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chanson n.f. PERCEP. "par ext. : bruit harmonieux" - GLLF, cit. Heredia ; R, PR[77], ø d.la date de 1845, Besch., dans GLLF et Lex.[75], concerne le chant des oiseaux ; celle de 1837, Vigny, dans TLF, concerne un instr. mus.
Add.DDL :
*1873 - «Il s'arrêtait devant le grand vivier, où les poissons vivants sont tenus en réserve ; il écoutait la chanson continue des quatre filets d'eau tombant des quatre angles de l'urne centrale, coulant en nappe sous les grilles des bassins fermés à clef, avec le bruit doux d'un courant perpétuel. [...] le bruit des hachoirs, la chanson des graisses, le tapage des marmites, l'égayaient.» Zola, Le Ventre de Paris , ch. III, 156 et ch. V, 308 (Charpentier) - M.C.E.
Corr.FEW (2, 235a) (1907, Lar.)
*1908 - Le Lar. pour tous - M.C.E.
chanson n.f. PERCEP. "des oiseaux, d'un instrument" - FEW (2, 235a), GLLF, 1845, Besch. ; TLF, cit. Erckmann-Chatrian, 1864 ; GR[85], ø d.
1831 - «[...] la chanson du rossignol.» Hugo, Les Feuilles d'automne, in Hugo, Oeuvres poétiques, t.1, 764 (Gallimard, 1964) - G.M.-D.
1837 - «[...] la chanson d'une flûte lointaine.» A. de Vigny, Poèmes antiques et modernes, 129 (Hachette, 1914) - G.M.-D.
chanson n.f. PERCEP. "par ext. : bruit harmonieux" - DDL 16, 1873, Zola ; GLLF, cit. Heredia ; TLF, GR[85], ø d.
1840 - «[...] compose tes chants inspirés avec la chanson des feuillages et l'hymne des flots azurés.» Hugo, Les Rayons et les ombres, in Hugo, Oeuvres poétiques, t.1, 1024 (Gallimard, 1964) - G.M.-D.
1869 - «Un pinson mêlait aux sanglots du De Profundis la chanson des blés et des orgues.» L. Bouilhet, Dernières chansons, 202 (M. Lévy, 1872) - G.M.-D.
1871 - «La cour [...] reprit sa solitude, son silence aristocratique, coupé par l'éternelle chanson de la nappe d'eau.» Zola, La Curée, in Zola, Les Rougon-Macquart, t.1, 332 (Fasquelle-Gallimard, 1960) - G.M.-D.
1873 - «On entend dehors la chanson du vent.» Ch. Cros, Le Coffret de santal, in Ch. Cros, Oeuvres complètes, 73 (Pauvert, 1964) - G.M.-D.
chanson n.f. PERCEP. "fig. : effet harmonieux d'une couleur, etc." - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1873 - «Près d'une corbeille, une bougie allumée mettait là, sur tout le noir d'alentour, une chanson aiguë de couleur [...]» Zola, Le Ventre de Paris, in Zola, Les Rougon-Macquart, t.1, 622 (Fasquelle-Gallimard, 1960) - G.M.-D.
1883 - «Elles ne se lassaient pas de cette chanson du blanc, que chantaient les étoffes de la maison entière.» Zola, Au Bonheur des Dames, in Zola, Les Rougon-Macquart, t.3, 769 (Fasquelle-Gallimard, 1964) - G.M.-D.
chanson (c'est toujours la/une même -) loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. "fig." - L, ø d ; TLF, cit. Daudet, 1868 ; R, GLLF, PR[77], DELF, ø d.
1615 - «Mon pauvre coeur, je ne say plus que te dire sinon, grace à Dieu, toujours une mesme chanson qui est que nous nous portons tous bien, ton fils vray soldat que j'ay grand peur qui aymera mieux l'espée que les livres ; quant au cadet, il guanbade fort [...]» Marthe de Mornay, let., in Mme de Mornay, Mém., II, 254 (Renouard) - P.E.
chanson (c'est toujours la/une même -) loc. phrast. non conv. PHRASÉOL. - DDL 19, 1615 [repris in DEL] ; L, ø d ; TLF, cit. A. Daudet, 1868 ; GLLF, ø d.
• répondre toujours une même chanson loc. verb. RELAT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1579 - «[...] je le tanse à toute heure de ce qu'il laisse ainsi en une maison champestre envielir ma pauvre niepce ; mais je n'y gagne rien, car il me respond tousjours une mesme chanson, qu'il est pauvre et n'a point d'argent pour la marier, pensant que je luy en doive donner.» P. de Larivey, Les Esprits, in E. Fournier, Le Théâtre fr. au XVIe et au XVIIe siècle, 58b (Laplace, Sanchez) - P.E.
chanson patriotique loc. nom. f. HIST. RÉVOL. - TLF, ø d.
1795 - «Chanson patriotique : Ce sont des vers que le peuple chante dans ses fêtes civiques ou décadaires, ou dans leur société ou même au spectacle, et qui sont en partie mêlées de danse.» Snetlage, Nouv. dict. fr. (Gottingue) - LTP
demi-chanson n.f. MUS. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1846 - «Citons encore le naïf joli couplet que Bertrand d'Alamasson intitule demi-chanson ; c'est vraiment un petit chef-d'oeuvre de gentillesse : 'on veut savoir pourquoi je fais une demi-chanson : c'est que je n'ai qu'un demi-sujet à chanter. Il n'y a d'amour que de ma part, la dame que j'aime ne peut m'aimer.» E. van Bemmel, De la langue et de la poésie provençales, 178 (Bruxelles, Vandales) - J.S.
dormoire (chanson -) loc. nom. f. rég. Ouest MUS. "berceuse" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1870 - «Qui est destiné à endormir, qui est propre à faire dormir : Une chanson DORMOIRE pour les petits enfants. // Mot usité dans les départements de l'Ouest.» Lar. GDU - R.R.
1943 - «Le dessin illustrant la carte représente une partie du monument élevé à la mémoire de Derousseaux, l'auteur de la célèbre chanson dormoire 'Le Petit Quinquin'.» La Journée du Timbre 1943, in Echo de la timbrologie, 30 sept., 123 - R.R.
filou (chanson du -) loc. nom. f. EXPRESS. - E, 1616 ; L (filou), ø d ; absent TLF.
1612 - «[...] il appelle les autres, vaudeuille, nouuelles de la bassecourt, comme vous diriez les chançons de la vache à Collas, et celle du filloux, que l'on peut dire, lire, et escrire comme celles que ie vais conter.» Le Voy. de Me Guillaume en l'autre monde vers Henry le Grand, 14 (Paris) - P.E.
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