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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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BRAQUER v. tr.
XVIe siècle. Dérivé probable du latin populaire *brachitare, « mettre en mouvement avec les bras », dérivé de brac(c)hium, « bras ».
1. Diriger une arme vers un objectif. Braquer un canon, une mitrailleuse contre l'ennemi. Le voleur braquait un révolver sur la caissière ou contre la caissière. Par anal. Braquer les yeux, son regard sur quelqu'un, sur un spectacle, le fixer avec attention. Braquer ses jumelles sur la scène, sur le cheval de tête. Fig. et pop. Se braquer sur, être braqué sur, concentrer son attention et sa volonté sur quelque chose. Il est braqué sur ses examens.
2. Amener à une attitude d'hostilité, d'opposition butée, indisposer contre quelqu'un ou quelque chose. Vos maladresses l'ont braqué. Une campagne de presse a braqué l'opinion contre ce projet. Pron. Se braquer, se buter, s'obstiner dans une attitude hostile. Il se braque pour un rien.
3. Spécialt. Braquer les roues d'une voiture, les orienter pour virer. Par anal. Braquer les gouvernes d'un avion. Absolt. J'ai dû braquer complètement à droite. Cette voiture braque bien, elle a un petit rayon de braquage.