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VÊTURE, subst. fém.
A. − Vx ou littér. Habit, ensemble des vêtements d'une personne. L'inhabileté de sa vêture avait toujours fait disparaître ses faibles attributs féminins qui auraient dû saillir avec art sous un habillage bien entendu (Maupass., Contes et nouv., t. 1, En fam., 1881, p. 343).Un couple très jeune passait; elle, déjà presque élégante, avec un chapeau à la mode, et lui, un ouvrier de pas vingt ans, en cotte bleue (...). Edmond les suivit des yeux, s'acharnant à penser à ce qu'il y avait de misérable dans leur vêture (Aragon, Beaux quart., 1936, p. 247).
P. métaph. Le tapis roux de feuillage mort que ces arbres ne laissent tomber qu'au moment où ils se couvrent d'une vêture nouvelle (Maupass., Notre cœur, 1890, p. 469).
B. − RELIG. CATH. Cérémonie de la prise d'habit par un postulant à un ordre religieux. On donna à la novice, pendant son postulat jusqu'à la vêture, le nom provisoire de sœur Blandine (Jouve, Paulina, 1925, p. 158).
Prononc. et Orth.: [vεty:ʀ], [ve-]. Ac. 1694, 1718: vesture; dep. 1740: vê-. Étymol. et Hist. 1. Ca 1145 vesteüre « vêtement, ce qui sert à couvrir le corps » (Wace, Conception Nostre Dame, éd. W. R. Ashford, 1171); 2. a) 1342 spéc. vesteure « habit monacal » (Mir. de Nostre Dame, éd. U. Robert et G. Paris, 4, 1433, t. 1, p. 199); b) 1671 véture « prise d'habit (pour les religieuses) » (Pomey). Dér. de vêtir*; suff. -ure1*. Fréq. abs. littér.: 31.