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agneau (doux comme un -) loc. adj. CARACT. - L, cit. Montesq. ; DELF, mil. 18e ; TLF, cit. Flaubert, 1849 ; DG, R, Lex.[75], PR[77], ø d.
1643 - «[...] il estoit souple comme un gand, et doux comme un agneau [...]» A. GantezL'Entretien des musiciens, 50 (Claudin) - P.E.
Compl.FEW (24, 264b) (Scarron)
1649 - «[...] une sorcière [...] menoit, dit-on, / Tous les jours pisser son dragon, / L'appâtoit, lui donnoit à boire, / Avec quatre mots de grimoire, / Le rendoit doux comme un agneau [...]» ScarronLe Virgile travesti, 177 (Garnier) - P.E.
bois (de quel - on se chauffe) loc. phrast. non conv.  AFFECT.  "pour exprimer la menace" - FEW (15/I, 205a), R, 1668, Molière ; DELF, cit. Le Roux [1718] ; L, DG, cit. Saint-Simon ; TLF, cit. Sandeau, 1851 ; GLLF, Lex.[75], PR[77], ø d.
• de quel bois je me mouche
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1756 - «CASSANDRE. (Il tire un bâton et les bat.) Ah ! ah ! Messieurs les suborneurs, je vous apprendrai que je me mouche pas du bois dont je me chauffe.» Le Remède à la mode, in Théâtre des boulevards, II, 117 (A Mahon) - P.E.
v. 1762 - «GILLES. Ah ouy Mr Cassandre cest comme ça que vous reconoissés... ah ! vous allés voir aussy de queu bois je me mouche. Je ne suis pas t'un ingrat tu vas en avoir dans les tripes et partout vieux bouquin.» Beaumarchais, Léandre marchand d'agnus, in BeaumarchaisParades, 147 (S.E.D.E.S.) - P.E.
1802 - «CATHERINE. Ton parrain ! J' voudrais ben voir qu'il me contrecarrât par trop dans mes volontés ; je lui f'rais voir un peu d' queu bois je m' mouche ; je sais ben que c'est un original que ton parrain, qui n' fait rien comme personne, qui a des idées à lui, des lubies ; mais au fond c'est un brave homme [...]» HenrionLes Amours de la Halle, 4 (Barba) - P.E.
1804 - «LAPLANCHE. [...] Sinon, gare la ratapiole, je te fais voir de quel bois je me mouche, et je suis homme à te guillocher d'puis la pointe des pieds jusqu'à la plante des cheveux, comme une montre à quantième ; entends-tu moustic.» DuvalLanguille de Melun, 23 (Cavanagh) - P.E.
chauffe-assiettes n.m. ÉCON. DOM. - GLLF, TLF, Lex.[79], GR[85], 1845, Besch. ; FEW (2, 80a), 1858, Besch. ; L, DG (néol.), ø d.
1835 - «Le chauffe-assiette est en tôle ... A l'étage inférieur on place de la braise ou de la cendre chaude, ce qui suffit pour chauffer les assiettes ...» L.-E. A[udot]La Cuisinière de la campagne et de la ville, 30 (18e éd.) - M.B.
chauffe-biberon n.m. ÉCON. DOM. - Lex.[79], v.1950 ; GR[85], v.1960 ; DMC (cit.), TLF, 1966, Le Monde.
1926 - «Consommation horaire en hectowatts de quelques appareils électriques d'usage domestique : Bouillotte - 3 à 6, Chauffe-biberon - 0,2...» Lar. ménager, Dict. illustré de la vie domestique, 516b - M.B.
1933 - «Chauffe-biberon ... 20 watts.» Almanach Hachette 1934, 40a - M.B.
1956 - «Thermobaby / Chauffe-biberon automatique, réglable, incassable. Lampe témoin. Thermostat. 2.250 fr.» Arts ménagers, numéro 84, déc., 145 - P.E.
chauffe-couette n.m. péjor. CARACT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1933 - «Devenir un chauffe-couette, un jardinier ?» GenevoixForêt voisine, 181 (Flammarion) - A.Ré.
chauffe-doux n.m. ÉCON. DOM.  "poêle" - TLF, 1831, Balzac.
