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BÂTON n. m.
XIIe siècle, baston. Du latin populaire *basto, de *bastare, « porter » (voir Bât).

I. Long morceau de bois rond qu'on peut tenir à la main et qui sert d'appui, d'arme, de hampe, et peut être utilisé à d'autres usages. Un bâton noueux, rigide. Se tailler un bâton dans une branche de cornier.
1. Servant d'appui. Un bâton ferré. Un bâton de berger. Ce bâton me servira de canne. S'aider d'un bâton pour marcher. SKI. Chacune des cannes utilisées par le skieur. • Expr. fig. Prendre son bâton de pèlerin, aller de ville en ville pour répandre ses idées. Bâton de vieillesse, personne sur qui s'appuie physiquement et moralement un vieillard. Vous serez mon bâton de vieillesse. Un aveugle sans bâton, un homme dans la détresse et sans appui.
2. Servant d'arme, ou employé pour châtier. Brandir un bâton, menacer d'un bâton. Frapper d'un bâton. Donner des coups de bâton. Donner le bâton à quelqu'un, l'en frapper. Il fut puni de vingt coups de bâton. Recevoir une volée de coups de bâton, une série de coups. Jouer du bâton, être habile à le manier ou s'en servir pour donner des coups. Par méton. Sorte d'escrime pratiquée avec cette arme. • Expr. fig. et fam. Mener quelqu'un le bâton haut (vieilli), employer avec lui la manière forte. Manier la carotte et le bâton, user tour à tour de séduction et de rigueur. Retour de bâton, conséquence imprévue d'une action qui se retourne contre son auteur.
3. Par ext. Symbole du pouvoir, de l'autorité. Bâton augural, voir Augural. Bâton pastoral, crosse d'un évêque, qui symbolise sa charge de pasteur. Bâton de commandement, que portaient autrefois les généraux d'armée. Bâton de maréchal, insigne de la dignité de maréchal de France. Expr. fig. et fam. C'est son bâton de maréchal, le plus haut poste ou emploi auquel il puisse prétendre. • Prov. Tout soldat porte son bâton de maréchal dans sa giberne, un simple soldat peut en principe atteindre le grade le plus élevé. • Spécialt. Le bâton blanc des gardiens de la paix, avec lequel ils réglaient naguère la circulation.
4. Servant de hampe. Le bâton de la croix, au haut duquel on met une croix pour la porter au cours d'une cérémonie religieuse. Le bâton d'une bannière, au haut duquel une bannière est attachée, et qui sert à la porter déployée. Le bâton d'une confrérie, surmonté de la statuette du saint patron. MARINE. Bâton de pavillon, petit mât de beaupré au haut duquel on arbore un pavillon.
5. Servant à d'autres usages. Bâton de chaise à porteurs, chacun des brancards qui servaient à la transporter. Expr. fig. et fam. Mener une vie de bâton de chaise, une vie agitée et déréglée. Bâton de tambour, s'est dit de chacune des baguettes dont on battait le tambour ou la caisse. Jouer à bâtons rompus (vieilli), exécuter des batteries de tambour intermittentes. Loc. fig. À bâtons rompus, sans ordre réglé. Une conversation à bâtons rompus, au cours de laquelle on passe librement d'un sujet à l'autre. Expr. fig. et fam. Mettre des bâtons dans les roues, entraver, retarder la marche d'une affaire en suscitant des obstacles. Ils n'ont cessé de lui mettre des bâtons dans les roues.

II. Par anal. Ce qui a la forme d'un bâton. Un bâton de craie. Un bâton de rouge à lèvres. Un bâton de cire. Le bâton d'une sucette, la petite tige en bois ou en matière plastique sur laquelle est fixée une sucette. Un bâton de réglisse, de sucre d'orge. Un bâton de dynamite. Bâton de Jacob, gâteau fourré de forme allongée. Spécialt. Trait que font les enfants qui apprennent à écrire et à compter. Il ne sait faire encore que des bâtons. HÉRALD. Cotice de largeur réduite.