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PARADOXE n. m.
XVe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin paradoxon, de l'adjectif grec paradoxos, composé à l'aide de para, « contre », et doxa, « opinion ». PHIL. Proposition qui, énonçant son propre contraire, paraît à la fois vraie et fausse ; raisonnement dont la conclusion contredit les prémisses ou qui engendre deux conclusions contradictoires. Les paradoxes de Zénon d'Élée. Le paradoxe du menteur, mis en forme au IVe siècle avant Jésus-Christ par Eubulide de Mégare, et dans lequel un menteur, confessant qu'il ment, atteste du même coup la véracité de ses dires. • Dans l'usage courant. Proposition contraire à l'opinion commune ou à la vraisemblance. Avancer, soutenir un paradoxe. Manier, cultiver le paradoxe. • Fig. Cet homme est un vivant paradoxe, n'est que paradoxe. • Titre célèbre : Paradoxe sur le comédien, de Denis Diderot (œuvre posthume publiée en 1830).