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PROSCRIRE v. tr.
(se conjugue comme Écrire). XIIe siècle. Emprunté, avec influence d'écrire, du latin proscribere, « afficher ; proscrire », lui-même composé de pro, « en avant, devant », et scribere, « écrire ». 1. ANTIQ. ROM. Condamner des citoyens à mort, sans procès, en affichant leur nom sur la voie publique. Les triumvirs proscrivirent tous leurs ennemis. • Par anal. En période de troubles civils graves, prendre des dispositions rigoureuses à l'égard de certaines personnes et, le plus souvent, les condamner au bannissement, à l'exil. Les Trente, qui occupèrent le pouvoir à Athènes en 404 av. J.-C., proscrivirent un grand nombre de riches Athéniens pour s'emparer de leurs biens. Napoléon proscrivit Madame de Staël à quarante lieues de Paris. Carnot fut proscrit deux fois, sous la Convention puis sous la Restauration. • Par affaibl. Tenir éloigné de. Ils ne sont pas sincères, aussi les avons-nous proscrits de notre cercle.
2. Fig. Interdire, rejeter. La vente d'alcool aux mineurs est proscrite. Proscrire certains comportements, certaines pratiques. L'anglicisme « en charge de » est à proscrire. Impers. Il est proscrit de blasphémer.