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VIOLACER, verbe
Littéraire
A. − Empl. intrans. ou pronom. Devenir violet ou violacé. Il a, aux joues, du sang; aux ailes du nez, des filets de sang, qui se violacent et bleuissent dans la colère (Goncourt, Journal, 1860, p. 754).Toute ma journée s'écoule (...) à regarder (...) changer et pâlir, puis violacer au loin la montagne aux Cailles (Colette, Cl. ménage, 1902, p. 271).
B. − Empl. trans. Violacer qqc.
1. Rendre violet ou violacé. Le sang violaçait ses joues, il avait sa face d'assassin (Zola, Bête hum., 1890, p. 141).
2. Faire paraître violet ou violacé. Il y a des œillets, des tulipes, des pavots peints avec ce bonheur que le Saxe a toujours rencontré dans la représentation des fleurs frisottées (...)ne réussissant que très incomplètement la rose, qu'il dessine lourde et qu'il violace trop (E. de Goncourt, Mais. artiste, t. 1, 1881, p. 190).La haute flamme bleue violaçait son visage qui s'était refermé (Vialar, Dansons, 1950, p. 232).
REM.
Violacement, subst. masc.,hapax. Les violacements du rose d'une rose frappée de soleil d'un seul côté (E. de Goncourt, Zemganno, 1879, p. 152).
Prononc.: [vjɔlase], (il) violace [-las]. Étymol. et Hist. A. Trans. 1832 part. passé adj. avec compl. d'agent (Balzac, L. Lambert, p. 111); 1890 (Zola, loc. cit.). B. Intrans. 1846 (Besch.). C. Pronom. 1860 (Goncourt, loc. cit.). Formé sur violacé*; dés. -er. Fréq. abs. littér.: 11.