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autisme n.m. PSYCHOPATHOL. - TLF, GR[85], 1923, Antheaume et Claude ; GLLF, Lex.[79], 1927, Journ. de psychol.
1913 - «Bleuler a donné le nom d'autisme au fait, si marqué dans certains états morbides, de se détourner de la réalité externe pour se renfermer en soi-même et ne plus vivre qu'au milieu de ses rêves. (C'est à peu près l'équivalent de l'introversion de Jung).» Th. Flournoy, c.r. : Bleuler, in Arch. de psychol., t.13, 194 - M.C.
1913 - «En résumé, le schizophrène est un rêveur qui paraît éveillé : la seule différence entre l'état de rêve et l'état de délire schizophrénique consiste en une plus forte scission de la personnalité chez le délirant, lequel semble communiquer davantage que l'homme endormi avec la réalité, mais au fond s'ordonne plus intensément que lui à la contemplation de ses constellations délirantes, et fait de son occupation intérieure (autisme) sa vie habituelle.» E. Régis et A. Hesnard, La doctrine de Freud et de son école, in L'Encéphale, numéro 5, mai, 475 - M.C.
1914 - «Bleuler résume alors ce schéma clinique de la schizophrénie en disant que le trouble fondamental de la cohésion associative et affective se présente en dernière analyse, comme une 'tendance à se placer en esprit au-dessus de la réalité extérieure, et à s'abstraire d'elle'. C'est l'autisme du schizophrène, ou prédominance de la vie intérieure détachée du monde réel. [...] Cette conception de l'autisme rattache Bleuler non seulement à l'Ecole de Zurich mais à toute l'Ecole de Freud, ces deux Ecoles faisant consister toute Névrose comme toute Psychose dans un désintéressement plus ou moins complet de la réalité extérieure et, suivant l'expression de Freud, dans une 'fuite dans la maladie'.» A. Hesnard, Les théories psychologiques et métapsychiatriques de la démence précoce, in Journ. de psychol., 11e année, 57 et 59 - M.C.
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