| III. POÊLE (oê se prononce oi) n. m. XIVe siècle. Issu du latin pe(n)silis, « qui pend, suspendu », lui-même dérivé de pendere, « pendre, suspendre », dans l'expression pensilia (balnea), « (bains) chauffés par-dessous, (étuves) suspendues ». Appareil de chauffage en fonte, en fer, en faïence, etc. comportant un foyer clos dans lequel on brûle un combustible, et qui dégage de la chaleur grâce au rayonnement de ses parois. Un poêle à bois, à charbon. Par anal. Un poêle à mazout, pourvu d'un réservoir. • Le tuyau, la gueule d'un poêle. La clef d'un poêle, qui sert à en régler le tirage. Bourrer, allumer un poêle. Un poêle à combustion vive, à combustion lente. Poêle suédois, grand poêle de faïence qui occupe toute la hauteur de la pièce où il est installé, largement répandu dans l'Europe centrale et l'Europe du Nord. Par méton. S'est dit d'une pièce commune chauffée par ce moyen. C'est dans un poêle d'Allemagne que Descartes conçut les fondements de sa méthode. |
Accueil