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BARATIN, subst. masc.
Pop. Flot de paroles généralement trompeuses, le plus souvent motivé par le désir de convaincre, de duper ou de séduire :
1. Pour faire tomber les cinquante points c'était jamais si commode! ... Y avait toujours du tirage... Même en donnant la chansonnette... en se dépensant du baratin... Ils renâclaient presque toujours au moment de douiller, ... Céline, Mort à crédit,1936, p. 447.
2. − De quels principes s'est-il inspiré pour triompher de son beau rival? − Le baratin... Il a dépensé des tonnes de salive. Le rival ne devait pas être très éloquent. Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 103.
SYNT. Sortir, placer un baratin; faire du baratin à qqn; avoir qqn au baratin; faire marcher qqn au baratin.
Rem. 1. Parad. Selon le cont., le terme peut être mis en rapp. de synon. avec mensonges, histoires, salades, bluff, laïus, bavardage, sermon, harangue, topo, etc. 2. S'emploie rarement au pluriel.
PRONONC. ET ORTH. : [baʀatε ̃]. Lar. encyclop. (cf. aussi Lar. 19e) écrit baratin ou barratin, baratiner ou barratiner.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. [1911 arg. des voleurs « portefeuille vide que la main passe à son complice, au lieu de celui qu'elle a tiré » d'apr. Esn.]; 2. [1926 arg. des voyous « bluff d'homme d'affaires, de galant, de juge d'instruction », ibid.]; 1936, supra ex. 1. Prob. dér. de barat v. baraterie (encore attesté en prov. « marché, tromperie » C. Brueys dans Mistral : Vesèn toujour pèr esperienci Pulèu lou barat èstre en sciènci Vite e facilamen aprés Que lou mestié noun es coumprés) dér. de l'a. fr. barater, bareter « tromper » (v. baraterie); suff. -in*, plutôt qu'empr. au prov. baratin « trompeur » (S. Eust. 1468 dans Levy Suppl. : Jamays non baratiey persono, ... Mas pueys que non soy baratin, Annà tot drech vostre chamin); cf. aussi Guiraud, Mél. d'étymol. arg. dans Cah. Lexicol., t. 1, pp. 65-66.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 10.
BBG. − De Gorog 1958, p. 110. − Guiraud (P.). Mél. d'étymol. arg. Cah. Lexicol. 1970, t. 16, p. 65.