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avorté n.m. péjor.  INJURE  "fig." - TLF, cit. Sardou, 1872.
1858 - «L'avorté de 1830. Education forte, le jeune homme au bordel, l'opposition à l'abbé [...]» GoncourtJourn., I, juill., 494 (Flammarion) - CRTLF.
*1878 - «Ce ne sont pas des anecdotes mais des monstruosités d'arbitraire, de coquinerie, de mesquine vengeance, de gens crevés pour la vanité de misérables avortés, débris plus avachis que des putains.» A. Lançon, let. à Vallès, 2 nov., 199 (Delfau) - J.Q.
*1884 - «Mais vive les avortés pour la flirtation ! Ils parlent ce que les autres font ... [...] l'élite intellectuelle des avortés [...]» PéladanLe Vice suprême, 165 et 167 (Laurent) - CRTLF.
avorté p./adj. péjor.  INJURE  "fig. : pour une personne" - ø t. lex. réf. ; absent TLF.n.m. : DDL 5, 1858, Goncourt ; TLF, cit. Sardou, 1872.
1855 - «Champfleury travaillait alors au Corsaire, et nous lui devons un très-curieux portrait du rédacteur en chef de cette feuille, M. Lepoitevin-Saint-Alme. Ce vieil homme de lettres avorté (nous parlons au point de vue de la réputation) traitait les jeunes écrivains avec une rare insolence.» E. de MirecourtGozlan Champfleury, 68-69 (G. Havard) - M.C.