Corr.FEW (2, 80a) ("prie-Dieu" mention isolée chez Hugo, N.-D. de Paris)
1831 - «Un peu plus loin [description de la chambre où se retirait Louis XI à la Bastille], un chauffe-doux ; un prie-Dieu de velours cramoisi, relevé de bossettes d'or. Enfin, au fond, un simple lit de damas jaune et incarnat [...]» HugoNotre-Dame de Paris, livre VIII, ch. V, 385 (Gosselin) - M.C.E.
chauffe-eau n.m. ÉCON. DOM. - Lex.[75], v. 1900 (?) ; TLF, 1929, Lar. ; GLLF, ND4, PR[77], 20e ; R, ø d.
1902 - «[dans les hôtels] on peut également recommander l'emploi d'un chauffe-eau sous pression, donnant l'eau chaude par la manoeuvre d'un robinet [...] chauffe-eau sous pression alimenté au gaz [...]» R. mensuelle Touring-Club de France , mars, 101b et 102a - G.S.
chauffe-théière n.m. ÉCON. DOM. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1877 - «Chauffe-théière [...] L'utilité de ce petit objet sera appréciée dans toutes les circonstances où l'on veut conserver très-chaud le thé ou le café servi sur une table.» La Mode illustrée, 186 - A.Ré.
chauffer : ça chauffe loc. phrast. non conv.  ÉVÉN.  "par ext. : prendre une tournure défavorable" - DG, ø d ; GLLF, cit. Proust ; R, Lex.[75], ø d ça va chauffer : TLF, cit. A. France, 1897 ; R, PR[77], ø d ; chauffer : GLLF, av. 1850, Balzac ; TLF, cit. Th. Gautier, 1863 ; Lex.[75], ø d.
1830 - «MARTIN. Sacredieu ! Capitaine, ça chauffe dur, tout d' même !..... V'là une compagnie d' Suisses qui nous a jeté plus de vingt hommes par terre.... J' voudrais-t'y descendre, l'officier !....» Les Barricades de 1830, 11 (Lefebvre) - P.E.
1830 - «LE SERGENT. Dites donc, mon lieutenant, fait excuse, mais c'est qu' ça pourrait bien chauffer tout d' même. L'OFFICIER. Je le crains. LE SERGENT. Ca s' mitonnait dès hier.» Les Barricades de 1830, 28 (Levavasseur) - P.E.
1830 - «ATKINSON. [...] L'hôtel Meurice, s'il vous plaît ? RAIMOND. Oh ! vous ne pouvez pas y arriver maintenant, ça chauffe dans ce quartier-là.» E. Arago et F. Duvert27, 28 et 29 juillet, 25 (Barba) - P.E.
doux n.m. arg.  ARG. CAFÉS  BOISSON  "liqueur" - FEW (3, 174b), 1870, Lar. ; R, TLF, Lex.[75], PR[77], ø d.
1805 - «Mme Cornu, un demi-poisson en deux verres ; vous me changerez le mien en doux. - Du cassis ? - Non, je n'aime pas le rouge. - Vous êtes servie.» Le Père Lantimèche, 17 (Basset et Martin) - P.E.
1832 - «J'appris aussi avec le lieutenant à boire le dur (1). [...] (1) Car vous vous souviendrez que dans les idiomes populaire et militaire qui ont beaucoup de rapport ensemble, la classe liqueur se divise en deux ordres, le doux et le dur, lesquels eux-mêmes se ramifient en genres [...]» JeancourtCrac ! Pchcht !! Baounhd !, I, 139 (Renduel) - P.E.
doux (dans les prix -) loc. adv. ARGENT COMM. - TLF, 1867, Goncourt ; DG, PR[72], GLLF, ø d.
