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VENTRIÈRE, subst. fém.
A. −
1. Large courroie de cuir qui passe sous le ventre dans le harnais d'un cheval. Synon. sous-ventrière.Il fallait voir si tout était bien tenu, les bêtes étrillées, luisantes, les harnachements cirés, accrochés au mur, licous, brides, sur-dos, croupières, ventrières, et les housses, et les colliers garnis de leurs clochettes (Pourrat, Gaspard, 1922, p. 170).
2. Pièce de toile qu'on passe sous le ventre d'un animal et qui permet de le soutenir et de le soulever. (Dict. xixeet xxes.).
B. −
1. BÂT. Forte pièce de bois qui réunit et soutient par le milieu un assemblage de charpente (Dict. xixeet xxes.).
2. MAR. Forte et longue pièce de bois légèrement concave, placée le long de chaque bord d'un bâtiment avant son lancement. Ventrière de ber. Pour éviter une inclinaison dangereuse du navire pendant son lancement, on fixe sur ses flancs, parallèlement à la quille, deux pièces appelées ventrières, qui peuvent en cas d'inclinaison s'appuyer sur des coulisses latérales appelées couettes ce qui constitue le lancement sur couettes mortes (Marie, Dilly, Transp. mar., 1932, p. 715).
Prononc. et Orth.: [vɑ ̃tʀijε:ʀ]. Ac. 1694, 1718: ventriere; dep. 1740: ventrière. Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1160 « large ceinturon protégeant le ventre et faisant partie de l'armure » (Eneas, éd. J. J. Salverda de Grave, 5334); 2. a) 1325 « sangle qui passe sous le ventre d'un cheval » (C'est Gillon Bregier et Nikiel le Lielier, chirogr., A. Tournai ds Gdf. Compl.); b) 1382-84 « sangle que l'on passe sous le ventre des chevaux pour les tenir suspendus ou pour les soulever » (Ch. Bréard, Compte du clos des Galées de Rouen au XIVes., p. 95); 3. a) 1361 « pièce de bois qui soutient par le milieu un assemblage de charpente » (Arch. du Nord, B 14400, fo38 rods IGLF); b) 1752 « pièce de bois horizontale d'une écluse » (Trév.); c) 1792 « pièce de bois qui soutient le ventre d'un navire avant son lancement » (Rommé ds Jal1). B. Ca 1290 ventrere « sage-femme » (Gautier de Bibbesworth, Traité, éd. A. Owen, 3, p. 44); 1292 Michièle, la ventrière « id. » (H. Géraud, Paris sous Philippe-Le-Bel, Le Rôle de la taille, p. 62). Dér. de ventre*; suff. -ière (-ier*). Bbg. Quem. DDL t. 25.