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PINACLE n. m.
XIIIe siècle. Emprunté du latin chrétien pinnaculum, de même sens, lui-même dérivé de pinna, « plume, créneau ».
1. Vieilli. Partie la plus élevée d'un bâtiment, d'une construction. Le pinacle d'une maison. Ne se dit plus guère que du faîte du temple de Jérusalem, où Satan proposa au Christ d'être transporté, quand il le tenta dans le désert. • Expr. fig. Porter, élever quelqu'un au pinacle, le placer au-dessus de tous les autres. Être sur le pinacle (vieilli), être au pinacle, être au comble des honneurs ou de la faveur.
2. ARCHIT. Clocheton élancé, de forme conique ou pyramidale, qui sert de couronnement à un contrefort, ou qui est érigé à l'extrémité d'un fronton ou d'un gâble, dans les édifices gothiques ou de style gothique. Un pinacle d'arc-boutant. Les pinacles de la cathédrale de Reims. – ARTS DÉCORATIFS. Ornement ayant cette forme. Une cathèdre gothique surmontée de pinacles ouvragés. • Par anal. GÉOGR. Bloc de rocher saillant, en forme d'aiguille. Les pinacles calcaires des Dolomites.