Add.DDL
*1879 - «[...] on m'a presque rit [sic] au nez lorsque je cherchai quelque chose dans les prix doux 16 à 20 frs.»V. Oldfield, let. à Vallès, 6 févr., 226 (Delfau) - J.Q.
doux (dans les prix -) loc. adv. ARGENT COMM. - TLF, cit. Goncourt, 1867 ; DDL 6, 1879, Oldfield ; DG, ø d ; R, cit. Sartre ; GLLF, PR[77], ø d.
Add.DDL :
*1859 - «Si ce grog laisse à désirer, M. Cocodès s'écriera avec la voix de feu Sainville : Pour mauvais, il est mauvais ! D'une chose exécrable, il dira : C'est dans les prix doux. Ou bien : Bah ! à la campagne!» MonseletLe Musée secret de Paris, 129 (M. Lévy) - P.E.
doux (dans les prix -) loc. adv. ARGENT COMM. - DDL 19, 1859, Monselet [repris in GR] ; TLF, cit. Goncourt, 1867 ; GLLF, ø d.
1855 - «ROSALBA. Combien que vous le vendez ? Mme DERECHANGE. Ah ! c'est dans les prix doux... cent francs.» Cogniard frères et BourdoisLe Monde-camelotte, 7a (Magasin théâtral) - P.E.
doux (filer -) loc. verb. non conv. CARACT.  POUVOIR "se soumettre, obéir humblement" - DEL, 16e, Pasquier ; TLF (filler doux), DHR, 1603, C. de Rubys ; Gc (filler -), C. de Rubys ; GR[85], cit. Mol., 1668 ; FEW (3, 534a), 1671, Pomey ; GLLF, ø d.
1583 - «Quant aux soldats estrangers, ils sont à l'endroit de ceux de leur parti, clemens et gratieux, et en pays de conqueste, ne jettent tout leur feu du premier coup : mais filans doux pour un temps, apres qu'ils sont bien anchrez, descouvrent leurs intentions petit à petit, et font lors du pis qu'ils peuvent.» B. PoissenotL'Esté, 1306 - FXT
1584 - «Mon Dieu, qu'il filoit doux ! Qu'il faisoit le courtois et gracieux !» O. de TurnèbeLes Contens, 76 (Didier, STFM, 1964) - P.E.
doux (prix -) loc. nom. m. ARGENT  COMM. "prix modéré" dans les prix doux : DDL 38, 1855 ; GR[85], 1859 [d'ap. DDL 19] ; TLF, cit. Goncourt 1867 ; GLLF, ø d.
1808 - «[...] des prix assez doux, une attention suivie à bien servir les acheteurs [...] voilà ce qui distingue ce nouvel établisement [...].» Grimod de La ReynièreMan. des Amphitryons, 175 (A.M. Métailié, 1983) - P.R.
doux (sentir le -) loc. verb. PERCEP. "dégager une odeur fétide" - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1601 - «La Roine avoit le jour de devant amené Antoinette Joron pour nourrice, l'autre n'ayant point esté trouvée propre, d'autant que sa mammelle estoit de fort traict, estoit chassieuse, sentoit le doux dans le lict, estoit sujette a un flux de ventre [...].» J. HéroardJourn., 1, 386 (Fayard) - P.R.
doux (tout - minette) loc. phrast. non conv.  CARACT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1791 - «La mère Duchesne. Ma foi ! t'nez, c'est pour nous tretous la même chose. Depuis c'te damnée révolution, un tas de pauvres bougresses qui m'appellions ci-devant ben haut, pour m'acheter queuqu' chose, s'en venont aujourd'hui tout doux minette, me faire chit-chit, pour me vendre leux derniers haillons, qu'elles n'osons porter à c' foutu mont-d'piété.» [Buée]De par la mère Duchesne, 2 (s.l.n.d.) - P.E.
doux-doux adv. MESURE  "lentement" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1930 - «M. Delteil conte d'exquises histoires [...] telle l'histoire de la fillette qui 's'en allait doux-doux à flanc de coteau, trainant sa chèvre à bout de corde' [...]» H. Dérieux, c.r. : J. Delteil, Don Juan, in NRF, n° 209, févr. 1931, 282-3 - P.E.
doux-fleurant adj. LITT. "fig." - Hu, Mont. ; absent TLF.
