (1869, Lar.)il n'y a pas d'article compte-tours dans le Lar. GDU ni dans ses Suppl. Dans le Nouv. Lar. ill. (1897-1904) on trouve compteur de tours.
*1929 - Lar. 20e - M.C.E.
compter : ce qui se compte loc. phrast. non conv. ARGENT "de l'argent" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1773 - «Avec de s' qui s' compte au gousset, / J'ons, Dieu merci, l' choix d' cabaret [...]» Les Porcherons, 12 (Jouaust) - P.E.
1781 - «GUILLAUME [...] ton père ne t'a pas amassé des noyaux. Ma mère qu'aime ça, & qu'en a pas mal, a' veut à toutes forces que j'épouse la fortune. Mais moi, Fanchon, tu le sais, j'aime mieux eune fille qu'un sac ; & ce qu'on caresse a ben pus de pris pour moi, que ce qui se compte.» [Guillemain], L'Enrôlement supposé, 4 (Cailleau) - P.E.
1807 - «Il n'a pas de ce qui se compte. Pour, il est dépourvu d'argent, il n'a pas le sou.» [D'Hautel], Dict. du bas-langage, I, 226 (Slatkine) - P.E.
compter : compte là -dessus loc. phrast. iron. , non conv. PHRASÉOL. - TLF, cit. Huysm., 1879 ; GR[85], ø d - et bois de l'eau (fraîche) : DELF, cit. Zola, 1883 ; TLF, GR[85], ø d
1792 - «ARLEQUIN. Vous voulez donc me réduire au désespoir ? CASSANDRE. Que m'importe ? ARLEQUIN. Et ma chère Colombine ? CASSANDRE. Oui, oui, compte là dessus, si jamais tu deviens mon Gendre, ce ne sera pas avec de l'amour ; voyez la belle chose, de l'amour !» Gambès et Gassier Saint-Amand, Gilles toujours Gilles, 14 (Chemin) - P.E.
1803 - «ARLEQUIN. Tu me promets donc le secret ? GILLES. Foi de Gilles ! (à part) Compte là-dessus.» Désaugiers et Francis, L'Un après l'autre, 11 (Cavanagh) - P.E.
compter : qqn/qqch. qui compte loc. verb. non conv. VALEUR "(qqn, qqch.) qui est important" - TLF, cit. Green, 1955-58 ; Lex.[79], ø d.
1791 - «C'est là, tonnerre de dieu, qu'en maudissant les aristocrates, je m'en fouts une pille qui compte. [...] Citoyen, lui ai-je dit, on vient de vous donner une place qui compte ; je suis persuadé, foutre, que vous la regarderez plutôt comme un far deau que comme une faveur [...] ils lui ont dit, tu n'est [sic] qu'un souverain de balle, nous t'allons donner une couronne qui compte, mais c'est à condition que tu seras digne de la porter [...]» Hébert, Le Père Duchesne , n° 65, 7 et n° 96, 3 et n° 98, 5 (EDHIS) - P.E.
1793 - «Tous les jours vous rendez des décrets qui comptent, et qui sauveroient la Sans-Culotterie, s'ils étoient exécutés, mais on les fout dans la boëte aux oublis.» Le Père Duchesne, n° 286, 2 - P.E.
1804 - «PIQUASSIETTE. [...] Voilà un repas. DORVAL. Et qui compte. PIQUASSIETTE. Voici l'autre.» Chazet, Lafortelle, Francis, L'Ecole des gourmands, 4-5 (Cavanagh) - P.E.
1808 - «Dites donc, petit soldat de papier blanc, je vous ai vu roder autour de nos femmes, c'est que je n'aime pa ça, voyez-vous, et je veux que la barre de mon gouvernail me casse le cou, si la première fois que je vous y prend, je ne vous donne un atout qui compte, j' sais ben q' Louise est sage, mais si...» Folie et jeunesse, I, 207 (Marchands de nouveautés) - P.E.
goutte bleue loc. nom. f. CONCHYLIOL. - FEW (4, 345b), 1845, Besch. ; L, ø d ; absent TLF.
1775 - Ch. Favart d'Herbigny, Dict. d'hist. nat., II, 92 (Paris) - R. L. rom., 40, 459.
1817 - «GOUTTE BLEUE. C'est une coquille appelée voluta ispidula, par Linnaeus.» Nouv. dict. d'hist. nat. (Deterville)
goutte d'Angleterre loc. nom. f. PHARM. - TLF, 1700, Tournefort [d'apr. DDL 9] ; L, Volt. ; DG, ø d.
