| BALAIS, adj. masc. MINÉR. [Précédé toujours du mot rubis] Variété de rubis de couleur rose ou rouge violacé : − Si je lui envoyais dans un bel étui de chagrin des pendeloques à grosses perles, un collier d'or à plusieurs rangs avec fermoirs en pierreries, un bracelet en forme de serpent ayant deux gros rubis balais pour yeux!
T. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 201. − Au fig. Rubis balais. Boutons rouges dus à l'excès de boisson et apparaissant sur le nez d'un ivrogne. Rem. Attesté, au fig. dans Besch. 1845, Lar. 19e, Littré, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., DG. Prononc. [balε]. Homon. : cf. balai. Étymol. et Hist. Ca 1228 adj. balois « d'un rouge vif » (G. de Dole, Vat. Chr. 1725, fo94b dans Gdf. Compl. : Un rubi balois); début xiiies. subst. balais « pierre précieuse » (Gaut. d'Espinal, Chans., IV, 21, Brakelman, ibid. : Ensi com de Fevrier Mais Et del safir li balais, De bialté n'a nulle igance). Empr. au lat. médiév. balagius (balascius, palachius, palatius) attesté en 1225 (Arnoldus Saxo, Fin., 3, 10 dans Mittellat. W. s.v., 1318, 4) lui-même empr. à l'ar. vulg. balahš
« sorte de rubis », du nom de la province perse Balahšān (actuellement Badakhšan, pays frontière entre l'Afghanistan et le Tadjikistan), centre de production et de commerce de cette pierre. BBG. − Lammens 1890, p. 39. − Wallensköld (A.). Un cas de métathèse constante pendant la période de l'anc. fr. In : [Mél. Wahlund (C.)]. Mâcon, 1896, p. 148. |
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