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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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GÉMIR. v. intr.
Exprimer sa souffrance d'une voix plaintive et non articulée. Je l'entendis gémir toute la nuit. Gémir de douleur. Il se dit figurément des Plaintes qu'excitent la tyrannie, l'injustice, le malheur, etc. Gémir sous le joug. Gémir dans l'oppression, dans l'esclavage, dans les fers. La nation avait longtemps gémi sous le poids des impôts. Gémir sous le poids des afflictions. Il gémissait de voir triompher l'injustice. Il se dit aussi pour exprimer le Cri languissant et plaintif de certains oiseaux. La colombe gémit. La tourterelle gémit. Il se dit quelquefois figurément, surtout en poésie, des Choses inanimées, lorsqu'elles font entendre quelque bruit, quelque murmure. Le vent gémit dans les forêts. Il se dit, particulièrement, des Choses qui s'affaissent sous le poids, sous la pression d'une autre, ou que l'on suppose ne pouvoir la soutenir qu'avec effort. Il fait gémir les coussins, les coussins gémissent sous le poids de son corps. La terre gémit sous ses pas. Fig. et par plaisanterie, Faire gémir la presse, Faire beaucoup imprimer. Il se dit surtout des Écrivains qui sont plus remarquables par leur fécondité que par leur talent.