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ZÉBRURE, subst. fém.
A. − Caractère du pelage des mammifères lorsqu'il porte des rayures parallèles. (Ds Lar. Lang. fr., Lexis 1975).
B. −
1. Rayure du pelage (d'un animal). Zébrures du tigre, du zèbre. On vit d'abord s'avancer un immense troupeau de bœufs, les uns blancs, les autres roux (...), quelques-uns rayés de zébrures sombres (Gautier, Rom. momie, 1858, p. 267).Ils sont cinq autour d'elle, tous les cinq issus de la même souche et rayés à l'image de leur ancêtre, le chat sauvage. L'un porte ses rayures noires sur un fond rosé comme le plumage de la tourterelle, l'autre n'est, des oreilles à la queue, que zébrures pain brûlé sur champ marron très clair (Colette, Mais. Cl., 1922, p. 245).
En partic., au plur. ,,Lignes foncées sillonnant la partie supérieure des membres`` (Tondra Cheval 1979).
2. P. anal. Marque allongée sur une surface quelconque. Synon. raie1, sillon, strie, traînée.On y apercevait [dans la montagne] des zébrures assez profondes, qui devaient être des coulées laviques (Verne, Île myst., 1874, p. 85).Au milieu de l'admiration générale, il leva sa queue en l'air pour percuter ensuite la boule motrice afin de lui faire décrire un arc de parabole. Le coup porté, déviant de sa juste application, s'en fut sabrer le tapis d'une zébrure qui représentait une valeur marchande tarifiée par les patrons de l'établissement (Queneau, Zazie, 1959, p. 172).
En partic. Éraflure sur la peau. Elle n'avait plus de chair, les os trouaient la peau. Sur les côtes, de minces zébrures violettes descendaient jusqu'aux cuisses, les cinglements du fouet imprimés là tout vifs (Zola, Assommoir, 1877, p. 759).
Prononc. et Orth.: [zebʀy:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1846 (Besch.). Dér. de zébrer*; suff. -ure1*. Fréq. abs. littér.: 22.