*1721 - «Liqueur tîrée par le moyen du feu de quelques ingrédiens, que l'on va marquer, et qui est un reméde puissant contre la coagulation du sang, les obstructions, l'apopléxie, etc.» Dict. univ. de Trévoux - P.G.
goutte d'Angleterre loc. nom. f. PHARM. - DDL 2, 1721, Trév. ; L, cit. Volt. ; DG, ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1700 - «L'esprit volatile de la Soye rectifié avec l'huile de canelle, ou avec quelque autre huile essentielle, fait ce qu'on appelle les véritables gouttes d'Angleterre [...]» J.-P. Tournefort, in Mém. de l'Acad. royale des Sciences, 73 (Paris) - R. L. rom., 36, 228.
goutte d'eau loc. nom. f. CONCHYLIOL. - FEW (4, 345b), 1829, Boiste ; absent TLF.
1817 - «GOUTTE D'EAU. Coquille du genre BULLEE, Bulla ampula, Linn.» Nouv. dict. d'hist. nat. (Deterville)
1821 - Dict. des sciences nat., XIX, 250 - R. L. rom., 40, 459.
goutte d'eau loc. nom. f. ALP. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1972 - «Des dalles, des fissures, des surplombs, tous les rochers proposent ces structures à la joie du grimpeur. Si sur cette dalle l'érosion a sculpté un nombre incroyable de 'gouttes d'eau', si au pied de la fissure, votre compagnon est confortablement installé à l'ombre d'un pin, si en franchissant le surplomb vous apercevez entre vos pieds la mer qui remue... alors vous êtes dans les Calanques.» La Montagne et alpinisme, numéro 88, 3, 285 - C.T.
goutte militaire loc. nom. f. MÉD. - FEW (4, 350a), 1866 ; L, ø d ; absent TLF.
1833 - «Ordinairement le matin, au réveil, les lèvres de l'orifice de l'urètre sont agglutinées par un peu de mucus épaissi, et si, par une pression exercée sur l'extrémité de la verge, on détruit cette espèce d'adhérenée, on fait en même temps sortir du canal une gouttelette de pus plus ou moins épais. C'est à ce suintement qu'on a donné le nom vulgaire de goutte militaire.»Journ. de méd. et de chir. pratiques, IV, 425 - C.H.
goutte-de-sang n.f. BOT. - FEW (4, 345b), GLLF, 1845, Besch. ; absent TLF.
1815 - Lamarck et Candolle, Flore française, IV, 2, 887 (Paris) - R. L. rom., 40, 459.
1817 - «GOUTTE-DE-SANG. L'on donne ce nom, dans quelques endroits, à l'ADONIDE d'été (Adonis aestivalis).» Nouv. dict. d'hist. nat. (Deterville)
goutte-à-goutte n.m. MÉD. - TLF, 1931, Garnier et Delamare [d'apr. DDL 14] ; GLLF, 1962, Lar.
*1933 - «Dans le cas d'intolérance gastrique, il faut recourir à l'emploi du goutte à goutte rectal pour faire absorber du sérum glucosé à 47/1.000.»J. Carles, Précis de thérapeutique appliquée, 47 - C.H.
goutte-à-goutte n.m. MÉD. - DDL 8, PR[77], 1933, J. Carles ; GLLF, 1962, Lar.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1931 - «goutte-à-goutte [...] Administration goutte à goutte d'un liquide médicamenteux soit sous la peau, soit sous le rectum [...]» Garnier et Delamare, Dict. des termes techniques de méd. (10e éd., Maloine) - J.Gh.
ouvrir un compte loc. verb. FIN. "effectuer les démarches nécessaires pour devenir titulaire d'un compte en banque" - TLF, cit. Druon, 1948 ; GLLF, ø d "porter sur les livres le nom d'une personne avec laquelle on entre en relations d'affaires" : FEW (25, 2a), 1723, Savary
1720 - «Ceux qui voudront avoir compte en Banque, y porteront leurs Billets de Banque ; le Tresorier ou celui qui sera préposé pour cela, leur donnera son Recepissé, lequel ils remettront aux Directeurs qui doivent leur faire ouvrir un Compte, & leur donner credit du montant de la somme portée par le Recepissé, & cela en leur presence.» Le Nouveau Mercure, juill., 70 - P.E.
porte-goutte n.m. TECHNOL. - GLLF, 1903, Lar. ; FEW (9, 212b), 1907, Lar. ; absent TLF.
1894 - Sachs-Villatte, Enzyklopädisches Wörterbuch der französischen [...] Sprache, Teil I (Berlin) - M.B.
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