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VANITEUX, -EUSE, adj.
A. − [En parlant d'une pers.] Qui fait preuve de vanité; qui est plein d'admiration pour soi-même. Synon. fat, infatué, satisfait, suffisant, vain.Seulement, pourquoi dites-vous que les comédiens sont vaniteux? (Zola, Nana, 1880, p. 1199).Puis il enserrait Florentine. Il l'avait découverte frivole, vaniteuse, nerveuse, parfois irritable, durant leur courte vie de mariage. Il la savait maintenant légère et faible, mais il ne l'en aimait que plus (Roy, Bonheur occas., 1945, p. 465).
Empl. subst. Le menteur, l'hypocrite, le vaniteux, le glorieux, le matamore, tous personnages de comédie, sont dépassés de loin par le Pharisien (Alain, Propos, 1913, p. 154).Ah! ah! Voilà la visite d'un admirateur! s'écria de loin le vaniteux dès qu'il aperçut le petit prince. Car, pour les vaniteux, les autres hommes sont des admirateurs (Saint-Exup., Pt Prince, 1943, p. 444).
B. − [En parlant d'une chose] Qui dénote la vanité. Air, chagrin, plaisir vaniteux; honte, paresse, prétention, satisfaction vaniteuse; vaniteux sentiment; vaniteuse charité, espérance, querelle. Elle lui avait dit: « Vous n'êtes pas confortable comme cela, attendez, moi je vais bien vous arranger », et avec le petit rire vaniteux qu'elle aurait eu pour quelque invention particulière à elle, avait installé derrière la tête de Swann, sous ses pieds, des coussins de soie japonaise (Proust, Swann, 1913, p. 220).
Prononc. et Orth.: [vanitø], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1735 foiblesse vaniteuse (M. de Claville, Traité du vrai Mérite, 2eéd., p. 228 et p. 229 d'apr. Trév. 1752); 1771 homme vaniteux (Trév.). Dér. de vanité*; suff. -eux*. Fréq. abs. littér.: 405. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 323, b) 396; xxes.: a) 791, b) 757.
DÉR.
Vaniteusement, adv.De façon vaniteuse; avec vanité. Un homme de mauvaise vie et riche vient de crever. Funérailles de première classe avec un déploiement de faste inouï. Tout le monde court à l'église pour voir ça. Amertume de penser qu'avec une partie de l'argent répandu vaniteusement sur cette charogne, nous pourrions être délivrés! (Bloy, Journal, 1903, p. 187). [vanitøzmɑ ̃]. 1resattest. 1773 (L. S. Mercier, Du Théâtre, 1 ds Quem. DDL t. 28), rare av. 1831 (Balzac, Peau chagr., p. 210): de vaniteux, suff. -ment2*. − Fréq. abs. littér.: 10.
BBG.Gohin 1903, p. 253 (s.v. vaniteusement). − Quem. DDL t. 25 (s.v. vaniteusement), 28 (id.).