Au 19e :
1892 - «Le style de Paul Margueritte est doux-fleurant comme une fleur malade, une belle fleur de couronne mortuaire qui évoque des souvenirs d'enfance troublée par de solennelles catastrophes et des craintes de revenant glorieux.» Mercure de France, t.5, mai, 75 - M.C.
four doux loc. nom. m. CUIS. "four très modérément chauffé" - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1807 - «On donne en pâtisserie, le nom de Petit-Four aux différentes pièces dont le sucre fait essentiellement partie, et qui, étant d'une nature très délicate, n'exigent pour leur cuisson qu'un Four extrêmement doux. Ainsi, le mot de Petit-Four est par conséquent synonyme de Four doux ou très-modérément chauffé.» Almanach des gourmands, 5, 72-73 - P.R.
Jésus ((mon) doux - !) loc. interj. EXCLAM. - L, ø d ; TLF, cit. Verlaine, 1893 ; GR[85], ø d.
1790 - «Une d'entr'elle s'écria : ah mon doux Jésus... Le Vicaire entre, et reconnaît le Curé.» Jean Bart, n° 81, 8 - P.E.
1808 - «Ah ! doux Jésus, s'écria la tante qui ne faisait que de l'appercevoir !» Vilers-VermontWilvoll de Sottenbourg, I, 105 (Fréchet) - P.E.
1840 - «MADELEINE. A-t-on jamais vu un pareil garnement ! Dans quel temps vivons-nous, mon doux Jésus ! la jeunesse mâle ne respectera bientôt plus rien.» Arago et MartinL'Eclat de rire, 2b (Magasin théâtral) - P.E.
muqueux doux, muqueux-doux n.m. BIOCHIM. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1767 - «Le muqueux acide, (comme le suc de groseilles, de citron, &c.) mis dans les mêmes circonstances, se soutient quelque temps dans cette acidité, & passe plus lentement à la putridité que le muqueux fade, parce qu'on ne connoît point de substances végétales acides, qui ne contiennent plus ou moins, en même temps, du muqueux doux, qui est le réservoir d'où la nature tire les esprits ardents.» Abbé RozierMém., présenté au concours de la Soc. Royale d'Agriculture de Limoges, année 1767 , 12 (Lyon, Libr. Frères Perisse, 1770) - M.C.
1801 - «Si on effeuille trop, le raisin sèche et pourrit avant de parvenir à son point de maturité, sur-tout dans les automnes pluvieux, parce qu'alors le muqueux-doux, noyé dans une trop grande quantité de véhicule aqueux, ne peut plus se rapprocher [...]» ChaptalTraité théorique et pratique sur la culture de la vigne avec l'Art de faire le vin, t. 1, 319 (Chez Delalain) - M.C.
oeil : faire les doux yeux à qqn loc. verb. non conv. RELAT. - FEW (7, 312a), GLLF, TLF, GR[85], 1611, Cotgr. ; BEI, 1640, Oudin ; L, DEL, ø d.
Absol. - GR[85], cit. Régnier ; L, cit. Mol. ; GLLF, TLF, ø d.
1605 - «[...] pour vous piper & seduire ilz font les doux yeux, & se font appeler peres, pour signe de leur orgueïl [...]» L'Anti-Thersite, 72 (s.l.) - P.E.
sauveur (mon doux -) loc. interj. non conv. EXCLAM. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1749 - «Il grince des dents ! ah j'ai peur ! / Parlez donc, Monsieur la terreur, / Faites donc pas comme ça ? ça gâte l' visage, / Jerusalem ! saint Jean, mon doux Sauveur ! / Qu'il est dégourdi pour son âge ! / Trois Poulets d'Inde & pis Monsieu / Feroient un fringant attelage !» VadéLes Quatre bouquets poissards, 9 (Duchesne) - P.E.
1797 - «Jérusalem, Saint-Jean, mon doux sauveur : eh ! qu'es-tu donc, avec ton grand chapeau [...]» Le Mot à l'oreille, n° 1, 10 vendémiaire an 6, 4 - P.E.