BEATNIK
substantifLes beatniks ressemblent aux milliers de saints hommes manqués, pouilleux, crasseux, fornicateurs, voleurs et ivrognes qui, aux Indes, sollicitent abusivement la charité publique. Ils sont la mousse un peu triste et sale des grandes vagues idéalistes qui déferlent sur les plages de l'âme. (Le Figaro, 26 nov. 1966, (Gilb. 1971)
— Emploi adj. Civilisation, épopée, révolte beatnik.
Prononciation
[bitnik].
Étymologie et histoire
1959, 21 mai (L'Express dans Rob. Suppl. : Voici les beatniks). Anglo-amér. beatnik formé av. 1960 aux États-Unis, mot hybride créé à partir de l'adj. anglo-amér. beat « éreinté, épuisé » (forme réduite du part. passé beaten du verbe to beat « battre ») et du suff. yiddish d'orig. slave -nik (indiquant le lien d'une pers. avec une chose précise, son engagement) d'où l'emploi de l'adj. beat en arg. « foutu, paumé » dans les syntagmes concernant les beatniks : beat jargon, beat generation, beat poet (Klein Etymol. ; Webster's, s.v. beat, beatnik, nudnik).
Bibliographie
Pamart (P.). Néol. Vie Lang. 1971, n° 232, p. 370.