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cône n.m. GLACIOL. "de neige" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1879 - «Puis on entre dans les prés, dans la forêt de sapins et de mélèzes avec son petit lac, dans les pâturages ensuite et finalement on aboutit au pied du géant dont il ne reste plus qu'à gravir d'abord une pente de bricaille et de bricassaille (pierres brisées), - saluons ces mots : ils vont faire partie du bagage alpiniste grâce au travail de notre collègue, M. Robert Long, - et le cône à peu près garni de mottes en escalier qui toutes vous disent d'une façon ouatée : Vous y êtes, vous y êtes, hup !» Annuaire du Club alpin fr. Année 1878, 234 (Paris) - C.T.
1902 - «M. Forel s'est mû [...] en un fouillis d'hypothèses contradictoires, tendant à expliquer l'origine des très curieux pénitents des neiges de l'Argentine [...] elles [les photographies] nous ont montré de pittoresques cônes de neige de 2 à 6 mètres de haut, à section ovale plutôt que circulaire, se pressant par centaines, par milliers - on en compte même par 10,000 - à intervalles plus ou moins réguliers, tantôt sur des pentes, tantôt sur terrain plat [...] on n'a jamais rencontré de ces singulières pénitentes qu'Aux Andes, par le 35 sud, entre 3500 et 5000 mètres [...]» Echo des Alpes, numéro 9, 339-40 - C.T.
cône d'éboulement loc. nom. m. GÉOMORPHOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1865 - «Les crêtes qui longent les vallées produisent ainsi des versans ou haldes d'éboulement. Les plus forts débris roulent dans le torrent, sont entraînés par les eaux, et viennent se déposer à l'endroit où la vallée transversale débouche dans une vallée longitudinale ; ces dépôts se font d'ordinaire en forme d'éventail incliné, et sont connus sous le nom de cônes d'éboulement. Dans les gorges qui montent vers la haute chaîne des Alpes, on observe ces phénomènes à partir d'une altitude de 500 mètres. Parmi les haldes et cônes d'éboulement, il en est qui ont été assez consolidés par les siècles pour qu'on puisse y asseoir un chemin de fer [...]» Feer-Herzog, in R. des deux mondes, t.60, 15 nov., 489 - M.C.
1945 - «Les terrains éboulés foisonnent, et il arrive même que le cône d'éboulement ne gagne pas la surface, de sorte que des exploitants hardis ont systématiquement employé le foudroyage, en professant que, contre toute attente, ce procédé limiterait les dégâts de surface en régularisant les affaissements.» E. Schneider, Le Charbon, 236 (Plon) - FRANTEXT
cône de bruit loc. nom. m. TECHNOL. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1964 - «On a tout tenté afin de réduire le vacarme des nouveaux appareils. Réacteurs à double flux.... 'Cônes de bruit' autour des aérodromes, dans lesquels, en principe, aucune habitation ne se construira.» L'Express, 2-8 nov., 42, col. 2 - O.M.
cône de déjection, cône de déjections loc. nom. m. GÉOMORPHOL. - TLF, 1886, Lapparent ; GR[85], cit. Martonne, 1925 ; GLLF, ø d.
1867 - «A cette époque, la Durance se jetait non pas dans le Rhône, mais directement dans la mer : elle traversait le pertuis de Lamanon, près de Salon, et la Crau n'est qu'un immense cône de déjection comme ceux dont M. Surrel a si bien décrit le mode de formation dans son remarquable ouvrage sur les torrens des Hautes-Alpes.» Ch. Martins, in R. des deux mondes, t.67, 1er févr., 603 - M.C.
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